Les saisons de New-York : Partie 1 : ETE

Pour illustration, voici mon inspiration pour le personnage d’Amber

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Très belle illustration de ton texte qui est très plaisant à lire

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Très sympa comme toujours

Chapitre 10 - Partie 2

Samedi 8 Septembre

Amber commande un Spritz et Eric a rhum ambré avec deux glaçons. Une fois le serveur partit, leurs regards se replongent l’un dans l’autre. Amber finit par le décrocher, prenant à nouveau une grande inspiration en faisant gonfler exagérément sa poitrine.

— Je vais vous dire la vérité mais à la condition que vous ne vous moquez pas.

La jeune femme croise les doigts devant elle et commence à se frotter les ongles, elle s’apprête à s’exposer et appréhende visiblement la réaction d’Eric.

— Je venais de finir le lycée, j’avais dix-neuf ans et je rêvais de devenir une actrice mondialement célèbre. Dès le début de l’adolescence, j’ai compris que mon physique serait un atout. Je faisais partie de l’équipe des pom-pom-girls, du coup j’avais déjà l’habitude de jouer un rôle, d’être mise en avant. Du coup, afin de réaliser mon rêve, j’ai quitté la maison de mes parents au Nebraska pour m’installer à LA pour trouver des castings. Je me suis trouvé un petit studio et un petit boulot alimentaire en me disant qu’en six mois, j’aurais trouvé une agence et que j’allais percer… Je n’ai eu aucun rendez-vous, je n’avais pas conscience que le physique ne suffisait pas, que je me retrouvais en compétition avec des filles aussi jolies que moi mais qui ont fait du théâtre au lycée ou qui ont joué dans plein de films amateurs. Puis à force de poster des photos de moi sur des sites de castings, j’ai commencé à être contacté.

Eric écoute attentivement l’histoire sans rien dire.

— J’imagine que ce n’était pas ce que vous attendiez.

— Pas vraiment, j’ai été contacté pour faire du porno. En deux semaines, j’ai dû recevoir une dizaine de propositions avec un salaire pour une journée équivalent à mon salaire mensuel. Au bout d’un an, j’avais épuisé toutes mes économies et la situation ne s’améliorait pas, j’étais au fond du trou et je ne disais rien à mes parents par fierté. Je me suis résigné à reconsidérer les offres et à détruire la moindre chance que j’avais de réussir en me lançant dans le porno.

— Ça a dû être horrible d’en arriver là.

— Vous n’avez pas idée, le matin en me « préparant » sous la douche, dit-elle en faisant les guillemets avec ses doigts. Je revoyais tous ces mecs au lycée qui se disait amoureux de moi alors qu’il avait juste envie de me voir nue et de me baiser. J’ai toujours refusé et là j’allais leur offrir mon corps à volonté. Je suis arrivé en avance à l’agence et du coup, j’suis allé dans le commerce juste à côté : une librairie et votre livre était en évidence : « S’adapter ! Ou comment changer sans se renier »

Le serveur apporte les verres. Amber se jette dessus et aspire grâce à la paille une grande gorgée de son cocktail. Eric ne dit rien afin qu’Amber continue son histoire.

— J’ai commencé à le feuilleter, à lire certains passages. Je n’ai pas vu l’heure passé et j’ai raté le casting. J’ai acheté votre livre et je l’ai dévoré en trois jours. Je me suis questionné sur la meilleure façon d’accepter mon échec de devenir une célèbre actrice et d’affirmer mon refus de faire du porno. J’ai compris que je voulais me mettre en avant, mettre en avant mon physique sans pour autant tout montrer. J’ai donc commencé à suivre vos conseils, commencez petit pour y aller par étape… Les écoles de stylistes ont besoin de mannequins pour présenter leurs œuvres, j’ai commencé ainsi. Pour des filles qui avaient besoin d’un modèle pour publier leurs créations et petit à petit, j’ai eu assez d’argent pour en vivre et pour améliorer certaines choses.

— Et maintenant, vous êtes modèle photo pour des magazines féminins nationaux. Quel parcours et belle réussite. Et donc vous souhaitiez me rencontrer pour quelle raison ?

— Ce qui vous écrivez et ce que vous dites dans vos conférences me parlent énormément, jamais un homme n’a semblé me comprendre autant que vous. En face de moi, les hommes ne pensent qu’à me baiser et que je dois être une fille facile.

— On ne peut pas avoir un corps magnifique sans provoquer le désir de le posséder d’une certaine façon.

— Je ne dis pas le contraire, et je ne cache pas que j’aime le mettre en avant et même en jouer. Par contre je ne cède pas facilement.

— Vous êtes très exigeante ?

— Oui, si je vous dis que ça fait deux ans que je n’ai pas baisé, je suis sûr que vous ne me croirais pas.

Son vocabulaire devient plus familier, l’alcool fait son effet et la désinhibe.

— Difficile à croire, en effet.

— J’ai enchaîné les pseudo-stars de la télé-réalité ou d’autres mannequins en relation plus ou moins sérieuse et je me suis toujours senti différente et pas assez épanouissant. Y a deux ans, le mec avec qui je sortais avait trente-cinq ans et il a été exclus du casting de l’émission de télé-réalité car il était devenu trop vieux et le public ne s’identifiait plus à lui. Il a fait une dépression et a pris vingt kilos en quatre mois… Ça m’a fait un électrochoc ! J’ai compris qu’un jour où l’autre ça m’arriverait aussi et avec un amie styliste, on a monté notre propre boite de lingerie. Ça m’a pris beaucoup de mon temps et j’ai arrêté de me compliquer la vie avec des relations toxiques qui ne servent à rien. Et ça, je l’ai compris grâce à l’une de votre second livre. J’ai mis du temps à réaliser que les deux livres qui m’ont permis d’améliorer ma vie ont été écrit par le même auteur.

— Vous vouliez donc me remercier ce soir-là ?

— A la base oui…

— C’est-à-dire ?

Amber se réinstalle dans sa chaise, replacent sensuellement ses cheveux, prenant le verre dans sa main pour amener la paille jusqu’à sa bouche qu’elle saisit habilement avec sa langue.

— Vous l’avez deviné tout à l’heure. Je n’ai pas l’habitude que l’on me résiste ainsi. Et je vais être honnête pour la seconde fois ce soir… Quand vous souhaitez échanger et remercier le seul homme qui a eu un impact positif sur votre vie, et qu’il résiste à ce que aucun autre homme ne résiste, il devient encore plus spécial… Et votre corps vous rappelles à quel point deux années peuvent être longue…

— Et bien, je suis très flatté. Eric ne peut retenir son large sourire, le rhum attaque également ses barrières.

— A présent, à vous de répondre avec honnêteté à une question.

— Vous avez joué le jeu, je vous promets d’y répondre également. Eric s’attend à une question directe du genre : « Quand est-ce qu’on baise ».

— Notre rencontre a eu lieu en Juillet, nous sommes en Septembre… Deux mois, une éternité… Je ne pense pas que ce sont vos soit-distantes priorités qui vous ont empêché de me contacter. Vous n’en aviez aucune intention car si vous m’avez ignoré, c’est que vous pensiez que j’étais sans intérêt… Et cette opinion n’a pas changé sans raison. Qu’est-ce qui s’est passé dans votre vie pour que je devienne intéressante ?

Eric reste quelques secondes sans voix face à une telle analyse. La jeune femme a visé en plein cœur et elle sourit satisfaite en plus d’en avoir la preuve.

— Je vois que vous avez bien retenu mes conseils… Disons qu’en effet, certaines choses se sont passées récemment et qu’elles m’ont énormément touché. Un ami proche qui était présent à ce gala en Juillet m’a rappelé que vous m’aviez donné votre numéro de téléphone et que vous souhaitiez me rencontrer. Il m’a convaincu que je devais avancer pour m’extraire de la situation dans laquelle j’étais. L’un des conseils que je donne souvent, c’est de sortir de ses propres habitudes, je n’ai pas pour habitude de sortir avec des femmes comme vous. Ça c’est ce qu’il s’est passé dans ma vie… Et plus nous discutons et plus je me rends compte à quel point je me suis trompé sur vous, et cette découverte vous rend de plus en plus intéressante.

— Que pensez-vous du fait de continuer cette découverte chez vous ? Mon appartement est en travaux, c’est un vrai chantier.

Eric regarde sa montre. Il est à peine vingt-trois heures, Lucie est sortie chez une amie, elle ne devrait pas rentrer trop tôt. C’est jouable…

La tension sexuelle durant le transport en taxi ne cesse de monter, l’un et l’autre deviennent de plus en plus tactile, abandonnant toute la retenue qu’ils s’imposent en temps normal. Ils finissent par arriver chez Eric dont les lumières connectés s’allument automatiquement lorsque son wifi détecte son smartphone. Amber ne prend pas le temps de regarder l’appartement qu’elle se tourne vers son hôte pour l’embrasser. Eric lui rend son baiser tout en posant une main sur la hanche et derrière la tête d’Amber. Ce baiser sensuel ne dure que quelques instants.

— Où est la salle de bain ? Je me rafraîchis et je te rejoins dans ta chambre pour poursuivre ce baiser.

Eric indique la salle de bain puis se dirige vers sa chambre en s’assurant que Lucie ne soit pas rentrée de sa soirée. Il retire sa veste de costume et attends quelques secondes qui lui semblent être des minutes qu’Amber revienne. Il allume et crée une ambiance tamisé avec ses lampes connectés. Lorsque celle-ci revient, Eric chasse toutes ses pensées et passe à l’action, il ne doit surtout pas réfléchir ! Il doit agir et il sait ce qu’il a à faire.

Amber se retrouve plaque contre le mur à côté de la porte d’entrée, le corps d’Eric pressant le sien. Ses mains parcourant sa robe à la recherche de la fermeture éclair. De son coté, elle déboutonne nerveusement chaque bouton de sa chemise. Très rapidement et finalement peu sensuellement, les vêtements se mettent à voler dans la pièce. Les deux amants se retrouvent nus l’un contre l’autre. Eric ne prend pas le temps de regarder la silhouette exceptionnelle de sa partenaire, cela lui importe peu. En revanche, Amber craque encore plus en découvrant l’intimité de sa conquête. Un corps d’homme mature, musclé et solide contre lequel elle peut s’agripper et se sentir comme protégée. Au moment où elle entame la descente du caleçon d’Eric que celui-ci finit de retirer, elle sent cette queue venir appuyer sur sa hanche… Elle ne peut résister à la saisir d’une main et à la regarder, un large sourire se dessine sur son visage, elle dépasse ce dont elle imaginait de plusieurs centimètres. Eric s’écarte légèrement pour lui permettre de le branler, lui donnant également l’opportunité de découvrir cette poitrine d’actrice porno. Deux montagnes parfaitement rondes et résistantes à la gravité, elles ne laissent aucun creux en leur centre en se rejoignant l’une contre l’autre. Les mains d’Eric parcourent le ventre plat, les hanches marqués et les fesses fermes de ce corps sublime avant de plonger entre ces cuisses ouvertes… Le sexe d’Amber ne déroge pas à son image d’actrice porno, il est entièrement lisse et sans aucune repousse de nul part.

Sans dire un mot, Amber s’accroupie le long du mur pour se mettre à genoux devant cette verge dressée et venir faire glisser la langue tout au long. Elle la caresse minutieusement, prenant du plaisir à la sentir entre ses doigts et sur le bout de sa langue. Elle lance un regard très coquin à Eric avant de venir embrasser le bout de son gland. Ce dernier, une main en appuie sur le mur et l’autre tenant les longs cheveux d’Amber en une queue de cheval, déconnecte ses derniers neurones encore branchés. Malgré qu’elle donne l’impression de prendre beaucoup de plaisir, elle en fait des caisses et c’est assez déroutant. Elle fait beaucoup de bruits, que cela soit ses gémissements ou des « fuck, yes ! » ou « Oh my god ! ». Si elle n’a pas fait l’amour depuis deux ans, elle a dû passer beaucoup de temps à regarder du porno… Elle ne se retient pas de baver abondement au point que ses mains soient entièrement trempés, lorsqu’elle souhaite reprendre sa respiration, elle place la queue d’Eric entre ses seins, il peut sentir la pression des prothèses ce qui finalement est assez agréable pour une branlette espagnole… Après quelques instants, Amber commence à se masturber tout en suçant son partenaire. Son corps est en ébullition, se retrouver ainsi dans la chambre de l’homme qui a changé sa vie… Comme dans ses rêves ! Elle a réussie ! Un homme lui a résisté avant de lui succomber, un homme qu’elle a dû séduire, qu’elle a dû provoquer, qu’elle a dû exciter… En réalité, Eric a juste envie de tourner la page Karine !

Amber se redresse sur ses talons qu’elle a conservés pour se tourner contre le mur, collant sa poitrine contre le mur, cambrant son cul et écartant ses cuisses. L’invitation ne peut pas être plus explicite et Eric la prend finalement avec un certain plaisir libérateur.

très beau récit, je suppose que la suite se prépare

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J’adore toujours autant !!!

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Chapitre 11

Dimanche 9 Septembre

Eric est tiré de son sommeil par le corps brulant d’Amber venant se coller à lui, ses doigts viennent effleurer son torse musclé. Ils ont passé une bonne partie de la nuit à baiser littéralement comme des bêtes. Cela fait des années qu’il ne l’avait pas fait ainsi et au moins cinq fois dans une même soirée. Il s’est totalement écroulé, nu dans son lit avec cette jeune femme à ses côtés. Cette jeune femme dont le corps semble sur mesure pour le sexe, il n’y aurait rien à changer pour faire du porno. Ses gros seins ronds se touchent sans qu’elle ait besoin de resserrer les bras. Ses hanches marqués et son cul rond forment un cœur inversé. Son sexe totalement lisse s’ouvre sans difficulté malgré le sexe épais d’Eric. Il a même du mal à croire finalement que cela fasse deux ans qu’elle n’a rien fait mais peu importe. L’idée de Georges a fonctionné, durant toute la soirée, il n’a pas pensé une seule fois à Karine… L’alcool et le sexe sont peut-être le bon mélange pour l’amnésie partielle.

Les doigts d’Amber descendent progressivement mais Eric commence à se réveiller et n’a aucun doute sur l’objectif de sa partenaire. En effet, cette dernière soulève délicatement la verge encore endormi pour la branler dans le creux de sa main et inévitablement, cela durcit entre ses doigts. Eric comprend que l’autre main d’Amber est, elle aussi, bien occupée. Sa respiration est de plus en plus puissante. Eric tourne sa tête vers la sienne et instinctivement les deux s’embrassent à pleine langue, sans aucune retenue. La queue d’Eric est suffisamment tendue pour qu’Amber vienne s’assoir dessus. Elle dégage d’un grand mouvement de bras, le drap recouvrant leurs corps et enjambe le bassin d’Eric. Guidant d’une main ce gland bombé entre ses lèvres humides, elle finit par s’empaler d’un coup directement jusqu’à avaler entièrement en elle. Redressée, la tête en arrière, laissant échapper un râle de plaisir, commençant à peine à frotter son bassin. Eric ressent ce doux et chaud écrin entourer son sexe, Amber brule de l’intérieur. Eric pose ses mains sur ses hanches alors qu’Amber agrippe ses propres seins tout en se mettant à sautiller sur le lit. A chaque coup, Eric peut sentir son gland appuyer au fond de la chatte de sa partenaire, lui provoquant de petits gémissements de plus en plus fort.

Eric donne un coup de bassin, prenant par surprise Amber, qui bascule en avant, se rattrapant sur ses mains pour ne pas écraser le visage d’Eric qui lui murmure à l’oreille.

— Je te rappelle que je ne vis pas seul…

Amber répond par un petit sourire et tente de serrer les lèvres pour gémir intérieurement alors qu’Eric continue de soulever son bassin pour la pénétrer tout en tenant ses fesses ouvertes. Amber creuse le bas de son dos afin d’augmenter les frottements en elle, décuplant son plaisir.

— Arrêtes, je vais hurler.

Il est vrai que lorsqu’elle jouit, Amber ne peut s’empêcher de l’exprimer à voix haute et d’extérioriser. Elle se soulève en retirant Eric de son sexe dégoulinant.

— Glisse ta bite entre mes seins et va au bout. Dit-elle en s’allongeant tout en plaçant des oreillers derrière sa nuque.

Eric s’exécute en enjambant à son tour le ventre de sa partenaire, il se penche en avant pour que sa queue vienne en effet entre les deux montagnes qu’Amber resserrer pour augmenter cette douce pression. Les oreillers derrière sa nuque lui permettent de redresser sa tête et ainsi lécher le gland d’Eric du bout de sa langue lorsque celui-ci est à portée. Un poignet de minutes suffit à faire jouir Eric, mais après une nuit déjà forte agitée, Amber reçoit assez peu de sperme entre ses seins.

Lucie s’étire lentement sous sa couette, la tête plongée dans ses nombreux coussins. Elle en saisit un et vient se recroqueviller dessus en position fœtal. Elle a passé la soirée et une bonne partie de la nuit chez sa nouvelle amie Zoé, elle vit dans une collocation en plein Brooklyn, plus abordable que Manhattan. Au fil des discussions et des bières que les jeunes femmes boivent dans cette chambre, Lucie et Zoé se livrent et s’avouent mutuellement qu’elles sont toutes les deux boursières de l’école. Zoé est même obligée de travailler dans un restaurant tous les soirs de la semaine pour financier une partie de son logement. Lucie de son côté lui cache le quartier dans lequel elle vit, disant simplement qu’elle est hébergé chez un ami de ses parents, sans préciser non plus qu’elle vit seule chez cet ami. Les deux amies ont également abordé ce fameux garçon, Andrew. Lucie a bien eu du mal à ne pas rougir et ainsi à trahir ses sentiments pour lui. Mais est-ce vraiment des sentiments ou juste une attirance physique. Rien que d’y penser dans son lit, là où il pourrait être commence à l’exciter. Ses tétons se mettent à pointer sous son débardeur et son ventre à se réchauffer. Elle tend son bras pour attraper son téléphone, il est presque onze heures déjà ! Lucie se lève rapidement, oubliant cette excitation passagère. Elle ouvre ses rideaux et découvre en effet que le soleil est déjà bien haut au-dessus de Central Park, elle se dirige vers la porte de sa chambre et s’arrête devant le grand miroir servant de porte pour son dressing. Elle porte son short de pyjama, ample, lui arrivant juste en dessous des fesses sans rien dessous et un nouveau débardeur relativement plus moulant qui ne laisse peu de doute sur ces tétons pointant. Lucie hésite quelques instants, se positionnant différemment face au miroir. Elle ne croise jamais Eric le matin durant la semaine et a donc pris l’habitude de porter uniquement son short. Elle hésite encore, que penserait cet homme en voyant ses fines jambes nues et ces tétons pointer… Non ! Un peu de sérieux, elle ne peut pas jouer à cela avec lui. Elle enfile son gros sweet à capuche par-dessus son débardeur et change son short contre un pantalon de pyjama à carreaux. C’est sûr, c’est beaucoup moins sexy mais pourquoi devrait-elle être sexy devant Eric ?

La jeune femme finit par sortir de sa chambre et passe devant la porte de la salle de bain. Elle n’est pas complétement fermé et Eric est sous la douche. Subitement le cerveau de Lucie se souvient de la veille, de ses caresses sous la douche en imaginant Eric la surprendre, peut-être qu’il est en train lui aussi de se branler et il n’a pas fermé complétement la porte… Il suffirait de quelques centimètres de plus pour qu’elle puisse apercevoir sa silhouette dans le miroir surplombant les vasques et quelques centimètres de plus pour le voir directement à travers la vitre de la douche à l’italienne. Juste avant que les doigts de Lucie ne commencent à ouvrir la porte, un bruit dans la cuisine la fait sursauter et s’écarter de la porte. Eric ne peut pas être en même temps sous la douche et dans la cuisine. Elle s’écarte de la salle de bain et avance vers la cuisine où elle aperçoit, Eric en train de préparer son petit déjeuner et deux cafés. Lucie est totalement perturbée par cet ascenseur émotionnel et a du mal à s’avouer à elle-même ce qu’elle était en train de faire.

— Bonjour.

Sa voix est encore endormi et hésitante. Eric se retourne, et ne cache pas non plus sa surprise.

— Oh, bonjour Lucie. Bien dormi ?

— Heu oui, heu… j’ai cru que tu étais sous la douche.

Eric hoche plusieurs fois la tête en se pinçant les lèvres avant de reprendre en souriant.

— Une… comment dire… amie… est venue passer la nuit ici.

Lucie se sent tellement bête, évidemment qu’Eric a aussi une vie sentimentale et une vie sexuelle ! Après tout, il est célibataire, riche et bel homme et vu sa gêne, ils n’ont pas fait que dormir. La jeune femme se sert son verre de jus d’orange.

— Oh bien sûr, je ne voudrais pas vous déranger. Je vais aller prendre mon déjeuner sur la terrasse et vous laissez en tête à tête.

— Non, rassures toi, elle prend juste un café et ne restes pas.

C’est à ce moment, qu’Amber a décidé de sortir de la salle de bain et de rejoindre Eric dans la cuisine, simplement en sous-vêtement, sans se douter qu’il n’était plus seul. Les yeux de Lucie s’écarquille et ne peut empêcher sa mâchoire de se décrocher en découvrant cette femme. Ses gros seins sont recouverts par un soutien-gorge en dentelle noire quasiment transparent, qui ne soutient pas grand-chose vu qu’ils résistent à la gravité et plus bas, un simple triangle tout aussi transparent où Lucie peut voir que cette femme ne laisse aucun poil sur son intimité même à plusieurs mètres de distance. Cette femme finit par remarquer la présence de Lucie qui se reprend en fermant sa bouche et regardant Eric avec interrogation.

— Ça doit être la petite étudiante dont tu m’as parlé. Dit Amber en pointant son doigt dans la direction de Lucie. Elle ne semble pas vraiment gênée d’être ainsi vêtue et continue d’avancer vers la cuisine.

— Exact… Amber, je te présente Lucie, et Lucie, je te présente Amber.

— Je vais aller mon café rapidement dans la chambre en finissant de me rhabiller et je décolle.

Amber quitte la cuisine sans qu’Eric ou Lucie ne se croise du regard.

— C’est une… Lucie ne peut s’empêcher d’éclaircir la situation. Elle sent un véritable bouillonnement en elle, une sorte de jalousie.

— Mannequin !

— Oh… oui, je vois… Et il va y avoir souvent des « mannequin » le matin ici ?

Eric tourne la tête vers Lucie et comprend bien l’allusion de Lucie.

— Ah mais attention, elle est vraiment mannequin. Enfin pour des magazines féminins, et mannequin lingerie principalement.

— Ah d’accord… je croyais que… enfin que… c’était pour dire poliment que…

— Ah non ! Non non non non non ! Ne te méprends surtout pas, elle n’est pas uneuh… enfin une pour quoi tu la prends.

— D’accord… mais c’est souvent que des mannequins sortent de la salle de bain à moitié à poil. Histoire que je ne me retrouve pas à chaque fois surprise.

— Non, je dirais que ce n’est pas vraiment le style de la maison. C’est assez nouveau et ce n’était pas vraiment prévu.

Amber revient dans le salon, habillée différemment de la veille, ce qu’Eric ne manque pas de remarquer. Elle porte, ce qui pourrait être simplement, un jean noir ainsi qu’un chemisier blanc mais avec son physique, de simples vêtements semblent être magnifié… L’effet mannequin surement… Eric se rapproche de la porte d’entrée tout en souriant, gêné par la situation.

— Je vois que tu avais prévu de quoi te changer.

— C’est toi qui recommande dans tes livres que pour ne jamais être pris au dépourvu d’anticiper toutes les possibilités.

— Tu es une bonne élève à ce que je vois.

Amber se rapproche au point que leurs visages ne sont plus qu’à quelques centimètres avant de lui répondre avec une voix très aguicheuse du point de vue d’Eric et à la manière d’une actrice porno selon Lucie, qui lève les yeux au ciel en entendant cette phrase :

— Je peux me montrer très obéissante en effet, professeur.

Amber embrasse son hôte, puis se retourne vers Lucie en levant la main.

— Bonne journée.

Lucie lui répond simplement par un mouvement de tête et un sourire la bouche fermée comme si elle voulait s’empêcher de vomir. Eric claque et se retourne vers Lucie qui l’évite du regard. Il ressent bien le malaise de la jeune fille et ne voit pas ce qu’il pourrait dire pour détendre l’atmosphère et comme il dit souvent : « quand on ne sait pas quoi dire, le mieux c’est encore de se taire », il part sans dire un mot vers la salle de bain.

Lucie reste seule assise sur une chaise haute près du plan de travail central de la cuisine. Elle se sent tellement ridicule d’avoir pu penser à un seul instant qu’Eric puisse la considérer autrement que comme une « petite étudiante ». Eric est tellement beau et tellement riche que seules des mannequins de ce genre doivent l’attirer. Mais pourquoi ressent-elle autant de jalousie envers cette femme ? Avec des longues jambes, des seins gonflés et surtout une attitude de femme fatale. C’est évident qu’Eric ne pourra jamais être attiré par une petite étudiante qui a des petits seins et à peine majeure. C’était tellement stupide d’avoir imaginé Eric la regarder autrement !

Le bruit de la douche couvre le bruit sourd et régulier de la tête d’Eric frappant doucement l’une des dalles de marbre noir de sa douche. Quel abruti d’avoir oublié de mettre un réveil, en prétextant n’importe quelle excuse pour foutre à la porte Amber avant que Lucie ne se réveille. Que va-t-elle penser de lui maintenant ? Elle s’imagine qu’il est du genre à se payer des putes et à ne coucher qu’avec des femmes aussi futiles. Même si Amber semble être bien plus qu’elle ne parait, Eric est persuadé que c’est avant tout sa relative renommée, le fait d’avoir indirectement influencé la vie d’Amber qui explique son attirance pour lui. Le pire dans tout ça, c’est que lui s’en sert uniquement dans le but d’oublier Karine… Oh merde ! Mieux vaut ne pas imaginer ce qu’il se passerait si Lucie racontait sa rencontre matinale à sa mère… Il va falloir trouver le moyen de remonter dans l’estime de Lucie.

Le reste de la journée se déroule tranquillement, sans qu’aucun n’évoque l’accident de ce matin ou son ressenti vis-à-vis de l’autre. Lucie se concentre sur le thème photo de la semaine prochaine en consultant un maximum d’article sur ce sujet ou regardant même des journaux sportifs pour trouver l’inspiration mais cela ne vient pas. Elle n’est pas vraiment dans un état d’humeur propice à l’inspiration.

Lundi 10 Septembre.

Le début de la semaine ne l’aide pas non plus à remonter son moral sur ce sujet. Les cours et les explications sont finalement assez techniques et clairement tourné de façon à ce que chacun se sente en compétition. Les intervenants insistent sur le fait qu’ils seront intransigeants sur la qualité et l’originalité des photos. Il ne faut pas non plus être hors-sujet, une photo d’un stade rempli n’est pas considérée comme une photo sportive mais sera considérée comme une photo d’urbanisme. La première mission d’un photographe, c’est de comprendre son sujet et s’ils ne sont pas capables de comprendre les consignes, ils n’ont rien à faire ici, qu’il s’agit du premier critère de sélection. Tous les élèves comprennent que si cette école est aussi prestigieuse, c’est qu’elle est avant tout très exigeante et qu’ils ne sont pas là pour se faire des amis.

Mercredi 12 Septembre.

Après trois jours intenses, Lucie se retrouver effrayer par le fait de n’avoir aucune inspiration concernant ce thème. Elle s’attarde dans la médiathèque de l’école, à consulter des livres photo autour du sport. Le professeur a beau avoir insisté que la photo sportive a pour but de capter l’émotion pure, que cela soit une réussite avec la joie d’un touchdown marqué ou la déception d’une course ratée, et de transmettre cette émotion à celui qui regarde la photo, la jeune femme reste de marbre devant la plupart de ces photos. De la même manière que l’instant éphémère capturé, on ne reste pas en admiration devant une photo sportive selon lui. Elle doit être percutante, instinctive et rapide à comprendre. Pas de place à l’abstrait dans le sport ! La seule idée qui éventuellement pouvait inspirer la jeune femme était la danse mais elle est sure que pour certains des intervenants, la danse serait hors-sujet par rapport aux sports, que cela tient plus du thème « spectacle ».

Plongée dans ses livres, Lucie n’a pas fait attention qu’Andrew s’est rapproché d’elle jusqu’à s’assoir à trois sièges d’elle.

— Tu trouves l’inspiration ?

Cela fait cinq minutes qu’il prépare mentalement cette phrase. Lucie ne peut s’empêcher de sursauter en se tournant vers lui avant de lui sourire.

— Pas vraiment. Ce n’est vraiment pas le thème par lequel je suis le plus inspirée.

— Moi, c’est tout l’inverse. C’est le seul qui m’inspire.

Andrew se rapproche jusqu’à s’assoir à côté de la jeune femme.

— Y a pas d’inspiration à avoir, tu te mets en mode rafale et tu espères que dans le lot y en a une de nette et où on comprend bien l’action. C’est juste de la technique et ce qu’il se passe mais aucune création artistique.

— Je pourrais dire la même chose sur des photos de paysages. C’est même pire, faut même pas de technique ! Y a rien à faire, juste se poser devant un beau paysage… prendre la photo… et oh voilà !

Andrew cherche clairement à titiller Lucie et à jouer avec elle. La jeune femme piquée au vif tente de ne pas montrer que cette situation lui plait.

— Je ne rentrerai pas dans ce débat-là. Dis-moi plutôt toute la vérité sur ta passion pour la photo sportive.

— Madame est maline. En réalité, je faisais partie de l’équipe de foot US du lycée mais en début de dernière année, je me suis pêter les ligaments croisés… Fini l’espoir d’intégrer une bonne fac grâce au sport, mes résultats étaient trop mauvais. Du coup, y avait cette fille avec qui je trainais, elle dirigeait le journal du lycée et avait besoin d’un photographe, et pas un de ces boutonneux qui supportent pas de rester trois heures au soleil pendant un match. Je l’ai dépanné et j’ai adoré… Et puis ça me permettait de garder contact avec l’équipe.

— C’est quoi que tu préfères prendre comme photo ?

Andrew réfléchit quelques instants Lucie prend ainsi le temps de le dévisager. Son regard bleu est véritablement magnifique et ressort bien avec sa peau bronzé. A peine commence-t-elle à penser à cela, qu’elle sent ses joues rougir.

— C’est clairement le moment de délivrance, un touchdown de marqué, la communion avec l’équipe et le public… Mais là, pour les cours, je pense prendre un autre moment.

— Celui de la défaite ?

— Non… Celui avant le match, genre le mec assis dans le vestiaire en train de se concentrer, le regard dans le vide mais déterminé… Prêts à casser des culs quoi !

— Mais tu ne penses pas que les juges vont te dire que ce n’est pas une photo sportive mais un portrait ?

Les yeux d’Andrew s’écarquillent comme si il venait de découvrir quelque chose de capital.

— Oh putain mais tu as trop raison… Merci ! Faut vraiment pas que je me plante sur ce thème.

— Les autres aussi sont important, va falloir être bon sur tous.

— Pour toi peut-être… Mon objectif s’est de profiter d’être dans cette école pour rajouter cette ligne sur mon CV et mon Instagram. Je vais passer tout mon temps libre à postuler dans tous les clubs pro du pays et être engagé pour prendre et publier les photos du club sur les réseaux sociaux. Je me fous d’être diplômé, ça n’a pas d’intérêt.

Lucie commence à mieux cerner Andrew, frustré de ne pas devenir un sportif professionnel, il n’envisage pas sa vie autrement qu’autour du sport et la photographie n’est qu’un prétexte pour y rester accroché.

— Bon, je vais essayer de t’aider sur ton problème d’inspiration. Déjà faut que tu choisisses un sport… Lequel tu aimes ?

Lucie sourit, gênée car elle sait que ce qu’elle va dire ne va pas plaire au jeune homme.

—Aucun… Au lycée, pour moi, c’était juste un moment où je pouvais discuter avec mes copines.

— Quoi ?! Attends, tu n’as jamais fait de sport ailleurs qu’au lycée ?!

— Si, je faisais beaucoup de danse et dernièrement je me suis mise au yoga. Faudrait que je reprenne d’ailleurs.

Andrew sourit à pleine dents et se moque de sa voisine de table.

— Non mais c’est pas des sports, c’est des… passe-temps. Y a pas de compétitions de yoga, va falloir trouver autre chose.

— J’ai bien compris que pour certains le sport et la compétition sont indissociables, d’où ma panne d’inspiration.

— Je suis qu’ensemble, on va trouver quelque chose.

Andrew prend l’un des livres devant Lucie et commence à le feuilleter. Petit à petit, leur discussion n’est plus qu’un prétexte pour se draguer gentiment en s’envoyer des piques. Ils restent jusqu’à la fermeture de l’école à dix-neuf heures.

— Si tu veux, on peut aller manger ensemble et continuer à trouver ton… inspiration.

— Je vais plutôt rentrer, je pense. Lucie sait bien qu’en ne se précipitant pas, elle va attiser le désir d’Andrew.

— Ok… Et ce week-end, tu es libre ?

— Je ne sais pas encore, je te tiens au courant… ça marche ?

La jeune femme rentre chez elle, le sourire aux lèvres, ayant presque oublié son souci d’inspiration. Andrew est un jeune garçon très beau et loin d’être stupide, tout ce qu’il faut pour faire chavirer son cœur.

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Chapitre 12 - Partie 1

Vendredi 14 Septembre.

Comme toujours pour Eric, cette semaine s’écoule bien trop vite. Son entreprise de consulting en management et de coaching en développement personnel, fondé en 2010 après la sortie de son premier livre, est un business très lucratif. A New-York, il ne possède qu’un petit espace de travail dans une structure de Co-Working où il emploie quatre personnes, notamment pour gérer la comptabilité, la gestion de ses déplacement et rendez-vous et autres missions d’assistances. Il est en ce moment, en pleine rédaction de son troisième livre qui sera édité l’an prochain si tout se passe comme prévu. Eric intervient et anime des conférences partout aux Etats-Unis et également à l’étranger afin de partager avec un grand nombre de personnes les différents sujets qu’il aborde dans ses livres. Cependant la plus importante source de chiffres d’affaires concerne les différents contrats de coaching individualisé qu’il a signé avec des patrons ou membres de comité de direction de grandes sociétés. Le réseau de son ex-beau-père décédé, lui a permis de rencontrer et de se faire un nom parmi cette sphère très élevé.

Depuis une petite dizaine d’année, Eric est reconnu à ce niveau pour son relationnel et pour ses conseils. En revanche, il a su au fil des années, varier et diversifier ces canaux de communication. En 2015, Eric a ainsi monté à San Francisco, un mélange de filiale et de start-up où il emploie une trentaine de personnes mais dont il en a délégué le management. Le but est de fournir des ressources, des équipements et surtout un contrat à des influenceurs en devenir. Ainsi quand une jeune fille commence à percer sur différents réseaux sociaux avec différents sujets tel que l’épanouissement personnel, les voyages, les modes de vies. Eric est dans la capacité de lui fournir un lieu agréable pour écrire, des studios ainsi que des professionnels de la photographie et tous les équipements qui vont avec mais également des assistants pour gérer et animer sa communauté, gérer les déplacements, les placements de produits, et surtout leur fortune qui peut décoller du jour au lendemain… Et c’est bien sûr là-dessus qu’Eric a un intérêt en apportant tout ce support logistique. En faisant signer un contrat très intéressant pour un jeune influenceur, Eric touche un pourcentage des revenus à chaque contenu.

Ainsi quand une des plus importantes influences de cette filiale va publier sa prochaine vidéo mettant un avant un mode de vie plus sain, plus proche de la nature notamment avec une alimentation vegan. Cette vidéo sera vue par des dizaines voire des centaines de millions de personnes partageant et adhérant à ces modes de vies et à la fin… Eric, en train de conduire son SUV dernière génération dans les bouchons new-yorkais, pour retrouver son ami Georges au restaurant en roof-top afin de manger une côte de bœuf bien saignaite, va gagner quelques centaines de dollars. Actuellement, cette filiale amène son support à une dizaine d’influenceurs qui publie chaque jour des contenus à leurs millions de follower, assurant un revenu annuel à six chiffres à Eric pour un minimum d’effort.

Malgré les nombreuses relances de Georges pour avoir plus de détails sur la silhouette d’Amber, son comparse reste muet comme une tombe sur ce détail. En revanche, il n’a pu se vanter d’une certaine manière de la rapidité à laquelle ils se sont dévêtues et ont enchainés les positions et recommencer encore et encore jusqu’au petit matin. Georges est ravi pour son ami, lui rappelant que c’est son idée et qu’Eric devrait être reconnaissant en lui montrant des photos d’Amber nue. Photos qu’Eric ne prétend pas avoir alors qu’en réalité, Amber n’a pas cessé de la semaine de le chauffer aussi par message mais en envoyant chaque jour des photos d’elle à Eric et la plupart du temps sans le moindre vêtement.

A l’autre bout de la ville, Lucie et Andrew sont également sortis ensemble. Après avoir mangé dans un fast-food, ils sont à présent dans un cinéma. L’invitation n’a pas vraiment dupé Lucie, deux de ses petits-copains au lycée ont déjà utilisé cette technique. Se retrouver devant un film, dans une pièce noire, pour que le garçon enroule son bras derrière sa tête puis au moment où ce dernier osera se lancer, ils s’embrasseront. Pourtant cette fois, Andrew ne tente rien, il regarde le film en se penchant parfois vers Lucie pour lui faire une petite blague sur un dialogue ou une situation à l’écran… Ce n’est pas ce qu’attends Lucie… Son corps est aux abois. Le doux parfum d’Andrew, sa bouche qui se rapproche de son visage, il lui en faut peu pour ressentir cette douce chaleur envahir son corps.

A la sortie du cinéma, sur le trottoir, les deux tourtereaux se regardent un peu gênée.

— On peut peut-être continuer la soirée chez toi ? Andrew n’est pas vraiment sûr de lui, comme si il savait à l’avance que Lucie va refuser.

— Je ne vis pas seule donc ce n’est pas…

— Ah je vois, et de mon côté mes parents sont pas partis en week-end.

— Du coup… Lucie adresse un regard qu’elle espère évocateur pour qu’Andrew l’embrasse

— Mais normalement, le week-end prochain, ils passent le week-end dans maison des Hampton. Du coup, j’vais inviter des potes du lycée… Tu es la bienvenue.

— Oh oui ! Carrément, avec plaisir.

Andrew lui sourit et s’apprête à lui souhaiter une bonne soirée, Lucie a du mal à reconnaitre le jeune homme plein d’assurance qu’il dégage en temps normal. Apparemment avec les filles, il n’est pas très doué se dit-elle. En arrêtant de réfléchir, Lucie attrape Andrew au niveau du col de son polo pour venir coller son corps au sien. Elle redresse sa tête pour venir l’embrasser et très rapidement Andrew répond à cet appel. Ses bras viennent s’enrouler autour de son dos quelques instants. La jeune femme se décolle de lui avant de regretter le fait de ne pouvoir aller plus loin ce soir.

— Merci pour la soirée Andrew, à plus tard.

— Tu m’envoie un message quand tu es rentré.

En réalité, dans le métro, ils n’arrêtent pas de s’envoyer des messages de plus en plus décomplexée sur leurs sentiments réciproques. Lucie rentre dans l’appartement alors qu’Eric regarde une de ses séries, assis dans le canapé. Ils se saluent de loin avant que la jeune fille ne disparaisse rapidement vers sa chambre. Cependant, Eric a eu le temps de remarquer que la jeune fille s’est apprêtée plus que d’ordinaire ce soir. Eric a remarqué la différence entre le coté naturelle de Lucie au quotidien où son charme suffit et lorsqu’elle souhaite séduire en se maquillant un peu plus ses yeux, faisant ressortir ses yeux marrons et ainsi lui donner ce regard de braise.

Samedi 15 Septembre.

Lucie se réveille bien plus tard que d’habitude, elle est resté jusqu’au bout de la nuit avec Andrew par messages. Elle s’est endormie entre deux messages. Andrew semble s’être réveillé avant elle puisqu’en prenant son téléphone, elle a la surprise de voir une photo qu’il vient de lui envoyer. Andrew, dans son lit, torse nu, lui souriant… La vision de ce visage lui souriant de bon matin, ainsi que ce buste fin et musclé suffit à exciter Lucie qui se mord la lèvre inférieure. Elle s’imagine déjà se réveiller à ses côtés. Toujours dans son lit, à laisser son imagination ainsi que ses doigts s’égarer.

La jeune femme remonte son débardeur au-dessus de ses seins puis fais glisser son short jusqu’à ses pieds. Elle ferme les yeux tout en caressant sa douce peau chaude sous la couette. Son corps réagit à la moindre caresse, chaque parcelle de son corps frisonne à imaginer Andrew à son contact. Jamais Lucie ne s’est sentie si réceptive, si désireuse de se caresser et de s’abandonner. L’une de ses mains agrippe à tour de rôle ses deux petits monts, frottant avec plus ou moins de douceur ces petites pointes. Sa deuxième main, après avoir glissé sur son ventre, vient épouser la courbure de son sexe. Lucie sent déjà la chaleur émanant de ses lèvres. En écartant ses jambes, son intimité s’ouvre également, laissant la place pour venir s’y amuser. Alternant entre les caresses du bout de ses doigts sur son bouton secret et les caresses plus appuyées sur l’ensemble de sa vulve humide, Lucie se laisse aller. Sa respiration accélère alors que son corps se crispe progressivement. Sa main supérieure relâche sa poitrine pour venir se poser sur le sommet de son crâne, agrippant sa chevelure. Des gémissements échappent au contrôle de la jeune femme. Le vibreur de son téléphone l’extirpe de sa transe car évidemment c’est encore lui.

— Bien dormi ?

— J’n’ai pas assez dormi je crois, c’est de ta faute !

— Pour ça, je me suis dit que la photo devrait m’excuser.

— Ce n’est pas désagréable en effet. Ecrit-elle tout en glissant deux à l’intérieur de ses lèvres chaudes.

— Et toi ? Je veux voir comment tu es…

Cette phrase fait l’effet d’une douche froide. Jamais Lucie n’oserait dire qu’elle est nue sous sa couette, cuisses grande ouverte, ses doigts recouverts de sa mouille, excitée par une simple photo du torse d’Andrew… Ca fait trop salope et elle ne veut pas être prise pour cela.

La jeune fille retire ses doigts de son sexe et les essuie avec un mouchoir avant de reprendre la discussion avec Andrew.

— Tu serais déçu… il n’y a rien d’excitant.

— Je suis sûr que tu mens ! Allez montres moi.

Lucie a bien sûr déjà joué à ce jeu-là avec ses copains précédant mais pas aussi rapidement. Elle a parfaitement conscience du risque d’envoyer des photos dénudées mais sans savoir pourquoi, cela l’a toujours énormément excitée. Le fait de se prendre en photo, de l’envoyer et de perdre le contrôle sur ce que l’autre fait, de s’exhiber indirectement. Après quelques minutes, Lucie se lève de son lit, retrouvant son bas de pyjama, pour ouvrir les rideaux de sa fenêtre et se placer devant le miroir. Elle place ses cheveux de façon à cacher en grande partie son visage. Son pantalon de pyjama au motif carreaux de bucheron et son débardeur ample blanc n’ont pas grand-chose de sexy quand même. Lucie bombe un peu le torse, le fin tissu épouse parfaitement ses petits seins, au point d’apercevoir légèrement ses tétons pointer. Elle ne pense pas à ce moment que si cela se voit sur la photo, cela signifie qu’Eric peut les voir également. Elle positionne également son pantalon plus bas qu’à la normal, normalement elle le porte au niveau des hanches et cette fois-ci, elle le tire afin de dévoiler la moitié supérieure de son bas-ventre entièrement lisse. Elle envoie la photo et ajoutes.

— C’est tout ce que tu auras !

La réponse ne se fait pas attendre et Andrew est également sorti de son lit pour se mettre dans son miroir, il ne porte qu’un caleçon et visiblement il contracte chaque muscle de son corps afin de faire ressortir ses abdos.

— Et avec ça, tu retires quelque chose.

Lucie est partagée entre l’excitation de ce jeu et sa raison qui lui dit qu’elle ne connait pas suffisamment Andrew pour lui faire confiance.

Elle pose son téléphone et sort de sa chambre sans avoir remarqué que ses tétons pointent toujours sous le tissu blanc de son débardeur.

Le soleil a eu le temps de monter dans le ciel new-yorkais et de baigner d’une douce chaleur matinale la terrasse sur laquelle Eric travaille depuis plusieurs heures. La musique dans ses écouteurs l’aide à se concentrer sur son ordinateur portable. Après s’être servi ses céréales et son jus d’orange fraichement pressée, Lucie le rejoint pour également profiter du soleil. Eric retire ses écouteurs en voyant la jeune femme s’assoir au bout de la table, juste à sa gauche. Lucie se positionne en repliant une jambe sous ses fesses et l’autre en posant le pied sur le bord de la chaise, le genou près sa poitrine.

— Tu travailles mêmes les week-ends ? Dit-elle de sa voix encore endormie.

— C’est pas vraiment travailler, je fais des recherches sur mon prochain livre.

— Ca va parler de quoi ?

— Toujours la même chose, tu sais… Le développement personnel, c’est un sujet sans fin.

Lucie acquiesce et faisant une petite mue avec sa bouche comme si ce sujet n’était pas vraiment sérieux.

— Je suis en train de creuser le lien entre le cerveau et le corps. A quel point, il est important pour améliorer sa communication, de maitriser son corps et le langage non verbal.

— Et du coup, c’est toi qui invente ça ?

— Bien sûr que non. Répond Eric en rigolant. Je me base sur de vraies études scientifiques que je lis et qu’ensuite j’interprète pour en vulgariser le contenu.

— Faudra que tu m’expliques en quoi consiste vraiment ton boulot. Dit-elle en haussant les sourcils et en souriant vers Eric.

Ce dernier commence à lui expliquer de quelle manière, le corps peut s’exprimer de lui-même lors de certaines situations. Lorsque quelqu’un présente les résultats d’un projet professionnels à ses supérieurs, si l’un d’eux change de posture, cela trahit son état d’esprit. Par exemple, si soudainement il se recule dans sa chaise en croisant ses bras, cela vaut peut-être le coup de lui demander ce qu’il pense et s’il est d’accord ou souhaite s’exprimer. A l’inverse, si on est dans la position du supérieur, avoir la maitrise de son corps peut-être utile pour faire comprendre son approbation ou son questionnement.

Toutes ces explications semblent bien trop compliquées pour la jeune femme pas encore bien réveillée. Alors qu’Eric continue son explication, elle se met à étirer les bras au-dessus de la tête tout en se penchant en arrière sur sa chaise. Elle ne se doute pas qu’en faisant cela, grâce aux rayons joueurs du soleil et au fin tissu blanc s’étirant également, Eric aperçoit d’un rapide coup d’œil, la forme ronde de ses petits seins ainsi que ses tétons qui pointent plus que d’ordinaire. Ils semblent être d’une taille parfaite par rapport à la silhouette de Lucie, pas trop gros, juste ce qu’il faut pour qu’elle soit… Aussi rapidement qu’il s’est mis à les regarder, il en détourne son regard. Lucie a à peine dix-huit ans, il n’a pas le droit de la regarder de cette manière même si c’est elle qui lui offre cette vue.

— Par exemple, le geste que tu viens d’avoir, celui de s’étirer les bras et donc le dos. Généralement, on le fait au moment de se réveiller, de lutter contre le sommeil. Faire ce geste lors d’une discussion trahit un ennui ou un manque d’intérêt pour le sujet.

La jeune femme se repositionne normalement, abaissant ses bras et ne peut s’empêcher de rougir, ne sachant pas quoi dire face à cette vérité. Eric reprend.

— Ne t’en fais pas, je comprends que cela puisse être difficile, notamment le matin. Parlons plutôt de toi… Tu as quoi de prévu aujourd’hui.

— Je dois me rendre dans un club de foot féminin, ils ont accepté que je vienne prendre des photos de leur match et ensuite je vais aller dans une salle de sport.

— Je ne vais pas non plus te dire comment je le sais, mais je sens que ça te t’enchante pas.

Lucie prend le temps de répondre en regardant son bol de céréales.

— Clairement ce thème ne m’inspire rien. Je verrais sur place mais je n’ai aucune idée de comment prendre des photos intéressantes. Je suis dégouté de commencer par celui-ci.

— Je comprends, tu te dis que ce n’est peut-être pas fait pour toi. La jeune femme acquiesce timidement de la tête. Essayes d’arrêter de penser et prends simplement des photos, tu pourrais être surprise par toi-même et dans tes capacités. Une fois que ça sera fait, tu pourras passer à autre chose et au prochain thème. C’est quoi d’ailleurs ?

— La photographie macro…

— Et ça, ça t’inspire plus que le sport.

— C’est pas l’un des domaines que je préfère non plus mais oui déjà, il y a un petit quelque à explorer. Par exemple, une abeille qui vient butiner une fleur, le rendu visuel peut être.

Eric a son tour, lève les bras au-dessus de la taille pour s’étirer sur sa chaise, ce qui provoque alors chez lui un bâillement incontrôlé. Lucie se stoppe net dans son explication, se rappelant ce qu’Eric tenter de lui expliquer avant.

— Non, je plaisante ! Je te taquine juste et pour que tu comprennes ce que je t’expliquais, c’est à la portée de tout le monde. Reprends, je t’en prie.

— Ah mais non, si ça t’ennuie. Je ne vais pas t’imposer ça. Dit Lucie sur un ton amusé également, faussement dans la provocation.

— Ne m’oblige pas à te supplier de me parler de photo macro.

Mettant cela sur le compte de son excitation matinale à cause d’Andrew, Lucie ne prête pas attention au frisson qui parcoure son corps lorsque la main d’Eric vient se poser sur son avant-bras. La jeune femme se met donc à expliquer ce qu’elle pense faire pour le thème de la photo macro. Eric l’écoute, toujours aussi intrigué par l’énergie que dégage Lucie lorsqu’elle parle de sa passion.

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J’espère que ca vous plait toujours autant… certes c’est moins tourné sexe mais ca va monter en tension, je prends juste plus mon temps de développer et rendre les choses « crédibles » mais hésitez pas à me faire vos retours, c’est toujours un plaisir.

C’est sympa , cela change un peux mais la lecture est fort agréable
on attend de voir si il aura la suite

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Oui, la suite va arriver progressivement, je réécris des passages entiers donc ca prend pas mal de temps mais j’ai écris jusqu’au mois de Décembre pour l’instant ^^

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Chapitre 12 - Partie 2

La vie nocturne commence à peine à s’animer en ce samedi soir. Eric observe les lumières dansantes de la circulation en contrebas depuis sa terrasse. Il a pu confirmer sa disponibilité et ainsi proposer à Amber de venir le rejoindre directement chez lui. Cette dernière a peu hésité et même si la conquête est gagnée d’avance, la jeune femme a sorti la carte de la séduction à fond : Robe de soirée dont le profond décolleté met outrageusement sa poitrine siliconé en avant, des hauts talons et un maquillage important accentuant les traits fins de son visage et son regard de braise. Pourtant, après l’avoir vu la semaine dernière au réveil, sans maquillage, Eric sait qu’elle n’a pas besoin de tous ces artifices pour être séduisante. A croire que pour elle, ils sont indispensables.

Après une demi-heure de discussion et déjà quelques verres de vin, elle a annoncé avoir une surprise et à présent, elle est dans la salle de bain, laissant Eric mijoter dans une attente excitante. L’espace d’un instant, il lève les yeux en direction du sud-est, au-delà de Central Park puis de l’East River, vers Brooklyn en souhaitant que Lucie qui se trouve quelque part là-bas y reste le plus longtemps possible.

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Justement cette dernière est allé retrouver Zoé dans son appartement et passe la soirée en sa compagnie et de celles de ses deux amies colocataires. Les quatre jeunes femmes ont prévu une petite soirée jeu de société tout en buvant et partageant des anecdotes plus ou moins croustillantes sur leurs relations passés et prétendants actuels. Evidemment Zoé ne se cache pas de réagir lorsque Lucie lui raconte la soirée passée avec Andrew et comment elle a pris les devants pour embrasser le jeune homme. Zoé se lance dans une imitation grotesque d’Andrew, jouant les mecs sûr de lui mais perdant tous ses moyens et revenant à l’état d’adolescent pré-pubère dès lors qu’une fille l’embrasse. L’une des colloc se mêle à l’imitation et ouvre son chemisier en dévoilant sous soutien-gorge pour prendre le rôle de Lucie. Zoé, imitant Andrew, se fige alors en fixant avec de gros yeux, la poitrine de son amie, un filet de bave coulant de sa bouche… puis soudain se met à convulser simulant parfois la façon ridicule que les mecs ont d’éjaculer puis de s’endormir d’un coup en ronflant. Toutes les filles éclatent dans un fou rire alors que Lucie espère au fond d’elle qu’Andrew ne fasse pas partie de ceux-là et qu’il répondre à ses désirs.

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— Vous m’avez convoqué, monsieur le professeur.

Le timbre de voix surprend Eric qui était toujours dans ses pensées. En se retournant, il ne peut retenir sa mâchoire de se décrocher légèrement en découvrant Amber habillée de cette façon. La trentenaire a choisi d’incarner le rôle d’une écolière tout droit sortie d’un film porno. Le chemisier qu’elle porte est refermé par un simple nœud sur lequel il faudrait à peine tirer pour le défaire et dévoiler immédiatement cette poitrine compressée. Elle ne porte plus ses talons mais elle se rapproche cependant d’Eric sur la pointe des pieds, ses jambes sont recouvertes de bas blancs dont les attaches du porte-jarretelles dépassent de la fameuse jupette à carreaux.

— J’ai peur d’avoir été une vilaine fille.

Amber semble prendre son rôle de composition très à cœur et comme à son habitude en fait des caisses. Eric est assez peu habitué à ce genre de situation. Finalement, il a eu assez peu de femmes dans sa vie, hormis son amour de jeunesse avec Karine et son ex-femme Mary, il n’a que des de courtes relations depuis son divorce mais aucune n’a été suffisamment avancé pour tenter ce genre de jeux de rôle et ce n’était pas non plus le genre de Karine et de Mary.

— Vous n’allez quand même pas me punir monsieur ?

Eric entre dans le salon et s’avance vers Amber sans dire un mot. Son regard fixé dans celui d’Amber, sa carrure sportive et son calme inspire une sorte de crainte et d’excitation chez la jeune femme, le genre force tranquille près à se déchainer sur elle. En réalité, Eric ne dit rien car il ne sait pas ce qu’il pourrait dire sans paraître ridicule. Jamais il n’a fantasmé sur les écolières, ni jamais envisagé d’être attiré par une étudiante même si c’est vrai que Lucie est… Non ! Comment pourrait-il admettre que Lucie serait une étudiante tout à fait excitante… Ça n’a pas de sens. Il est à présent face à Amber, à quelques centimètres d’elle. Il peut percevoir le sourire et l’excitation qu’elle tente de cacher derrière son jeu de jeune fille inquiète et timide. D’une voix douce, calme et grave, il entre à son tour dans son personnage.

— Je crois plutôt que c’est ce que vous attendez… Vous avez fait exprès d’être une vilaine fille pour que je vous punisse. Les yeux d’Amber se posent sur les lèvres d’Eric trahissant son envie de l’embrasser. Quelle punition vous semble la plus approprié suite à votre bêtise ?

— Je… Je n’ai pas mis de culotte… Alors tout sauf la fessée, monsieur.

Eric ne peut s’empêcher de sourire faussement tout en levant les yeux au ciel. C’est tellement ridicule mais soit… Il dépasse l’écolière, s’assoit sur le canapé et tapote sa cuisse pour indiquer à sa partenaire de se mettre en position dessus. Amber s’exécute lascivement venant placer son bassin sur les genoux de son professeur imaginaire, sa poitrine manque déjà de sortir du fin tissu noué sur son buste tandis que sa jupe remonte déjà au-dessus de ses fesses. D’un simple et rapide geste de la main, Eric découvre totalement ce cul tendu en sa direction. Les hanches marquées d’Amber accentue la rondeur de ses petites fesses fermes et musclé. Dès la première caresse, Eric est certain qu’elle doit faire beaucoup d’effort pour entretenir un tel cul. Malgré ses jambes resserrées, dans cette position, ainsi cambrée, toute l’intimité d’Amber est à portée de vue. Les doigts d’Eric se déplacent lentement sur le corps d’Amber, partant du bas du dos puis remontant entre ses fesses, effleurant son anus puis les petites lèvres qui dépassent de cette vulve rosée.

— Comment vous expliquez que vous êtes excitée ?

— Je vous assure que ce n’est pas…

La claque surprend Amber qui laisse échapper un petit cri, elle ne s’attendait pas à ce que cela soit aussi vif et rapide. Elle aurait pensé que cela soit progressif, qu’Eric n’ose pas de suite y aller aussi brutalement mais là elle sent encore l’impact brulant des doigts sur sa fesse. Eric est également surpris et heureux qu’Amber ne voit pas sa tête, il n’aurait pas pensé que cela puisse faire un tel bruit et qu’avec un tel impact que la marque de ses doigts commencent même à marquer. Il repose ses doigts sur le sexe humide d’Amber qui n’a pas bougé.

— Je répète… Comment vous expliquez que vous êtes excitée ?

— Je ne suis pas…

A nouveau, la fessée est vive, fouettant l’autre fesse de l’écolière… Cette fois-ci, ce n’est pas un cri mais un gémissement qui s’échappe de sa bouche. C’est exactement ce qu’elle espérait, même mieux ! Eric n’hésites pas un instant à la punir. La voix d’Eric est toujours aussi douce et tranquille, cependant Amber sent bien cette bosse qui grossit contre sa cuisse.

— Je n’aime pas me répéter…

— Je suis excitée car je suis une vilaine fille.

— Voilà qui est mieux…

Les doigts d’Eric se glissent plus profondément entre ces lèvres humides, venant appuyer sur ce clitoris, provoquant immédiatement le sourire d’Amber.

— Vous aimez être une vilaine fille ?

— Si je suis punie de cette façon, je risque d’aimer cela.

Eric alterne les caresses entre les fesses rougis par ses doigts et les lèvres humides offertes sous ses yeux. Lorsqu’il enfonce deux doigts dans cette chatte brulante, Amber se cambre davantage. Malgré toute son expérience avec la gente féminine, Eric ne se lasse jamais d’admirer un sexe féminin que cela soit lorsqu’il l’ouvre avec sa langue, qu’il y glisse ses doigts ou qu’il s’y enfonce avec son sexe, cela l’excitera toujours de voir cela de près. Sans dire un seul autre mot, Eric continue de caresser intimement l’écolière qui ne fait que gémir et devenir de plus en plus humide.

Soudainement Amber se redresse, surprenant totalement Eric qui n’a pas le temps de réagir. La jeune femme a totalement perdu son rôle d’étudiante timide et ressemble à une lionne prête à bondir sur son proie. Ses mains se ruent littéralement sur le pantalon d’Eric qui s’ouvre en un claquement de doigts. Ses doigts saisissent ce membre durci par le plaisir pour le guider jusqu’à sa bouche. Sa langue tourne sur ce gland frémissant de plaisir. Amber enjambe le corps d’Eric et guide cette épaisse queue en elle. Ce dernier ne peut s’empêcher de fermer les yeux en ressentant cette douce sensation autour de son sexe. Amber ne perd pas une seconde pour se mettre à se cambrer, à onduler et à soulever son bassin tout en libérant sa poitrine de la fine chemise nouée. Malgré toutes ces émotions et le fait de saisir les fesses de la cavalière, Eric ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’il se passerait si Lucie entrait et les surprendrait en train de baiser sur l’un des canapés du salon.

.

En réalité, elle n’est pas prête de rentrer. Avec Zoé, elles se sont isolées dans la chambre de la jeune indienne. Leurs discussions deviennent plus intimes et leurs ex petits-copains doivent avoir les oreilles qui sifflent comme jamais. Progressivement Zoé a raconté ses rapports avec les trois partenaires qu’elle a eu, les bons coups mais surtout les foireux, histoire de rigoler. Lucie a de plus en plus le sentiment de passer à côté de quelque chose. A son tour, elle lui raconte ou plutôt lui avoue qu’elle n’a jamais connu le grand frisson, que son petit copain au lycée n’était pas très à l’écoute de son plaisir à elle, qu’ils n’ont pas l’occasion de tester grand-chose, que cela soit au niveau des positions, des lieux ou jeux de rôles. Lucie finit même par avouer qu’elle n’a jamais été léchée, sa copine à bien du mal à la croire et sur le ton de la rigolade, lui propose de régler ça de suite. La discussion avance et se concentre sur le plaisir féminin, Zoé affirme la théorie que si Lucie connaissait mieux son corps, elle aurait eu du plaisir avec son ex avec comme argument :

— Si tu ne connais pas ton corps, si tu ne sais pas comment te faire jouir, comment veux-tu que ton mec le connaisse et te donne un orgasme ?

Zoé sort de sous son lit, l’un de ses sextoy tout en affirmant qu’elle ne se caresse quasiment plus toute seule mais à l’aide de vibro ou de gode. C’est avec ce genre de jouets qu’elle a appris à se connaitre, à savoir ce qui marche pour guider son partenaire ou en prenant directement les rênes pour faire ce qu’il faut pour qu’elle ait un maximum de plaisir. Lucie avoue ne jamais avoir pensé à acheter ce genre d’accessoires, vivant avant chez ses parents, elle aurait eu bien trop peur de se faire surprendre avec ou que sa mère tombe dessus. A présent, en vivant avec Eric, c’est différent, il n’est pas entré une seule fois dans la chambre de Lucie sans y avoir frappé à la porte avant. Il serait peut-être temps qu’elle se lâche enfin et qu’elle assume les désirs qu’elle sent endormi en elle.

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Les ongles vernis d’Amber griffent le tissu au bord du canapé pour s’y accrocher. Les deux amants ont changé de position pour adopter celle de la levrette. Eric se tient à genoux sur son canapé, les jambes d’Amber de part et d’autre de ses genoux. Tout son corps est tendu vers l’avant, la tête posée sur une joue de façon à ce qu’elle peut lancer quelques regards en direction d’Eric. La jeune femme accentue la cambrure de son dos au maximum afin de bien ouvrir son cul, elle a toujours su l’effet que cela pouvait avoir sur les hommes. Toutes les pensées d’Eric, aussi différent soit-il, se sont envolées, envouté par la vue de ses deux petites fesses ouvertes. Tandis qu’Amber s’accroche au canapé comme si sa vie en dépendait, Eric tient fermement les hanches de sa partenaire comme si son plaisir en dépendait. Amber ressent à chaque instant, les va-et-vient de ce gland qui pénètre son antre humide en s’y enfonçant entièrement. Eric se perd dans l’affolement de ses sens, les cris de plaisir d’Amber résonnent dans tout l’appartement, peu importe qu’ils soient simulés, exagérés ou réels, le délicieux contact de cette fourreau humide et brulant autour de son sexe. La jeune femme sent également son point de bascule approcher, elle lutte contre l’envie de resserrer ses genoux et reste ainsi offerte. Sans avoir la possibilité de prévenir en raison de sa mâchoire crispée, la verge d’Eric se contracte et s’enfonce au plus profond d’Amber qui s’arrête d’hurler sentant son orgasme exploser également. Leurs spasmes corporels se répondent les uns aux autres durant un moment déconnecté de toute temporalité.

Délicatement Eric se laisse tomber en arrière à l’opposé d’Amber, le souffle court, le cœur prêt à bondir hors de sa poitrine. De l’autre côté du canapé, Amber se laisse également tomber pour s’allonger complètement, refermant ses cuisses trempées l’une contre l’autre. Peu à peu, le silence qui règne habituellement dans l’immense appartement est restauré jusqu’à ce qu’Amber le rompe à nouveau d’une voix douce et amusé mais fatiguée.

— Ça t’inspire bien le rôle d’écolière, on dirait.

— Tu n’as pas tenu ce rôle bien longtemps.

— C’est pas faux. En revanche, toi, tu as continué à me mettre des fessées. J’ai l’impression d’avoir le cul en feu.

Eric pose sa main sur les fesses rougis d’Amber et elle n’a pas tort, il ressent comme une petite chaleur sur le bout de ses doigts.

— Je dois avouer que c’était assez plaisant.

— Et si je continue à être une vilaine fille, tu me punirais plus vilainement ?

Intrigué, Eric soulève ses doigts et les fais redescendre contre cette petite fesse en une toute petite tape.

— A quoi penses-tu ?

— Parfois, j’aime bien être également attachée.

— Carrément attachée…

— Enfin attention, pas le délire avec les cordes et tout, je te parle juste de menottes classiques. Tu en as ?

— En théorie, oui.

— Comment ça, en théorie ?

— Quelques années après la naissance de ma fille, j’avais acheté des menottes et quelques accessoires pour tenter de raviver la flamme avec mon ex-femme.

— Ah, je ne sais pas pourquoi, je sens que ça n’a pas marché.

— Après me les avoir jetés dessus, je les ai rangé dans une boite et je n’y ai plus jamais touché, ils doivent être au fond d’un tiroir dans le dressing. Je les chercherai pour la prochaine fois si tu y tiens.

— Je peux te poser une question sur ton ex-femme ?

— Si tu as lu mes livres, tu sais bien qu’en me posant cette question, je me sens forcé de dire oui car si je réponds non, cela sous-entend que j’ai un problème avec ce sujet.

— Sexuellement, ça a toujours été compliqué avec elle ?

— Non, c’est justement parce qu’il y a eu un changement que ça a été difficile à vivre. Avant la naissance de notre fille, on était comme tous les couples amoureux, on essayait, on expérimentait pas mal de choses ensemble dont certaines où je la faisais sortir un peu de sa bulle.

— Comme quoi ?

Amber change de position, venant placer sa tête sur l’épaule musclé d’Eric.

— Tu n’auras pas de détail, cela restera entre elle et moi mais après la grossesse et la naissance de notre fille, son corps ayant changé, elle a eu beaucoup de mal à se sentir à l’aise avec et ça a changé beaucoup de choses dans nos rapports.

— C’est bien pour ça que je ne veux pas d’enfants.

— Ah bon ? Tu as l’air sur de toi ?

— Oui ! J’ai trop souffert et trop travaillé pour arriver à ce résultat, et même encore aujourd’hui, je fais attention à ce que je mange, je fais du sport tous les jours. J’ai pas envie de tout gâcher pour ça.

— C’est vrai que ça serait dommage.

— C’est donc le manque de passion qui a tué votre amour ?

— Ca a été un des principaux facteurs je dirais mais y a pas eu que ça évidemment car on s’est séparé huit ou neuf ans après la naissance de ma fille. J’étais souvent absent et très pris par la création de ma société plus le succès de mon premier livre. Elle a donc eu le loisir de retrouver sa sexualité avec un autre.

— Oh la salope ! C’est ça qui a provoqué le divorce ?

— Exactement… Je te mentirai si je disais que j’y avais pas pensé avant mais pour diverses raisons, je n’osais pas vraiment franchir le cap.

— Tu m’arrêtes si je suis trop curieuse mais tu l’as su comment ?

— Je les ai surpris tout simplement. J’avais des doutes car elle passait beaucoup de temps à préparer la « rénovation » de la maison que ses parents allaient nous léguer dans les Hampton. Un soir après le boulot, j’y suis allé pour la rejoindre là-bas et rencontrer enfin l’architecte. Ce connard d’italien était en train de culbuter ma femme devant la cheminée.

L’expression d’Amber laisse peu de doutes sur les insultes qu’elle a en tête.

— On s’est séparé très rapidement mais le divorce a mis plus de trois ans à être prononcé en raison de sa fortune et de mon entreprise. Ça a été compliqué à vivre entre le moment où la procédure a commencé et le moment où le divorce a été acté, il y a quatre ans, le père de mon ex-femme a vendu cette fameuse maison que sa fille avait souillée selon lui et il a investi toute cette somme colossale dans mon entreprise ce qui a permis de la développer comme jamais j’aurai pu le faire autrement.

— Sérieux ?! Tu as eu de la chance.

— A vrai dire, mon beau-père m’appréciait énormément. Pour lui, j’étais une sorte d’incarnation du rêve américain tel qu’il aurait aimé le vivre. J’étais immigré, bossant énormément pour m’élever de ma situation, plein de projets alors que lui est né dans un milieu très privilégié mais son éducation a fait en sorte qu’il avait beaucoup de recul là-dessus. Il avait de grands principes et il n’a jamais supporté que sa fille unique trahisse la valeur sacré, à ses yeux, de la famille. Il l’a donc totalement déshérité, ne la reconnaissant plus comme sa fille. Au moment de sa mort, un an après le divorce. Il a évidemment fait en sorte que sa femme ne manque de rien, mais tout le reste, c’est moi qui ai tout eu. Du coup, depuis trois ans, mon ex-femme me haït littéralement car à ses yeux, je lui ai volé ce qui lui revenait de droit.

— Wouah… Je ne pensais pas qu’un homme comme toi puisse avoir vécu une telle situation. Avec tous les conseils que tu donnes dans tes livres, on pourrait s’attendre que rien de terrible ne puisse t’arriver.

— C’est là que les gens se trompent… C’est impossible de tout maitriser, d’empêcher les choses d’arriver et à vouloir le faire, on perd son temps et son énergie. En revanche, on peut tout à fait arranger ou contrôler des petits éléments et bien sur la perception que l’on a des choses pour arriver à tirer un bénéfice des évènements.

Amber se rapproche et embrasse sensuellement Eric du bout des lèvres.

— Vous avez raison, monsieur le professeur. Merci pour cette leçon.

— J’espère que vous serez sage d’ici le prochain cours.

— Hmmmm… J’aurais surement besoin d’une autre punition… Je prends une douche rapidement et je file.

Le changement de timbre de voix permet à Eric de différencier Amber de son rôle. Il reste assis dans le canapé, un léger sourire aux lèvres alors que la jeune femme se penche pour ramasser les différentes parties de sa tenue d’écolière semait aux quatre coins du salon.

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Excellent comme toujours

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CHAPITRE 13

Dimanche 16 Septembre.

La tête de Lucie est enfouie sous son tas d’oreiller. Elle regrette d’avoir bu une si grande quantité d’alcool, son estomac se tord et se contracte douloureusement. Elle s’était pourtant juré d’être sérieuse et de ne pas avoir ce genre d’attitude peu constructive. Elle doit absolument avancer sur ses photos sous peine de ne pas réussir le premier semestre. La jeune femme se lève tant bien que mal et après avoir ouvert le rideau de sa fenêtre, elle se place devant son grand miroir. Elle porte uniquement son petit short qui lui sert de pyjama. Elle n’a même pas pris soin de mettre un haut pour dormir. Elle passe sa main sur son ventre noué. Mais pourquoi a-t-elle autant bu ? Il va vraiment falloir qu’elle se remette au sport également si elle veut garder son ventre plat.
Elle enfile machinalement son sweat et rabat la capuche sur sa tête sans prendre la peine de mettre un débardeur. Sous ce vêtement, Eric ne pourra jamais voir qu’elle ne porte rien et puis, il ne regardera pas. De toute manière, il n’y a rien à regarder, surtout par rapport à l’autre blondasse. Lucie espère, en sortant de sa chambre, qu’elle ne va pas la recroiser. L’appartement semble vide, il n’y a pas un bruit. Lucie s’avance et voit un mot posé l’ilot central de la cuisine.

« Je suis parti nager, je devrais revenir vers midi »

Et merde, il est déjà midi passé. Une part d’elle attend la semaine prochaine avec impatience, elle va se retrouver seule toute la semaine en raison du déplacement d’Eric à San Francisco pour son boulot. La jeune femme va pouvoir profiter de l’appartement, ne plus se soucier de sa tenue le matin, ou de sortir de la salle de bain habillée. En France, il était assez rare que ses parents s’absentent de longs moments et la jeune fille a toujours eu cette envie d’être nue ailleurs que dans la salle de bain, d’être libre de ne plus rien porter mais les occasions ont toujours été rare. De plus, le vis-à-vis avec ses voisins ou du fait qu’ils ont l’habitude de pouvoir venir à tout moment frapper à la baie vitrée du salon. Cette part d’ombre en elle attend la semaine prochaine avec impatience.

Après s’être douchée et s’être habillée avec une tenue relax du dimanche, Lucie sort de la salle de bain et remarque qu’Eric est finalement rentré et qu’il est en train de cuisiner. L’odeur de pancakes dessine un sourire sur le visage encore embrumé de la jeune fille.

— Ca sent bon.

Lucie tente d’avoir une voix joviale mais le timbre de sa voix trahit plutôt sa fatigue et son état peu glorieux de la veille.

— Merci. La soirée a été rude, non ?

Si cela avait été l’un de ses parents qui lui aurait cette question, Lucie aurait eu le droit à un sermon sur le fait que boire de l’alcool, cela peut être dangereux mais le sourire d’Eric rassure Lucie.

— Un peu, oui.
— Je me suis dit qu’un bon déjeuner à base de pancakes te ferait du bien. Pour moi, c’est le meilleur remède.

Le ciel gris ne permet pas de profiter de la terrasse, les deux colocataires déjeune, assis à la grande table du salon, de l’autre côté de la bibliothèque murale, séparant la pièce à vivre en deux avec d’un côté le salon avec les canapés et la télé et de l’autre la table à manger. Après quelques minutes, la discussion revient naturellement sur le projet photo de Lucie. Elle explique comment elle a déjà plusieurs idées sur la thématique macro mais qu’elle attend de voir les consignes lors de la semaine de cours. En revanche, niveau sport, elle est toujours au point mort. Eric pose des questions afin de trouver une approche que Lucie pourrait exploiter.

— Quand tu es avec tes amis sur la plage, vous ne faisiez pas du beach-volley ?
— Non… On joue plutôt au Mölkky.
— C’est quoi ça ?
— Tu ne connais pas ? – Lucie est surprise de voir qu’Eric ne connaisse pas ce jeu pourtant ultra connu en France - C’est une sorte de pétanque avec des bouts de bois numérotés.
— Je vois…
— Non mais dis comme ça, ça à l’air nul mais c’est sympa en vrai.
— Je veux bien te croire mais ce n’est pas avec une sorte de pétanque que tu vas convaincre tes profs.

Lucie acquiesce en avalant une part de pancake recouverte de sirop d’érable.

— Et avec tes parents, tu n’as jamais partagé un sport ?
— Non… Enfin parfois je jouais au ping-pong avec mon père mais ça se rapproche du jeu plutôt que du sport.
— Ça reste une activité sportive. Tu aimais ce moment ?
— Oui, c’était l’occasion de passer du temps et parler avec lui mais il a un tel niveau, qu’il devait se retenir, et faire parfois exprès de perdre.
— Avec le mien, c’était le foot. Mon père est un fanatique et il a toujours voulu que j’en fasse. Du coup, on allait dans le parc ou sur divers terrain pour qu’on y joue, mais plus je grandissais et plus ça devenait une compétition entre lui et moi. On pouvait rester des heures sur ce terrain.

Le visage de Lucie s’illumine. Elle vient de trouver l’approche qu’elle souhaite et qui lui convienne.

— C’est ça qu’il faut que je montre. La compétition entre un enfant et son parent autour d’un sport entre eux, sous forme d’un jeu mais avec l’esprit de compétition !
— Le meilleur endroit pour ça, c’est les terrains de basket urbain. Ici, le basket c’est tellement important que les terrains sont blindés de père et de fils y jouant.

Lucie se lève et se précipite dans sa chambre pour se changer et préparer son matériel photo. Eric est ravi de voir Lucie retrouver son sourire aussi rapidement. La jeune fille ressort de la chambre avec son sac sur l’épaule.

— Tu fais quelque chose ou tu pourrais m’accompagner ?
— Je voudrais pas te déranger pendant que tu photographie, c’est ton petit jardin secret.
— Ouais… sauf que c’est un peu ton idée et puis… je sais pas où aller en fait.

Eric est surpris par la demande de Lucie. Lors des premiers jours où il faisait visiter la ville à Karine et à sa fille, il a remarqué à quel point, elle pouvait s’enfermer dans sa bulle lorsqu’elle prenait des photos. Il accepte l’invitation et sort avec la jeune fille pour rejoindre l’un des terrains de basket urbain les plus connus de la ville, le Holcombe Rucker Park, situé tout au nord de Harlem.

A cette heure-ci, il n’y a pas grand monde et la pluie qui commence à tomber ne va pas inverser la tendance. Par chance, Lucie aperçoit un adolescent et son père en train de jouer ensemble, ou plutôt de s’affronter. ils prennent visiblement cela très au sérieux. Lucie les aborde et leur explique sa situation, ainsi que son projet. Le but étant de mettre en image leur rivalité sur le terrain mais leur plaisir de partager ce moment. Le père et le fils acceptent sans trop imaginer ce que vont rendre les photos. Les deux joueurs recommencent donc à dribbler et à chercher à mettre des paniers malgré la présence de la photographe. De son côté, Lucie ne sait pas non plus vraiment où se placer, à quelle distance, quelle angle, quelle focale, quelle vitesse d’obturation mais elle ressent le même plaisir qu’elle a lorsqu’elle photographie un paysage. Plus le temps passe et plus le père et le fils oublient cette présence et se lâchent au niveau de leurs mouvements et de leurs expressions. La pluie redouble d’intensité, heureusement que Lucie avait tout prévu pour protéger son appareil photo. Eric, de son coté, s’est protégé sous une structure en béton, observant la scène de loin tout en regardant ces mails professionnels sur son téléphone.

Après plus d’une heure, Lucie montre ses photos aux intéressés qui sont très surpris par la qualité des photos. Sur la plupart des photos, on peut y voir le regard bienveillant du père prenant du plaisir tout en étant déterminé à rester meilleur que son fils. Ce dernier, lui, désireux d’être meilleur et à prouver que la jeunesse vaut mieux que l’expérience tout en admirant son père.
Lucie et Eric finissent par rentrer en début d’après-midi à l’appartement juste avant que la pluie ne s’intensifie. Eric finit de préparer ses affaires pour passer la semaine San Francisco, Lucie de son coté, assise sur le canapé avec son ordinateur commence déjà à trier toutes les photos qu’elle vient de prendre.

— Du coup, si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n’hésites pas à m’appeler ou sinon à appeler le concierge de l’immeuble. Il pourra t’aider s’il y a un imprévu.
— Ca va le faire… Je vais avoir un appartement luxueux surplombant Central Park pour moi tout seule. C’est tout à fait normal à présent.
— Je t’enverrai des photos de mon hôtel à San Fransisco.
— Ça t’arrive de retrouver quelque chose de plus… normale ?
— Au niveau de la fortune et du confort, la normalité varie en fonction de chacun et de son propre niveau. Celui-ci est devenu ma normalité… Et crois-moi, il vaut mieux en profiter et tout faire pour le garder car une fois que tu t’es habitué, revenir « à la normale », ça veut souvent dire s’y écraser brutalement.
— J’ai hâte de voir cet hôtel alors.

Eric part avec sa valise cabine faisant un signe d’au revoir de la main à Lucie, un petit sourire au coin des lèvres. Elle est certes jeune, mais pourtant il part sans se faire de soucis pour elle ou plutôt il a confiance en elle. Alors que le taxi conduit Eric en direction de l’aéroport, celui-ci se perd dans ses pensées. Lucie a su faire preuve d’une capacité d’adaptation remarquable pour son âge, se retrouver seule, loin de ses parents du jour au lendemain et affronter le stress de cette école est vraiment une preuve de maturité. Eric ne voit pas comment la jeune femme pourrait échouer ce qu’elle a entreprit ici, avec toute son énergie, son sérieux ainsi que son talent.

Justement emporté par sa passion, Lucie n’a pas vu l’heure tourné et elle en a presque oublier de manger. Sans Eric pour préparer des petits repas simples mais délicieux, la jeune fille retourne à un niveau qu’elle qualifierait de normal pour une étudiante, des pâtes à la carbonara… Enfin normal si on oublie bien sûr le fait de cuisiner cela dans une cuisine qui doit coûter la moitié du prix de la maison de ses parents. Tout au long de son repas devant une série, son téléphone ne cesse de sonner. Andrew vient de répondre à son message où elle lui expliquait avoir enfin trouvé l’inspiration concernant le sport. Les messages s’enchainent au point que Lucie décroche de sa série et préfère écouter de la musique. Leur conversation prend une tournure à laquelle la jeune femme s’attendait, Andrew lui renvoi une photo de lui torse nu. A la fois excitée par la photo, Lucie se dit qu’il devrait quand même se rendre compte que contracter comme il est pour faire ressortir ses muscles, il n’y a rien de naturel dans sa position. La conversation continue et Andrew cherche directement à exciter son interlocutrice, ses messages ne sont plus évocateurs et il décrit précisément ce qu’il aimerait faire à la jeune femme à commencer par l’embrasser partout. Lucie lui répond en l’informant qu’il peut toujours essayer mais qu’il ne risque pas d’apprécier le savon sur son corps puisqu’elle va prendre une douche.

Evidemment cette douche fut de très courte durée, son téléphone n’a pas arrêté de vibrer, au point de lui faire passer l’envie de se masturber sous le chaud jet d’eau. Les images dans sa tête du corps d’Andrew contre le sien, de sa bouche sur sa peau, de sa queue en elle, elle sent que son corps est aux abois. Elle se sèche rapidement tout en regardant les messages et les appels en visio manqués d’Andrew. Il ne cesse de l’encourager à se montrer en photo mais il n’en ai pas question malgré cette envie qui la ronge. La jeune femme réalise soudainement qu’elle est totalement seule dans l’appartement, sans aucun risque qu’Eric ou personne d’autre puisse entrer et la surprendre. Elle peut être nue ! Elle peut être libre !

L’une des chansons que Lucie affectionne en ce moment retentit des enceintes connectées du salon, la jeune femme déboule au milieu du salon pour danser sans aucune contrainte. Ses longs cheveux humides virevoltant à chaque mouvement de son corps dénudé. Les bras relevés au-dessus de sa tête, ses seins dressées par l’excitation, ses doigts passant sur les côtés de son crâne et enivrée par la musique, un délicieux frisson parcoure tout son corps jusqu’à se concentrer dans le creux de ses reins. A chaque fois qu’elle a pu connaitre ces moments de liberté, elle a toujours ressenti ce même plaisir qui est bien au-delà du simple plaisir sexuel, il n’y a quelque chose d’autre, quelque chose d’inexplicable. La musique change devenant plus sensuelle, les mouvements s’accordent et deviennent plus lascives. Les traits de visage de Lucie se tendent également, elle s’imagine ainsi devant l’homme de son désir, prêt à lui sauter dessus. Elle cambre son dos, tendant ses fesses, se dressant sur la pointe de ses pieds, ses mains épousent la forme de ses seins, effleurent ses hanches. L’une d’elles est attirée entre ses cuisses, elle passe le bout de ses doigts entre les lèvres de son sexe et y ressent la chaleur qui l’habite depuis tout ce temps. La jeune femme s’allonge sur l’un des canapés, laissant ses jambes s’ouvrir légèrement pour que ses doigts puissent s’aventurer et répondre à son envie. Elle ne pense plus un seul instant qu’Eric puisse avoir des caméras de surveillance dans son salon, elle se concentre sur les images qu’elle a en tête et au plaisir procuré par la stimulation de son clitoris. Son autre main parcoure son visage… son cou… ses seins… son ventre… Ses sourcils se froncent, elle se concentre sur les visions qu’elle a d’Andrew, de son corps, de sa queue… Sa respiration est saccadée, elle ne se prive pas de gémir à haute voix tellement les frissons qui parcourent son corps sont puissants ! Tous les muscles de son corps semblent vouloir se contracter. Elle ne veut pas que ça s’arrête, que ce plaisir s’évapore comme si souvent. Ses doigts trempés posés à plat sur son bouton le frotte aussi bien de droite à gauche que de bas en haut. Lucie se surprend même à se laisser aller à donner des petites claques dessus comme si le bassin d’Eric venait le percuter. Doucement, elle sent que ce moment lui échappe, peu à peu, ralentissant les mouvements, laissant son corps se détendre. Une étrange sensation commence à l’emparer, presque honteuse d’avoir agi comme ça, de se caresser de cette façon incontrôlée et surement ridicule vue de l’extérieur.

A l’autre bout du pays, dans le taxi le conduisant à son hôtel, regardant son téléphone avec un petit sourire au coin des lèvres, Eric ne se doute pas un instant que sa colocataire vient de mouiller sur le canapé où lui-même à baiser avec Amber il y a quelques heures.

Que cela soit du point de vue de Lucie ou celui d’Eric, la semaine se déroule très rapidement. L’étudiante enchaine les cours sur la thématique de la semaine, les échanges de regards chargés de désir avec Andrew tout en restant discret durant la journée. Les séances photo pour avancer sur la thématique macro. Ses soirées sont bien remplies entre les tris et les retouches de ses photos, le fleuve de texto d’Andrew qui ne la laissent pas indifférente et ses expérimentations naturistes dans l’appartement. A présent, elle dort entièrement nue, se lève le matin et prend son petit déjeuner entièrement nue, sort de la salle de bain nue pour choisir ses vêtements dans sa chambre. Cette sensation de liberté, d’être simplement ce qu’elle est, sans se soucis de ce qu’elle porte, elle peut enfin mieux comprendre ce plaisir qui n’a rien à voir avec le plaisir sexuel. Elle ne se prive pas non d’explorer ce dernier, aussi bien sous la douche, que dans sa chambre, que dans le salon mais toujours sans réussir à atteindre ce petit quelque chose au bout.

Comme à chaque fois qu’il va à San Francisco, Eric est séduit par cette ville tellement différente de New-York. C’est une immense ville également mais l’ambiance générale est indescriptible, plus le temps passe et plus il pense à emménager directement sur la côte Ouest. La semaine passe aussi comme un coup de vent, enchainant les entretiens et repas professionnels avec de nouveaux partenaires influenceurs, planifier les gros évènements à venir et participer à des soirées mondaines afin de fructifier son réseau dans cette ville dynamique. Ces semaines lui laissent peu de temps libre, cependant cette fois-ci, il est parfois obligé de prendre le temps de répondre à son téléphone personnel. Amber n’arrête pas de lui envoyer des messages et des photos d’elle, très souvent dénudée ou en lingerie. Même si cela fait plaisir à Eric, il ressent une légère oppression par ces envois quotidiens, il est persuadé qu’à l’inverse Lucie n’enverrait jamais ce genre de photos alors que son corps doit être tout aussi… Eric coupe le fil de ses pensées avant qu’elle ne dérive car selon lui, elles n’ont aucun sens.

J’adore toujours autant !!!

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Toujours aussi sympa à lire
Merci pour ce beau récit

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Chapitre 14

Vendredi 21 Septembre

Rentré en fin d’après-midi, Lucie et Eric décident ensemble de sortir et d’aller manger dans un restaurant japonais. Presque naturellement, ils ont ressenti ce besoin de se retrouver et d’ainsi prendre le temps de se raconter leur semaine respective. Eric montre les photos qu’il a pris de son hôtel, de la vue sur les gratte-ciels de San Francisco, il parle également très librement de son prochain évènement, des projets de tournages pour les différents influenceurs. De son côté, la photographe en herbe lui explique précisément ce qu’elle a fait avec les photos du shooting sportif et comment elle a également abordé la thématique de la macro. Elle a choisi d’exprimer la notion de texture notamment en photographiant de très près des surfaces dont on pourrait presque sentir la texture sur le bout des doigts.

Au fil de la discussion, Eric prend un peu de recul et se rend compte, après cette semaine chargé en repas professionnel et conversation futile, à quel point il lui est naturel de discuter avec Lucie. Elle arrive à le passionner pour la photographie mais à vrai dire, quel que soit le sujet, la discussion est toujours enrichissante. Il sent également que la jeune femme est très en demande des précieux conseils qu’Eric peut lui donner, elle l’écoute toujours avec une très grande attention. Plus le temps passe et plus ils abordent des sujets différents, les sujets d’actualités aux Etats-Unis ou même en France, comme de vrais débats tel que la toupie de la fin d’Inception s’arrête-t-elle ou non ? Rose et Jack pouvaient-il tenir à deux sur cette satanée planche ? Eric se dit qu’il n’aurait jamais une telle complicité avec Amber mais de l’autre côté, il n’aura jamais d’intimité sexuelle avec Lucie. Elle doit bien cacher son jeu mais entre sa beauté naturelle et son intelligence, elle doit faire tourner la tête de nombreux garçons et avoir le choix alors pourquoi serait-elle attirée par Eric, un homme qui pourrait être son père.

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Samedi 22 Septembre

En fin de journée, Lucie se prépare dans la salle de bain avec attention. Les parents d’Andrew étant partis dans leur maison secondaire, leur fils organise une soirée dans l’appartement New-Yorkais et bien évidemment, il a invité la jeune fille. Cette dernière a donc décidé de sortir le grand jeu pour cette soirée qu’elle désire spéciale. Elle ne laissera rien au hasard et ne sera pas prise au dépourvu. La jeune femme a pris soin de son corps sous la douche et revêt une robe grise assez cintré au niveau de la taille, des boutons ouvert pour approfondir le décolleté sur ses petits seins resserrés l’un contre l’autre dans de la lingerie en dentelle noire à motifs rouge. La moitié haute de ses cuisses est couverte par la robe sans que cela soit trop moulant à ce niveau, cachant ainsi le tanga assorti à son haut. Lucie prend soin de se maquiller de manière plus soutenue mais tout en voulant rester élégante. Son regard s’intensifie et fait ressortir ses yeux en amande ainsi que le marron clair de ces derniers. Devant le miroir de la salle de bain, elle observe de quelle manière, elle peut jouer en prenant des expressions plus ou moins lascives, ouvrant la bouche avec un léger sourire ou un regard plus direct, plus coquin.

De son côté, Eric profite que Lucie soit occupé dans la salle de bain pour fouiller les tiroirs et placards de sa penderie. Amber est à nouveau disponible pour le rejoindre chez lui durant l’absence de Lucie. Cette dernière, à l’inverse d’Eric, n’a pas oublié l’évocation des menottes et de la boite à sextoy. La penderie d’Eric ressemble à un petit couloir de trois mètres de long sur deux de larges allant jusqu’au plafond, en réalité, il n’en utilise même pas trente pour cent depuis que sa femme est parti et cela fait bien des années qu’il n’a pas ouvert certains de ces tiroirs. Peut-être que l’une des femmes de ménages à trouver la boite et l’a prise ou l’a jeté commence-t-il à penser. Il ne reste plus que le fond avec notamment ses habits de ski, il soulève deux trois manteaux et voit la boite. Similaire à une boite de chaussures, elle est noire avec une sorte de motifs fleuris rouge sombre. Tout en restant dans son dressing, il ouvre et redécouvre les accessoires qu’il avait autrefois achetés par son ex-femme. Eric ne peut refreiner un léger sourire, satisfait de savoir qu’ils vont enfin pouvoir servir.

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La soirée d’Andrew se passe dans un grand appartement situé au 6ème d’un immeuble typique du quartier de Chelsea. Le jeune homme a fait en sorte de pousser tous les meubles du salon de ses parents pour permettre à la trentaine d’invité de pouvoir danser. Lucie n’avait pas imaginé qu’il y aurait autant de monde, surtout que l’appartement n’est pas aussi grand que ce qu’elle pensait vue comment Andrew se vante souvent de la richesse de ses parents.

Dès son arrivée, Lucie constate également qu’Andrew n’a invité personne de leur école de photographie et se retrouve face à des gens qui semblent tous se connaitre. Heureusement Andrew vient la présenter et finalement ne la quitte plus une seule seconde. Maintenant constamment un contact physique entre eux, que cela soit sur la piste de danse, collé l’un contre l’autre ou bien Lucie s’asseyant sur les genoux de son partenaire. Le temps s’écoulant aussi vite que l’alcool descend, la jeune étudiante commence à sentir son corps se détendre et a plus en plus de mal à résister à son attirance pour Andrew. Ce dernier a bu énormément et son regard est parfois vitreux et semble parfois ne plus réagir. La soirée bat son plein avec de nombreux invités en train de danser comme des diables. Collé l’un derrière l’autre partageant une danse sensuelle, Lucie ondulant et frottant ses fesses contre le bassin d’Andrew, ce dernier saisit la jeune femme dans le bras et la tire à l’écart. Lucie, malgré sa surprise, se laisse faire, soudainement excitée par l’idée de s’isoler. Elle sent cette douce chaleur, la même précédant ses caresses intimes, envahir son corps au moment d’entre dans cette chambre.

Andrew referme la porte derrière eux et la verrouille. La musique est atténue mais toujours très présente, les volets de la fenêtre ne sont pas fermés et on distingue par cette lumière nocturne que la chambre est dans un désordre complet. Personne ne pourra venir les déranger, personne ne pourra les interrompre ou même les surprendre en plein ébat. Cela fait des mois que la jeune femme n’a pas baiser et cela fait bien longtemps qu’elle n’en a pas eu autant envie. Le corps de la jeune femme est électrisé de toute part, elle sent sa peau avoir la chair de poule, elle tremble en ayant si chaud, elle ressent les papillons dans le ventre… Elle ne tient plus en place. Lucie se jette sur Andrew, le plaquant contre la porte pour l’embrasser sauvagement, le jeune homme un peu déstabilisé se laisse faire.

— Tu es comme ça, toi… Hein ?! Lui glisse-t-il avant de répondre à son baiser.

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Cela fait une heure qu’Eric attend avec une certaine impatience l’arrivée de sa partenaire nocturne. Plus le temps passe et plus il y aura un risque que Lucie et Amber se croisent. Cette dernière ne répond pas aux messages d’Eric afin de savoir où elle est. Plus il y réfléchit et plus il se dit que l’attitude d’Amber est assez étrange… Soi-disant, elle trouve Eric exceptionnel car il a changé sa vie via ses livres puis qu’il lui résiste. Cela faisait deux ans qu’elle n’aurait eu aucune relation intime et pourtant elle n’a aucune hésitation à coucher le premier soir, à jouer un rôle et à demander à être punie dès le second et à demander à être attachée lors du troisième. Elle n’hésite pas non plus à envoyer des photos nues d’elle via messagerie… Il y a quelque chose qui cloche !

Au moment où Eric doute de plus en plus, la sonnette de son interphone sonne sur son téléphone. Il y reconnait Amber et ne peut s’empêcher de sourire. Malgré toutes ces interrogations, son seul but est d’avant tout profiter de la compagnie de cette sublime femme. Il reçoit un message d’Amber qui ne le laisse pas indifférent

— Quand j’entre, pas un mot. Laisse-moi le temps de me changer dans la salle de bain.

Lorsqu’Eric ouvre sa porte pour qu’Amber puisse entrer, cette dernière ne détourne pas le regard vers son hôte et file immédiatement sur sa gauche, dans le couloir en direction de la salle de bain. Durant ces longues trois minutes, Eric modifie l’ambiance lumineuse de la pièce à vivre pour une couleur jaune orangé assez tamisé et une mélodie discrète habille le fond sonore.

Amber fait son entrée dans le salon dans la même tenue d’écolière que la semaine dernière. Sa chemise blanche noué au niveau de ses deux obus siliconés, Les bas blancs recouvrent ses longues jambes musclées et s’arrêtent presque à l’endroit où la jupe à carreaux s’arrête également. Amber s’est évidemment maquillée en conséquence et coiffée avec deux couettes, jouant vraiment un côté naïf peu crédible. C’est vraiment un cliché ridicule mais Eric ne peut résister à l’excitation grandissante.

— Je crois que je suis en retard, monsieur. Décidemment, je suis vraiment une vilaine fille. Dit-elle d’une voix exagérée.

— Et je suppose que vous ne portez pas de culotte ?

Amber baisse son visage et fais un non de la tête comme si elle en avait honte.

— Et bien… C’est que vous n’avez pas retenue la précédente leçon.

— Vous allez encore me mettre la fessée, monsieur ? Son regard et son sourire trahit son excitation avec ce genre de dialogue préliminaire.

— Je ne sais pas… La dernière fois, il me semble que cela a eu un effet surprenant sur vous.

— Que voulez-vous dire, monsieur.

Eric se rapproche soudainement et pose délicatement sa main sur la gorge d’Amber, qui bouche ouverte a du mal à se contenir de ne pas sauter physiquement sur son professeur particulier.

— Claquer ton cul en étant sur mes genoux t’a énormément excitée. Veux-tu recommencer ?

Amber ne répond pas et s’éloigne du corps d’Eric pour se diriger vers la table à manger. Elle n’a pas besoin de dire un seul mot, son visage est suffisamment expressif. Elle écarte les jambes pour positionner son bassin à hauteur de la table, puis se penche de manière à allonger son buste dessus. C’est bien plus qu’une réponse à la question d’Eric, c’est une invitation.

— Je suis une vilaine fille, punissez-moi d’aimer cela.

Eric s’approche de la croupe tendue et soulève d’un coup de main, le bout de tissu à carreaux recouvrant à peine les fesses rondes d’Amber. Eric est placé derrière ce cul magnifiquement tendue, il est sûr que ce n’est pas la première fois qu’Amber se retrouve dans cette position… Son cul est totalement ouvert, et son dos cambré fait ressortir et ouvrir son sexe déjà luisant. Les doigts d’Eric effleurent cette intimité en passant délicatement sur les lèvres, la fente et l’anus de sa partenaire qui frisonne déjà. Délicatement il les fait glisser dans l’autre sens, les enfonçant doucement entre les lèvres afin d’y venir caresser le bouton de chair. Amber a à peine le temps de laisser échapper un gémissement que ce doux contact cesse. Les doigts d’Eric viennent fouetter la fesse droite de la femme qui laisse échapper un petit cri de surprise.

Les coups pleuvent de plus en plus vite et de plus en plus puissants, le cul bronzé d’Amber rougit à vue d’œil et parfois la marque des doigts est bien visible. Cependant Amber ne cesse d’inciter son professeur à continuer, de dire à quel point, c’est une vilaine fille qui mérite d’être punie. Eric donne également quelques claques sur le sexe de sa partenaire qui se cambre encore plus après cela.

Eric a totalement déconnecté son cerveau et cela lui fait un bien fou. Il ne pense plus à son boulot, à Karine, à ses projets ou à Lucie qui pourrait entrer. Il n’y a rien d’autres que le plaisir qu’il ressent à écarter ce magnifique cul, à faire gémir et crier de plaisir sa partenaire. Jamais, il n’aurait pensé pouvoir ressentir à tel plaisir dans cette situation. Evidemment, il a toujours aimé le fait de manipuler, de contrôler quelqu’un mais étrangement, jamais il n’y avait pensé sexuellement et surtout de façon aussi agressive et humiliante. Il a envie de se lâcher, d’enfin assouvir ce désir tout en faisant plaisir à sa partenaire. Sans dire un mot tout en continuant son œuvre d’une main, il ouvre et sors son sexe de son pantalon. Il est déjà long et épais par la situation et encore quelques mouvements de poignets, Eric a une érection monumentale. Cela fait très longtemps que sa verge n’a pas été aussi gonflé.

— Ça te plait toujours d’être une vilaine fille et d’aimer te faire punir.

—Oh oui ! Monsieur, conti…

Eric n’attend pas la fin de la phrase pour frotter son gland gonflé contre cette fente trempée sous ses yeux. La respiration d’Amber se bloque en se sentant si soudainement pénétrée. Eric effectue quelques va-et-vient jusqu’à s’enfoncer entièrement dans cette chatte humide. Aucun des deux ne semblent vouloir casser ce moment de plénitude. Eric, sentant son sexe entièrement englobé dans un fourreau délicieux. Amber, se sentant ainsi remplie par ce pieux délicieux. Jusqu’à ce que les doigts d’Eric reviennent fouetter la fesse déjà rougie d’Amber.

— Ce n’est que le début, vilaine fille !

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Clairement Andrew n’a pas l’habitude d’embrasser avec la langue, Lucie mène la dance. En revanche, il ne perd pas une seconde pour glisser ses mains sous sa robe et lui retirer son string tout en descendant son buste pour accompagner le petit bout de tissu. Dommage… La jeune femme aurait aimé retirer sa robe pour la jouer femme sensuelle en lingerie mais elle n’ose pas l’arrêter. Ses mains remontent le long de ses jambes tremblantes. Andrew affirme sa satisfaction en lâchant un grognement de plaisir en découvrant l’état intime de Lucie. Les jambes légèrement écartées, elle lui donne accès à ses lèvres douces et lisses. Elle ressent ses doigts glisser entre ses lèvres et venir appuyer directement sur son sexe. Elle n’arrive plus à l’embrasser, elle a besoin de respirer profondément. Andrew respire aussi bruyamment, la caressant rapidement avant d’enfoncer deux doigts en elle. Malheureusement cette précipitation provoque une légère douleur à Lucie, elle a déjà remarqué qu’elle prenait plus de plaisir en se caressant le clito qu’en se doigtant mais les hommes ne semblent pas avoir compris cela…

— Doucement, s’il te plait ? dit-elle en appuyant sur son poignet pour qu’il se retire.

— Tu es vierge ? Le visage d’Andrew s’illumine encore plus, si cela est possible

— Non mais vas-y doucement…

— Ah oui, je vois, allonges toi… je vais m’occuper de toi alors !

Lucie sourit de voir Andrew si compréhensif. Elle tente de retirer sa robe mais Andrew la pousse en arrière, Lucie tombe sur le lit d’Andrew en poussant un cri aigu de surprise. Le jeune homme lui attrape les genoux pour les maintenir relevé et les écarter sans ménagement, la robe de Lucie s’est remonté toute seule dans la chute. Dans la pénombre, Lucie constate qu’Andrew n’hésite pas une seconde pour y plonger sa tête, sans qu’elle ne puisse rien dire. La jeune femme réalise que c’est la première fois qu’elle offre ainsi son sexe. Elle va enfin découvrir le plaisir qu’une langue peut procurer.

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Difficile de dire depuis combien de temps Eric est allongé sur le dos dans une sorte de demi-coma. Amber a délicatement posé sa tête dans le creux de son épaule ainsi qu’une de ses cuisses sur celles d’Eric. Leurs corps en sueur ne se quittent plus. Certaines positions sont quand même épuisantes et Eric n’a plus vraiment l’habitude d’une telle intensité. Amber est de loin, la partenaire, la plus vorace et la plus en demande de performance qu’il n’a jamais connu. Un simple missionnaire devient l’occasion d’écarter ses jambes, de les enrouler, de remuer son bassin tout en communiquant son plaisir de manière exagéré. Eric se réveille doucement sous la douce caresse des doigts d’Amber sur son ventre.

— Tu dois me montrer tes sex-toys je te rappelle.

— Je pensais qu’après cela, tu aurais oublié.

— C’est mal me connaitre, j’y ai pensé toute la semaine.

— Je peux savoir pourquoi cela t’excite autant ?

Amber redresse la tête pour regarder Eric dans les yeux.

— Tu veux dire, jouer le rôle de l’écolière ?

— Plutôt le coté vilaine fille et pourquoi tu as envie que je t’attache pour te baiser.

— Tu as vraiment besoin de savoir ça pour me baiser de cette manière ?

— A vrai dire, je n’ai jamais eu l’occasion d’attacher et de me servir de sextoy donc oui, comprendre pourquoi tu as envie de cela peut m’aider.

— Cela ne t’aidera pas… Laisses toi simplement aller ! Comme avec les fessées. Va les chercher et utilise les sur moi, fais-moi tout ce que tu désires, sans penser à rien.

— Et si tu n’as pas envie de faire ce que, moi, je veux faire.

— Je te dirais « Stop », tout simplement.

Eric hésite quelques instants, Amber semble avoir tellement envie d’aller encore plus loin que la tenue d’écolière et les petites fessées. L’espace d’un instant, Eric pense à Gorges, qui échangerait toute sa fortune pour être à sa place, avec une femme comme Amber qui lui dirait de faire tous ce qu’il désire d’elle. Puisque penser à Gorges en étant tout nu sur un lit avec une demoiselle en tenue d’Eve n’est pas forcément agréable, Eric passe à l’action pour chasser ces pensées. Il se lève subitement sans dire un mot et ouvre la porte de son dressing pour aller chercher la boite à sextoy.

Il la pose juste à côté d’Amber tout en prenant son téléphone avant de lancer la playlist dont le thème érotique est flagrant, les lumières virent dans une ambiance rougeâtre et orangée, comme si toute la pièce était à l’image de leur corps, comme enflammée.

Amber ouvre la boite en cachant sa main tremblante d’excitation. Elle sort un à un tous les accessoires se trouvant à l’intérieur, soigneusement rangés. Un bandeau épais pour recouvrir les yeux, quatre larges menottes en cuir épais, surtout les chevilles et poignets, un collier muni d’une attache, une laisse en métal, un plug anal en forme de bijou, un long godemichet blanc au design très épurée mais très doux.

— Par quoi commençons-nous monsieur le professeur ?

Eric tend sa main vers celle d’Amber pour l’inviter à se lever du lit. Sans dire un mot, il lui passe les menottes autour des poignets puis les attachent l’un à l’autre dans son dos.

— Mettez-vous à genoux, jeune fille. La leçon ne fait que commencer.

Hésitez pas à me faire vos retours, ca m’aide pas mal d’avoir vos avis pour avancer ^^
Deja savoir si cela plait et si c’est utile que je continue de publier :smiley:

Moi j’aime ton style et ta plume comme d’habitude

J’étais inspiré et motivé ce matin. Voici la suite de ce chapitre… le suivant sera un point tournant de l’histoire.

Chapitre 14 - Partie 2

Lucie est allongée sur le lit d’Andrew, scrutant le plafond, les jambes toujours maintenues écartées et relevées autour de la tête d’Andrew par les mains de ce dernier. Au début l’excitation était totale, sentir le souffle chaud de son partenaire sur sa vulve humide, le contact de sa langue entre ses lèvres… D’enfin découvrir ce plaisir tant désiré, si souvent imaginé par la jeune fille. Mais la réalité a rapidement essoufflé ce plaisir. Il se contente simplement de donner des coups de langues au hasard entre les lèvres. Mais qu’importe, ce n’est pas cela qui refroidira Lucie ce soir. Elle en veut tellement plus, elle a tellement envie de jouir, elle veut prendre son pied tout en le perdant, elle veut avoir son putain d’orgasme ! Andrew se redresse pour prendre sa respiration et Lucie en profite pour le pousser avec son pied et pouvoir inverser les rôles. Jamais elle n’a eu autant envie de faire une fellation. Elle devine le sourire de son partenaire lorsque ses mains ouvrent sa ceinture, puis son pantalon puis elle le tire en dessous de ses fesses en même temps que son caleçon pour y découvrir… Si peu ?!

Lucie marque un temps d’arrêt en découvrant le sexe de son partenaire… Pour le coup, là c’est une douche froide qui s’abat sur le feu intérieur qui brulait en elle. Andrew n’a pas cesser de mettre en avant son attribut viril dans ses messages érotiques mais en réalité, c’est un désastre. Il ne bande même pas vraiment, cela ressemble à une petite saucisse posé sur son bas-ventre. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, et malgré la douche froide, Lucie ne la quitte pas des yeux et en rapproche sa bouche. Elle tend timidement sa langue et vient effleurer le dos de cette verge… Lucie a tellement envie d’explorer son plaisir, de libérer son corps de cette tension. Elle gobe le gland entre ses lèvres et tente de le sucer tout en la soulevant mais elle lui échappe de la bouche et retombe mollement. Lucie est persuadé qu’elle y arrivera uniquement par le fait d’être pénétré par cette queue. La jeune femme écarte ses cheveux d’un côté d’un mouvement de tête, puis saisit du bout des doigts le sexe d’Andrew, trois doigts suffisent à la recouvrir entièrement et Lucie a des doigts assez fins… Mais, ce n’est pas la taille se dit-elle intérieurement, une fois qu’il bandera, cela sera suffisant… La jeune femme remue son poignet tout en donnant quelques coups de langue sur le gland ou le dos de a beau remuer son poignet tout en donnant quelques coups de langue, cela semble commencer à fonctionner mais très péniblement… Cela commence à la vexer, depuis le début, elle n’ose pas croiser le regard d’Andrew. Pourquoi cela ne fonctionne pas ? Lucie pense à son ex qui bandait pour un rien et à peine, elle commençait à le sucer qu’il éjaculait, avant même qu’elle puisse apprécier le simple fait de lui donner du plaisir… Soudainement, un bruit fait sursauter Lucie en lui faisant lever la tête en direction d’Andrew… Lucie n’en revient pas… Il vient de ronfler.

— Sale connard.

Difficile de déterminer entre la phrase hurlée en français ou son sexe qui vient d’être claqué brutalement sur son ventre qui réveille Andrew, en revanche, il est évident qu’il ne comprend pas ce qu’il se passe. Lucie n’arrive même pas à entendre ce qu’il tente de dire tellement elle est en furie. Ses oreilles bourdonnent et tout son corps pétille comme un volcan prêt à exploser. Elle remet sa robe en place et récupère son sac tout en continuant à insulter Andrew qui tente de se rhabiller et de se lever mais son corps semble amorphe.

Lucie se précipite hors de la chambre alors qu’Andrew crie pour qu’elle s’arrête. Une fois dans le salon, tous les regards se tournent vers la jeune femme mais elle ne se préoccupe pas de tous ses inconnus, elle veut juste partir. Andrew tombe en trébuchant tout seul, comme un vulgaire ivrogne, permettant à Lucie de s’échapper dans les escaliers pour descendre les six étages. Le bruit de ses talons résonne dans la cage d’escaliers. Lucie n’en revient pas ! Comment a-t-elle pu se faire berner à ce point ? Il paraissait tellement charmant, tellement expérimenté, tellement sûr de lui ! Plus Lucie descend et plus elle ne peut s’empêcher de comparer Andrew et son ex. Ce ne sont que des incapables, qui ne connaissent rien aux femmes, qui ne savent même pas comment donner du plaisir. Ils savent parler et se donner des airs mais quand il faut donner un coup de langue ou des coups de reins, il n’y a plus personne. Lucie traverse le hall d’entrée et s’apprête à franchir la porte. Il n’est même pas minuit passé, pas besoin de prendre un taxi, la jeune femme peut parfaitement rentrer en métro à cette heure-ci. Toujours perdue dans ces pensées, à maudire ces garçons qui ne pensent qu’à lui retirer son string et à …

Aussi soudainement qu’un coup de fouet, la fine brise qui vient de se glisser sous sa robe et d’effleurer son sexe encore trempé lui rappelle cette évidence… Elle a oublié son string dans la chambre d’Andrew ! La jeune femme est immobile devant l’immeuble, son cerveau est embrumé par l’alcool et semble planter littéralement comme un ordinateur. Comment a-t-elle pu oublier de le récupérer, de le remettre. Après être partie comme elle vient de le faire, il lui est impensable de remonter, de recroiser tous ses gens, de croiser Andrew pour récupérer sa lingerie. Elle n’a pas d’autres choix que de rentrer sans ! Et même si sa robe recouvre parfaitement ses fesses et la moitié de ses cuisses, l’idée d’être ainsi déculottée est perturbant pour la jeune fille.

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Amber, à genoux, au pied du lit s’attache les cheveux en une queue de cheval serrée afin de dégager son visage impassible malgré son excitation. Eric se tient debout devant elle, son sexe au repos sous les yeux de sa partenaire. Il lui prend son poignet et lui enfile l’une des menottes, le temps de le faire sur le deuxième poignet, Amber saisit le sexe d’Eric pour le branler délicatement, un petit sourire au coin des lèvres. Ce dernier finit de resserrer la menotte et se positionne derrière elle pour venir les attacher l’une à l’autre, bloquant ainsi les bras d’Amber.

Ainsi positionné, devant sa partenaire agenouillée, les jambes serrées, les fesses posées sur les talons et les mains attachées dans le dos, la position de dominant est assez évidente. Amber en rajoute également en jouant avec son regard, soit droit dans les yeux, soit se posant sur le membre qu’elle désire. Eric saisit délicatement son sexe en resserrant ses doigts autour et les faisant glisser lentement sous les yeux de la femme agenouillée. Plus ce sexe se tend et plus son regard s’attarde dessus, elle ouvre la bouche, se mordille la lèvre, puis ouvre la bouche en tirant la langue vers le bas. Eric ne dit pas un mot tout en rapprochant son gland des lèvres d’Amber. Il doit admettre que cela l’excite plus qu’il n’aurait pu l’imaginer, sa queue durcit rapidement dans le creux de sa main. Amber soudainement se rapproche, supprimant les quelques centimètres séparant sa langue du dos de cette verge se dressant devant elle et y donne un coup de langue rapide. Eric se recule.

— Doucement, tu dois apprendre la patience, je crois.
Eric imagine parfaitement que normalement lorsqu’Amber se retrouve nue devant un homme, ce dernier ne perd pas une minute. Elle devrait aimer qu’il prenne son temps.
— Crois-tu mériter de sucer mon sexe ?

Amber ne répond pas verbalement, elle écarte ses genoux l’un après l’autre, et se penche sensuellement en arrière, s’aidant de ses poignets pour prendre appui sur le sol. Ainsi elle expose son buste au regard d’Eric. Sa poitrine parfaitement ronde ne bougeant pas d’un pouce, ses abdos se dessinant sur son ventre plat, le commencement de sa fente dénuée du moindre poil. Le visage d’Amber affiche un large sourire, sûre de l’effet de ses atouts mais Eric reste impassible, se caressant à la même allure. La respiration rapide d’Amber trahit son excitation de devoir jouer ce rôle et de connaitre cette légère frustration.

Se prenant au jeu, elle se redresse de sa position et vient se placer d’elle-même à genoux sur le bord du lit, puis contrôlant la descente de son buste pour venir placer sa tête sur la couette, offrant ainsi une vue irrésistible. La vue de ces fesses charnues, tendues, ouvertes est magnifique. La vulve brune d’Amber est également grande ouverte après leur première baise de la soirée. Eric est comment hypnotisé par cette offrande, elle a perdu toute retenue, affichant son intimité au grand jour, aux yeux de son partenaire nocturne, attendant que ce dernier craque. Les doigts d’Eric viennent fouetter l’une de ses fesses, le bruit résonne dans la pièce suivit d’un gémissement d’Amber.

— Tu es vraiment une magnifique salope quand tu t’y mets.
Une autre fessée vient marquer l’autre fesse, puis le gland d’Eric vient se placer contre cette vulve ouverte, écrasant ces lèvres humides.
— Baises moi, vas-y.
La voix d’Amber est tellement différente qu’Eric a du mal à savoir si elle est toujours dans un personnage ou si elle vient de lâcher prise. Eric saisit alors la longue queue de cheval et tire la tête d’Amber en arrière pour la lui redresser.
— Je te rappelle que tu m’as dit de faire tout ce que je désirais et crois-tu que j’ai envie de te baiser ?

Eric se détache complètement d’Amber et saisit sur le lit, le vibromasseur d’une quinzaine de centimètres, sous les yeux amusés d’Amber qui écarte un peu plus ses genoux. Le bruit discret de la vibration s’étouffe au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans l’antre humide. Sous la manipulation d’Eric, il glisse dans un sens puis dans l’autre, faisant vibrer Amber de l’intérieur. Cette dernière en rajoute certainement mais elle se cambre, gémit de plus en plus et de plus en plus fort. Eric est agenouillé au niveau de ce spectacle. Retirant parfois le sextoy afin d’admirer cette chatte s’ouvrir et se refermer autour de cet objet. Le souffle d’Eric ajoute un petit quelque chose à ce cocktail de sensation explosif. Cela ne dure que quelques minutes mais suffisamment pour qu’Amber semble avoir perdu enfin le contrôle.

Sans prévenir, sans dire un mot, Eric se redresse tout en retirant et jetant l’objet vibrant sur le lit, enfonçant son gland dans cette chatte ruisselante de plaisir. Il s’enfonce d’un coup, allant jusqu’à la garde, écrasant son pubis contre les fesses d’Amber. Les mains de cette dernière s’accroche aux menottes, la couette étouffe le cri de plaisir qui sort de sa gorge. Les mains posées sur les hanches, Eric entame de lents et profonds va-et-vient, allant parfois toucher le fond. Amber fond littéralement, cette baise lente et sensuelle la transcende, elle sent cette verge frotter en elle, provoquer tant de frissons.

Amber ne tient plus son rôle et détache les menottes. Eric n’a pas le temps de réagir et de lui donner un ordre que la jeune femme saisit le vibro puis s’allonge sur le dos, la tête sur le bord du lit, penché dans le vide, elle saisit la queue d’Eric et la guide jusqu’à sa bouche. Son autre main vient placer le vibro en elle et le remettre en marche. Eric reprend les mouvements de son bassin, cette fois s’enfonçant dans la bouche et la gorge d’Amber, il sent cette sensation indescriptible de s’enfoncer dans la gorge de sa partenaire. En raison de la taille de son sexe, il n’a jamais réussi à s’enfoncer entièrement mais peu importe, Amber prend soin de tourner sa langue autour de son gland, rapprochant Eric de l’orgasme. Ce dernier se penche également pour remplacer la main d’Amber sur le vibro et prendre le contrôle de ce dernier. Que cela soit l’un ou l’autre, ils résistent à leur propre envie de jouir mais font tout pour provoquer celui de l’autre. Amber s’acharne soit à branler cette énorme queue bien dure en direction de sa poitrine, soit à en lécher le dos jusqu’à effleurer les couilles qui pendent sous ses yeux, soit à enfoncer le gland le plus profondément mais avec sa respiration saccadée cela devient de plus en plus difficile.

Eric se redresse, tout en reprenant l’une des mains d’Amber pour qu’elle continue d’utiliser le vibro, il va jouir, il le sait, il ne peut plus se retenir. Il pousse un long gémissement qui se transforme en un râle de plaisir libérateur. Amber continuant de branler Eric alors que les traits chauds de sa semence tombent sur sa poitrine et entre ses doigts. Durant ces longues secondes, elle enfonce le gode au plus profond de son être pour elle aussi terminer sur une douce note. Avec une douceur infinie, elle prend soin de récupérer chaque goutte de sperme recouvrant ce pieu grâce à sa langue. Amber éteint puis retire le vibromasseur de son sexe et laisse son cœur redescendre à un rythme plus doux. Sans dire un mot, les deux amants s’allongent cote à cote sans dire un mot.

— Tu n’as pas su tenir ton rôle jusqu’au bout encore une fois. Dit Eric la voix essoufflé par son effort. Amber sourit en le regardant.
— Est-ce de ma faute si j’ai pu si facilement me détacher ? Et ce n’est pas faute de t’avoir dit que j’étais une vilaine fille.
— Je vais devoir t’attacher plus solidement et te punir à nouveau
— Ca sera avec plaisir mais la prochaine fois. Je vais rentrer chez moi, tu m’as épuisé.

Amber se lève et part ramasser les vêtements de sa tenue d’écolière disséminé dans le salon, des heures auparavant. Eric se lève également après avoir enfilé son short ample pour dormir. Il ne cherche pas à retenir Amber, même si il ne serait pas contre l’idée de dormir et de se réveiller à ses côtés, il préfère ne pas se soucis du fait que Lucie peut à nouveau croiser Amber au petit matin. Il ne veut surtout qu’elle puisse penser qu’il ne fréquente que ce genre de femmes, qu’il est superficiel. Amber est bien plus qu’un corps de rêve et puis Lucie n’a rien à lui envier. Amber prend rapidement sa douche et ressort de la salle de bain comme si rien de ce qui venait de se passer ces dernières heures n’était arrivé. Les deux amants s’échangent un dernier baiser comme si ils voulaient se remercier l’un à l’autre du moment passé puis Eric referme la porte.
Allant à son tour sous la douche, il ne peut s’empêcher de penser au plaisir qu’il a ressenti lorsqu’il avait le contrôle de la situation. L’eau chaude tombant sur son corps, sans bouger, perdu dans ses pensées. Jusqu’où peut-il aimer cela ? Il peut enfin assouvir les désirs qu’il pensait autrefois malsain, comme le simple fait d’observer de près le sexe de sa partenaire et tant d’autres… Il n’a pas à avoir honte de ses désirs et peut les explorer. Tant de chose reste finalement à découvrir et cela l’excite plus que tout ce qu’il a pu faire jusque-là.

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