Ingrid et l'agent d'accueil

Elle passait si furtivement et sans me regarder qu’elle n’appartenait qu’à mon fantasme. Elle paraissait si grande, pour moi qui suis déjà très grand. Dix choses à faire et pas le moindre intérêt pour le jeune hôte d’accueil que j’étais. Elle portait quotidiennement des vestes de tailleur, des chemisiers blanc, des jupes courtes et des collants foncés. Il est vrai qu’elle avait la peau blanche mais qu’-est-ce que j’aimais ses jambes et la voir venir s’affairer sans remarquer mon existence.

Je travaillais face à une sortie d’ascenseur, un grand bureau devant moi, un espace qui m’appartenait, un téléphone et un pc, et des bureaux dont j’ignore encore à ce jour quel configuration ils ont, à gauche et à droite une petite salle d’attente. Moi je répond au téléphone et j’indique à un tel que un tel est arrivé, qu’il va le recevoir sous peu. Les gens me paraissent tous grand d’ici. Je me sens dominé, pas dans le sens excitant du terme. Et puis elle, elle bossait au RH, elle montait à mon étage de temps à autre de manière furtive, pressée et jamais souriante, et pourtant je la trouvais belle. Cheveux chatain lisse, chignon oblige, les yeux marrons, un visage fin, des lèvres plutôt pulpeuses, une nuque toujours dégagée donc, des hanches magnifiques et des beaux seins semblaient attendre sous ses chemisiers. Et quand je rêvassais, c’était moi que ses seins attendaient.

Rien de plus vraiment qu’un fantasme. Cette femme avait l’air d’avoir réussi, la trentaine et moi la vingtaine à peine passée. Je ne pouvais pas imaginé côtoyer une femme comme elle à l’époque. Et puis un jour…

Le responsable des RH me demande de passer le voir. Un mec sympa. Je n’avais pas trop l’occasion de passer à leur étage. J’entre dans son bureau, quand elle entre juste après moi pour interrompre une conversation qui n’avait pas commencée. Elle lui adressa un mot sur un sujet dont je me fichais complètement, et partie m’ignorant complètement. Je vis mon responsable, c’est sans me rappeler bien sûr pour quelle raison j’étais là au juste. Puis je sortais de son bureau, le long du couloir des portes ouvertes, je regarde les gens travailler espérant croiser le regard de « la femme »… Et je fût exhaussé, elle portait une paire de lunette qu’elle n’avait pas d’habitude, le regard se posa doucement dans le sien, à on bureau, elle m’a regardé… elle était au téléphone… elle a tiqué… elle a demandé à son interlocuteur de répéter… J’ai souris… puis j’ai continué mon chemin… Regrettant instantanément mon sourire. Puis arrêté à l’ascenseur pour l’attendre, je la vois s’approcher et me rejoindre. Elle porte des talons et malgré cela, elle est légèrement plus petite que moi, et donc elle encore très grande. Et pour la première fois elle me regarde sous cet angle, et pour la première fois elle me sourit. L’ascenseur arrive.

Nous entrons tous deux et son odeur m’enivre. Loin de stresser, je jubile et je plane. Puis elle s’intéresse à moi. « Vous vous plaisez ici ? » « Oh oui » répondis-je naïvement. Et deux trois banalités, mais c’était déjà ça. Et puis la sortie de l’ascenseur, retour à ma place. Et puis elle s’affaire comme d’habitude et croise son collègue.

« Tiens, tu pourras transmettre ce dossier dés que tu auras finis le rapport ? »
« Oui bien sûr, je te le descend ? »
« Non confie le à … ? »

Elle me regarde : « Raphaël »
« Confie le à Raphaël, il me le fera suivre… moi c’est Ingrid ».

Ingrid… a repris l’ascenseur et m’a sourit quand les portes se sont refermées, elle a sans doute regretté son sourire…

A suivre.

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On attend la suite avec impatience…

Très bon début qui laisse imaginer une belle suite

Très joliment écrit avec les maladresses traduites en mots. Tu nous immerges dans ses emotiona et j’adore ça !!!

Très bon début, j’attends la suite ^^

Ce qui m’a le plus réjouis sur ces quelques échanges, c’est que j’ai dû paraître assez décontracté et sûr de moi. Je pense que c’est en partie du fait que j’avais l’impression que je lui plaisais, que peut-être… je pourrais être un objet de fantasme pour elle. Ce sentiment m’a occupé toute la soirée. Et de manière curieuse, ça a ressurgit ailleurs. J’étais à l’époque célibataire et je sortais d’une longue relation, je cherchais en vain à séduire. C’était un peu pathétique. Et puis peu de temps après cet épisode, je suis sorti. Et j’ai rencontré cette fille, une petite brune très mignonne et très sympa. C’était lors d’un concert et nous avons parlé en tout 7 ou 8 minutes, puis nous sommes sortis et avons convenu de rentrer. Nous n’habitions pas loin l’un de l’autre, je la raccompagne en bas de chez elle, échangeons quelques mots et puis « si nous prenions un verre un de ces 4 », « ok » et nous nous sommes fais la bise. J’ai senti ma main me serrer le bras puis j’ai souris et m’en suis aller.

J’étais plein d’assurance et finalement ne pensais qu’à Ingrid, et en même temps je la voulais elle aussi mais imposait mon rythme. Je sentais que je venais de louper une fenêtre mais je m’en moquais, c’était mon rythme.

Et puis je suis retourné travailler le lendemain. Ingrid me croise en gros deux fois par jour pas plus en moyenne. Chaque fois ponctuée de jolis sourires. Quelques textos échangés pendant la journée avec ma petite brune : au fait elle s’appelle Camille. Et un rendez-vous pris samedi soir, car le vendredi je finis tard, vers 21h.

Vendredi 20h53.

Ingrid sort de l’ascenseur.

« Raphaël, j’ai besoin de ton aide, peux tu me taper rapidement un document pour moi, j’ai 5 minutes pour l’envoyer à… » Je ne sais qui. Et je vais de toute façon vous épargner les subtilités de l’activité de cette entreprise. Bien sûr j’accepte et bien sûr je finis plus tard que prévu. Ingrid était redescendu à son étage. Puis 21h15… Ingrid remonte.

« Merci tu m’as sauvé la vie ».

Il est tard et je suis presque sûr que nous sommes seuls dans les locaux. J’adorais cette ambiance d’entreprise vide et ça m’a toujours donné envie de faire un peu n’importe quoi, de m’approprier les lieux à ma guise. Et elle est là. La seule personne présente.

« De rien… Bon il se fait tard, je dois fermer… » Dis-je alors que je n’ai qu’une envie de la prendre ici dans les locaux.

« Oui… pardon… bien allons-y ».

Nous sortons ensemble du bâtiment. Sortir côte à côte avec une femme comme elle donne beaucoup beaucoup de confiance, l’ego est à bloc. Elle dis : « Ecoute, c’est mon anniv aujourd’hui, je te paye un verre ».

Complètement stupéfait, je dis « … Ok… avec plaisir… »

A suivre.

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Oh oh … on est impatient

oui la suite avec plaisir

Dans cet espace mondain, les rapports changent. Je ne me sens plus le petit jeune de l’accueil. Je me sens le beau jeune homme accompagné d’une superbe femme. Ingrid déguste son cocktail baissant la tête et suçotant sa paille, ses cheveux attachés en bataille derrière sa tête remuent et lui donne une attitude animal. Elle lève les yeux et sourit.

« Bon anniversaire alors ! » Dis-je.
« Alors en fait… c’est pas mon anniversaire, je disais ça pour que tu te sente obligé de me suivre ».

Il ne m’effleure même pas à l’idée que ça peut paraître trop bizarre. Je me dis plutôt que je lui plais au point qu’elle agisse irrationnellement. Puis elle poursuit…

« Désolé, tu dois avoir d’autres choses à faire… tu es jeune, tu as sans doute une copine qui t’attend… »
« Et bien… en fait non, t’inquiète pas c’est pas grave, je comprend »
« Tu ne vois personne ? vraiment ? un beau jeune homme comme toi ? »

Son insistance est flagrante, plus je sens que je lui plais, et plus je me sens en confiance, au point de ne pas avoir envie de lui mentir.

« Non c’est vrai, je n’ai personne… bon j’ai rendez-vous demain avec cette fille mais, il ne s’est encore rien passé »
« Ah ! je me disais ! Alors raconte… Elle te plait ? »
« Oui bien sûr, après je la connais à peine, je verrai demain, si le courant passe, c’est juste un rencart »
« Mmm, d’accord… je vois… et si elle t’ouvre les draps, tu en profites… »

Elle sourit et me fait un clin d’oeil… Là je la regarde un instant et réfléchis à la tournure de la discussion, je ne lui mentirai pas d’accord mais je ne manquerai pas de pudeur pour autant.

Je rétorque, bien qu’il ne semblait n’y avoir aucun reproche…
« Et bien, oui, si l’on s’entend bien et qu’il se trouve que je lui plais, qu’elle en a envie… oui bien sûr j’en « profiterai » sans aucun doute, il n’y a pas de mal à ça »
« Oh bien sûr ! Je disais ça comme ça ! Je me demandais juste si c’était un plan cul pour toi ou… »
Je la coupe, un peu agacé.
« C’est à dire encore une fois que je ne la connais pas… et puis plan cul… enfin ça marche pas comme ça… »
« Pardon pardon… j’ai compris… »

Elle aussi semblait agacée, c’est en train de tourner au vinaigre cette histoire. Je récupère ce que je peux récupérer.

« Et toi alors ? Tu as quelqu’un ? »
« Si j’invite l’agent d’accueil à boire un verre c’est que j’ai personne… » répond-elle sèchement… avant de se reprendre… « Je… pardon c’était pas ce que je voulais… désolée »
Je souris… je m’approche d’elle et lui souffle à l’oreille… « Tu sais quoi ? C’est l’agent d’accueil qui t’offre le prochain verre ».

J’emporte nos verres vides et en ramène des pleins et l’attaque de front.
« J’ai du mal à croire qu’une femme aussi belle ne voit personne, même pour le cul » Je souris, elle fait une moue entre le sourire et la vexation…
« C’est de bonne guerre… et bien niveau sentimental c’est zéro et niveau cul disons que c’est pas loin de zéro… »
« Mais c’est pas zéro… »
« Non c’est pas zéro… »
« Alors raconte… » insistais-je.

Un sourire, un long temps d’attente…
« Je ne pensais pas raconter ma vie sexuelle ce soir à un agent d’accueil »
« Je ne pensais pas parler cul avec ma responsable »
« Je ne suis pas ta responsable jeune homme »
« Oui enfin… tu es la plus canon de la boîte alors… j’ai fais de toi ma responsable »
C’était pas si drôle mais ça l’a fais rire…

« T’es trop mignon toi… je vais te dire, je te raconte qu’à la seule condition que tu me racontes ta soirée de demain en détail… c’est d’accord ? »

J’étais parti dans mon esprit sur un programme différent, je me voyais rentrer avec elle et annuler mon rendez-vous du lendemain… Mais bon… ça ne coûte rien de promettre (oui je sais c’est pas joli… mais j’ai tenue ma promesse)

« Ok, je te raconte dés lundi »

Elle me regarde, son sourire est vraiment séduisant, ça lui fait plisser les yeux qu’elle a brillant… Elle se lance…

« J’ai rencontré un mec, plus âgé, genre 45 ans, et en fait… je… enfin… c’était il y a peut-être trois semaines… et en fait… il me plaisait tu vois… mais il faut bien le dire, j’avais surtout besoin d’un peu d’affection quoi… (elle éclate de rire)… c’est ridicule, excuse-moi… »
« Non ça va t’inquiète, c’est humain, continue »
« Et bien on passe une soirée ensemble et on rentre chez lui et finalement, il n’a pas vraiment voulu me toucher, il voulais juste… il voulais juste regarder… Voilà »
Je reste un peu sur ma fin… Je relance…
« Voilà quoi ? »
Elle pouffe encore…
« Non je peux pas… »
« Allez… quoi il voulait regarder et tu t’es tiré ? »
Elle secoue la tête de gauche à droite…
« Ah non non…ben il m’a regardé et je l’ai regardé… »
« Regardé ? »
« Oui regardé! tu veux que je te fasse un dessin ? »
J’ai un léger mouvement de recul… « Oooohhhh regardé… » puis j’éclate de rire… Je rajoute…
« Oui c’est pas loin de zéro en effet »
Elle met son visage entre ses mains…
« Non mais tu vois le tableau ! reprend-elle, ça fait un an et demi que j’ai pas baisé et je tombe sur un mec qui veut pas se salir les mains… bref… voilà »
On rit ensemble cette fois, je me dis un an et demi… Elle continue…
« Tu as intérêt de me raconter demain, et t’as intérêt de conclure ! »
« Je vais faire de mon mieux… et du coup le mec tu ne l’as pas revu ? »
« Beeennn… si… Enfin on as discuté plus tard dans la soirée et il m’a expliqué qu’il arrivait pas à… enfin tu vois, mais qu’il prenait du plaisir comme ça. Il est marié, avec sa femme c’est pareil, il aimerait la voir avec un autre homme mais elle refuse… Alors il cherche des maitresses qui seraient susceptible d’accepter »
« Et tu l’as envoyé sur les roses »
« Et bien… en fait… non pas vraiment… »
Je suis surpris…
« Tu as accepté ? »
« Pas exactement mais j’ai dis que je réfléchirais… Qu’est-ce que tu veux que je te dise, il m’a touché ce type… enfin pas vraiment… »
On éclate de rire tout les deux, elle se reprenant doucement…
« Oh ça va ! Tu comprends. Il est super gentil, très séduisant malgré un peu d’embonpoint, et honnêtement ça ne me rebute pas tant que ça. Il ne me propose pas un gang bang non plus ! »
« Et que vas-tu lui répondre ? »
« Ben le truc c’est qu’en un an et demi, c’est un peu le seul mec que j’ai trouvé, alors maintenant faut que j’en trouve un autre qui me plaise, à qui je plaise, et qui soit d’accord pour que pépère nous matte… c’est quand même compliqué… »
J’acquiesce d’un mouvement de tête. Elle reprend.
« Alors on s’est vu la semaine dernière, et je lui ai dis ça. Il était heureux d’en avoir trouvé une assez cruche pour accepter mais a bien dû admettre que ça allait être compliqué… On en est là »
Je réfléchis un instant…
« Mais Ingrid… en fait, tu n’as pas zéro sentiment ? Pour te prendre la tête à ce point… Je veux dire, tu l’as dis toi même, tu pourrais en trouver un qui te plait et à qui tu plais, mettre fin à la diète sans compliquer l’équation avec un voyeur… »
Elle me regarde agacée…
« Tu sais que tu es énervant… fallait que je tombe sur un intellectuel… »
Rires…
« Oui bon, il me plait et je suis un peu… voilà… je l’aime bien… »
Et d’un coup en plus du désir j’éprouve beaucoup de tendresse pour elle… Elle reprend…
« Et sinon toi ? ta diète elle dure depuis combien de temps ? une semaine ? »
« Haha… et bien non, ça fait trois mois, c’est pas autant que toi mais ça me manque aussi… »
« Ah oui ? et c’était comment ? aussi pathétique que moi ? »
« Alors d’abord tu n’es pas pathétique, et puis ben c’était assez banal, je sors d’une longue relation, on a rompue il y a six mois. Et je sortais un peu la tête de l’eau, il fallait que je trouve un boulot, que je me reprenne en main, et j’ai croisé le chemin d’une copine de lycée, on s’est revu et avons couché ensemble une fois, c’était tellement banal que nous ne nous sommes même pas revu ensuite. »
« Ok… alors tu es plutôt du genre intello et pas vraiment le don juan qu’on pourrait croire… Cette longue relation ? »
« Ma première, ça a duré 8 ans… »
« Vous étiez bébé ? »
Je ris.
« Presque… j’ai l’air d’un don juan que parce que je te plais… je suis loin d’être un séducteur… »
« Hummmm peut-être… »
Elle ne cherche même pas à nier, en même temps elle me plait aussi. Je reprend…
« Et toi ? Ton passé ? »
« Moi ? Je me suis marié et j’ai divorcé il y a deux ans, c’était mon amour de lycée, et donc comme toi ou presque, six moi après ma séparation, j’ai croisé un mec mignon, on a couché ensemble et je pensais que c’était le début de quelque chose et en fait c’était… rien… mais c’est pas plus mal, je me serais fait du mal pour rien… »

Nous échangeons un long regard… Puis elle rompt la magie…
« Bon ! Il est tard et je me suis un peu trop confié collègue. Alors tu oublies tout ça d’accord ? Et puis on partage un taxi ? »
« Alors l’agent d’accueil va rentrer à pied c’est plus sain et moins coûteux… Rentre bien… »
« Merci… et au fait, tu me dois le récit de ton samedi soir, n’oublie pas… »

Je la regarde monter dans son taxi. Les sentiments se mélangent : désir tendresse amitié… Je viens de faire une vraie rencontre.

A suivre.

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Super texte, vivement la suite

Ingrid occupa mon esprit tout le week end. Sa relation avec cet homme étrange, marié, compliqué… Comment était-ce possible ? Une femme aussi sublime.

Je rejoins ma petite brune. « Coucou Camille ». Petit resto et quelques verres, des conversations vraiment super sympa… et elle m’invite chez elle…

Je découvre que ce n’est pas une légende. Soit distant et désintéressé, et très intéressé par les conversations et tu finiras dans son lit. Déjà sur son canapé, je l’embrasse, elle m’embrasse, je sens son corps se mouvoir sous mes mains… Je suis excité et elle aussi… Puis le désir de tout foutre par terre… La peur de bien faire… le stress de l’inconnu, de la nouvelle conquête… Pfff bah en fait je sais pas c’est quoi le problème…

« Hmmm Camille… il faut que je te dise… J’ai… j’ai quelqu’un en tête… je pense à une autre… »

Camille s’écarte…

Lundi matin, Ingrid : « Salut tombeur… ». Ok… Au bureau, c’est un peu gênant. Elle ne se permettra plus cette familiarité, juste un mot soufflé à la volée… « Dis, on se rejoint comme vendredi ? » Bien sûr que c’est oui. Bordel, ce qu’elle est belle…

La journée fût longue, je ne vous le cacherai pas. Et puis cette promesse… Elle est maintenant assise devant moi, à une table, le bar est bien plus vide et l’ambiance bien plus terne… Et notre tête à tête bien plus intime. Nous commandons… Les consommations pas encore servies, et donc l’alcoolémie toujours nul, Ingrid s’impatiente…

« Alors Don Juan, ce samedi soir… Tu as promis »
Je souris… « Tu prend goût au voyeurisme on dirait ? »
« Je vis ma vie par procuration désormais vu que ma quête est perdue d’avance… allez raconte… »
Alors je raconte et je raconte tout… Jusqu’à ce moment gênant où je ne me vois pas lui dire que je pense à elle quand je suis avec une autre… Pourtant je suis prèt à faire ma déclaration d’amour mais lui dire cela… non… Je mens :« Je lui ai parlé de mon ex alors que nous nous embrassions… »

Ingrid fronce le regard, presque offensée… « Mais… pourquoi ? »
« Je sais pas je pensais à elle c’est tout, je voulais être honnête… »
Elle me méprise du regard… « Ok… et ensuite »
J’interromps la discussion… « Ingrid, je sais pas ce qui m’a pris, c’était con… j’ai juste… je sais pas… je sais pas encore faire semblant pour arriver à … enfin je te jure que … »
Elle sourit soudainement et éclate de rire… « C’est quoi ce plan, on dirait que tu viens de me tromper… tu l’a baisé ou pas ? »
« ben oui… »

Je reprend le récit où je l’ai laissé et sans mentir cette fois…
Camille m’a regardé, à ce stade elle était en jean et soutien gorge, j’avais tellement envie d’elle mais je ne savais pas pourquoi je lui avais dit ça… Elle a répondu :
« Hmmm tu sais je viens de rompre moi aussi alors… »
Elle a posé une main sur mon torse et glissé jusqu’à ma braguette…
« Je ne pourrais pas penser à autre chose quand j’aurai ta bite dans ma bouche… mais toi tu penseras à qui tu veux… »
Ces mots mon presque fais sauter ma braguette…
« Et puis peut-être que quand tu me prendras en levrette, j’aurais une longue pensée pour mon ex, puisque c’est comme ça qu’il me prenait le mieux… »

Lui racontant ce récit avec ces mots, je la sens interdite, elle ne pensais sans doute pas que je lui parlerai si franchement. De mon côté, ressassant cette scène, je n’avais pas l’habitude d’entre une fille me parler comme ça… Ingrid en voulait encore…
« Et elle t’a… »
« Oh oui… C’était trop bon… »
« Et tu pensais vraiment à elle ? »
« … Oui… »
« Et après ? »
« Après un long moment… elle s’est levé… a sourit… s’est mise toute nue… et s’est dirigé vers la chambre… Je l’ai suivi en me déshabillant maladroitement… Elle s’est mise à quatre pattes, puis m’a dit…« Soit pas trop jaloux… » et je l’ai… prise… »
Ingrid me regarde fixement, attendant la suite mais elle se rendais compte que je n’irai pas au bout du récit… Elle esquisse un grand sourire puis secoue la tête…

« Ok… waaaoh… merci… C’était… tu as… »
Elle rit… je me demande…
« Quoi ? » je souris…
« Non rien désolé… on se connait pas, on bosse ensemble… c’est peut-être un peu trop… enfin tu vois… C’est… inapproprié »
"Oui sans doute… "répondis-je…« Mais je te devais bien ça, toi aussi tu m’as raconté… »
« Oh là oh là ! Oui je sais bien, n’en parlons plus » m’interrompit-elle… « Bon on se voit demain ? »
Elle se leva, sorti et les consommations arrivèrent…

Il y a sans doute eu un moment d’égarement quelque part entre vendredi et ce lundi soir qui partait pourtant bien… un texto : « Coucou toi, j’ai envie de te voir, tu es libre ce soir ? » Camille. Je pensais la faire fuir et conquérir Ingrid, c’est l’inverse qui s’est passé…

Je rejoins Camille… Elle me saute au coup, elle est toute petite…
« Camille, il faut qu’on discute, ça ne te fait rien que je cours après cette fille ? »
« Bof… ça me dérange pas »
« Je vais tout faire pour la séduire tu comprend ? »
« Oui j’avais compris oui… Hey détend toi, on s’est vu un soir, tu as aimé ? »
« Oui… oui bien sûr, mais je ne veux pas que tu t’imagines… »
« Non mais détend toi putain ! on se voit si on a envie, on baise, on s’amuse ?! Le soir où on s’est rencontré tu étais moins chiant… »
Je ris, et ne dis rien… sauf « désolé… » Et elle « Lèche moi la chatte… »

Camille me faisait relativiser et prendre conscience que les relations hommes femmes pouvaient prendre bien des formes, novices que j’étais je l’ignorais, j’ai eu beaucoup de chance de tomber sur elle… Et j’ai adoré lui lécher la chatte ce soir là…

A suivre.

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Très belle suite , cette Camille est terrible !!

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Sourire…bah oui le sexe est un merveilleux exutoire. Quand deux adultes sont consentants pour ne vivre que l’instant, l’honnêteté n’empêche pas de profiter et de « baiser »
Joli texte :wink:

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Retour à une relation de travail terne et très quotidienne avec Ingrid, alors qu’à intervalle de deux ou trois jours, je voyais Camille. Établis que cette relation était basé sur le sexe, j’abandonnais mes confidences et mes remords, Ingrid m’ignorant complètement désormais, comme avant, je n’avais plus à réfléchir, une fille qui ne cherche que la baise : je comprenais que ça me plaisait, et me disais que ça ne devait pas être si fréquent. Et pourtant, en l’absence d’une once d’espoir avec Ingrid, je vivais nue relation sans saveur avec Camille.

Peut-être une dizaine de jours auront suffit. Un matin, je me réveille chez Camille. Je me lève, nous nous croisons dans la salle de bain, nus elle et moi. Nous passions nos soirées à baiser puis un film et au lit. Finalement d’une banalité affligeante. Un regard fatigué, puis elle me passe sous le nez, je regard son cul s’éloigner, j’en ai bien profité… Et mes allures de demi molle matinale m’ont sans doute rendu moins charmant qu’à l’accoutumée… Et puis la veille, je l’ai laissé me sucer pendant de longues minutes pour enfin bander, et dés qu’elle sentis dans sa bouche la raideur suffisante, elle s’est précipité sur moi pour me chevaucher et se débrouiller pour atteindre l’orgasme le plus vite possible, ce qu’elle savait très bien faire. Quant à mon orgasme, je crois que je m’en serais passé s’il ne m’avait pas paru indispensable de jouir pour lui montré qu’elle me fait de l’effet… Je la retournais et le plaquais contre le lit de mon poids pour la prendre dans ma position favorite, et prenant alors mon plaisir seul et au fond d’elle, me lâcher…

Les relations ont donc un carburant, qui s’épuise, plus ou moins vite… A peine arrivé au taf, c’est vendredi, j’espère passé un week end tranquille mais je pense finir chez Camille, ne serait-ce que par politesse. Bordel, c’est la première fois que j’ai une relation basée uniquement sur le sexe et je m’en lasse à une vitesse record. En même temps, il aurait peut-être fallu que je rentre chez moi après les nombreux coïts, ou alors qu’ils fussent moins nombreux… Puis un texto de Camille : « Écoute je sais, c’est pas très classe mais on pourrait peut-être arrêter de se voir un temps, on se rappelle, j’ai besoin de me recentrer un peu. Désolée… Bisou ».

Et ma réaction : un sourire… Et là, la vie est quand même trop étrange… Ingrid sort de l’ascenseur… Et elle me dit : « Pourquoi tu souris comme ça ? » et surtout, elle… sourit…
« Pour rien… »
« Ok… dis-moi, je peu prendre ton numéro de téléphone, demain j’organise un apero avec les collègues, ça te dit ? on fait ça chez moi… »
Je la regarde un instant… je me dis mais qu’est-ce qui se passe ?
« Euh… oui bien sûr. » Et je lui donne.

Elle part et ma journée s’annonce radieuse. Et je ne suis pas au bout de mes surprises…

Comme chaque vendredi je finis seul dans les locaux, voilà deux semaines que j’ai passé cette soirée avec Ingrid et voilà 7 heures que je ne pense qu’au lendemain. Et puis 5 minutes avant de finir, Ingrid sort de l’ascenseur, son tailleur, sa jupe, son chemisier, ses lunettes, ses yeux, tout brûlait en moi de la voir surgir ainsi.
« Salut, alors comment ça va ? ces derniers temps, on ne s’est pas beaucoup parlé »
En effet…
« Merci ça va et toi ? »
« Pas mal, tu vois toujours ta… copine ? »
Elle contourne le comptoir d’accueil, et s’assoit sur le bureau, ou plutôt s’appuie dessus, je suis encore dans mon fauteuil, j’ai jamais été aussi près de son corps…
« Camille ? Non, ça n’allait nulle part »
« Oh ? » Elle sourit.
" Et toi ?" demandais-je.
« Oh ben moi… c’est toujours pareil… » Elle sourit… « Je sais pas ce qui me prend avec ce mec… je te jure. Donc Camille n’a pas aimé ton histoire d’ex copine ? Ah là là, ça t’apprendra à trop t’ouvrir »
Je me lève, je passe près d’elle, face à elle…
« ça c’est sûr, j’apprends énormément en ce moment… C’est pas très grave, c’était que pour le sexe de toute façon »
« Et alors ? Le sexe c’est important non ? » Réagit-elle brusquement…
« Oui bien sûr… non mais je veux dire… »
« Mais tu l’a pas largué pour ça quand même ? » me coupe-t’elle.
« Alors c’est elle qui m’a largué et puis qu’est-ce que… Je fais ce que je veux… » Je la regarde, conscient que cette réplique me donne un air ado un peu attardé… Je quitte mon poste, elle se lève et me suis derrière moi et dit :
« Je peux te dire que le manque de sexe je le vis en ce moment et c’est pas super marrant… »
Je sais pas quoi répondre, j’avance d’un pas et m’arrête, elle me rentre dedans, je sens ses seins, sur mon dos, elle recule et je me retourne… Je dis :
« Ça te manque à ce point ? »
Elle secoue la tête… Je la saisi par la taille et l’embrasse… Ses lèvres s’ouvrent, mes mains pressent… Ses fesses se pétrissent contre mes paumes…Et la revoilà sur le bureau… sans avoir pu dire quoi que ce soit, ni fait quoi que ce soit… Elle se retourne, son cul contre mon bassin… Elle « vas-y prend moi tout de suite »… Je soulève sa jupe, baisse son string, son cul superbe et son sexe entre ses cuisses à ma porté, offert… j’ai sorti mon sexe et lui ai enfoncé fort dans la chatte, elle était brûlante et profonde… Elle s’est mise à crier, très expressifs « Oh oui !!! Oh putain !! Baise-moi !! » Et je l’ai baisé sur le bureau d’accueil ou je travaille tous les jours…

A suivre.

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Le sexe sans âme n’est que mécanique…c’est notre cerveau qui baise, sourire !
Et bien ça devient sympathique, très belle bascule.