Petit deviendra grand

  • Mais c’est qui la fille dont tu es amoureux ?
  • Et bien en fait…
  • Oui ?
  • C’est toi…

Alice me regarde stupéfaite. C’est à elle que je viens d’annoncer mes sentiments. Elle était officiellement amoureuse de David à l’époque et malgré cela, nous nous sommes dés lors afficher main dans la main devant tout le monde. Pas de séparation officielle ou encore d’engagement particulier… Juste l’amour devenu réciproque, ou l’a-t’il toujours été peut-être.

Elle était ma confidente et s’intéressait de près à mes émois. Moi je cachais par peur, l’identité de l’objet de mon frétillement intérieur et me confier à elle, en sachant son ignorance, me satisfaisait déjà : c’était un pas vers une déclaration. Puis un jour c’est devenu trop douloureux : Alice, mon amoureuse, c’est toi. Et je pensais qu’elle me dirait un « non » ferme et outré… mais non, elle m’a pris la main, elle aussi alors. Je me rappelle de son nez pointu, sa coupe au carré et ses yeux noisette. Elle était petite et moi déjà bien grand pour mon âge… Ah oui, j’oubliais, j’avais dix ans à l’époque de ces faits, et elle aussi.

Pendant un an nous avons vécu un amour d’enfance pur, des caresses et des bisous, nous faisions comme les grands. Du moins comme ce que nous connaissions des actes d’amour des grandes personnes, c’est à dire peu de chose. J’ai lonigtemps considéré cette histoire comme la première. J’étais en CM2 et quand le collège est arrivé, nous nous sommes perdu de vu, et comme avec David, il n’y eu pas de rupture officielle. Les conventions des relations humaines nous échappaient.

Je pense aujourd’hui à ces conventions et comme il est difficile d’en construire de différentes, de nouvelles. Mais continuons…

En 2012, j’avais 27 ans. Je reçois un message sur un réseau social dont l’expéditeur a nom curieux (dont je ne me souviens plus d’ailleurs) et qui semble partager son compte avec un conjoint.

« Salut c’est Alice, ça fait un bail. Je voulais organiser une retrouvaille avec tous les copains de l’époque. J’espère que tu vas bien et que nous nous reverrons bientôt. »

Alice me raconte sa situation : mariée, deux enfants ; et me demande la mienne en même temps que des nouvelles. Voilà dix-huit ans que nous ne nous étions pas parlé ! Je répondais brièvement sur ma vie professionnelle et, bien que peu emballé, gardais le contact pour ces retrouvailles. Alice, motivée, me renvoie une nouvelle invitation en m’expliquant que les retrouvailles étaient organisées tel jour, telle heure, telles personnes invitées… J’avoue que je n’avais pas envie de les revoir, et étant dans à l’époque dans une instabilité sentimentale patente, je ne voulais pas voir Alice et sa jolie famille installée et je décidais de faire la pire chose à faire : le mort. Ainsi je n’ai jamais répondu à cette invitation qui me semblait si déprimante. J’ai reçu par la suite un message de sa part manifestant sa déception, ce que je comprend très bien.

Je me suis platement excusé, j’ai argué que ma situation était compliqué mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle comprenne. Et c’était finis.

Alice et moi avons grandi en région parisienne dans une banlieue assez pauvre. Elle habitait encore là-bas à l’époque de ces messages, cela a dû participé à ce comportement. Je pense que l’élément déterminant était les deux enfants. Bref j’ai été un peu nul. Je ne pensais pas avoir de nouvelles… jamais. Et pourtant.

Début juillet (de cette année 2022), je me suis rendu à Paris pour y voir de la famille pour un anniversaire de mariage. des gens qui habitent dans la rue où nous habitions Alice et moi, la rue de notre école également. Je logeais chez ma tante. Le lendemain, j’entrepris une ballade dans cette même rue pour voir… ce qui a changé… Je passe devant l’école, j’en fais le tour. Je contourne l’enclos métallique et observe la cours, et dans cette cours le lieu où j’ai fais ma déclaration il y a 28 ans. Ma première déclaration d’amour. En face il y avait un gymnase, il est aujourd’hui à l’abandon. Je m’en approche. Je suis devant la porte obstruée par des planches de bois. Je bloque le passage à une femme qui promène son chien « pardon ». Je m’écarte et rentre à nouveau dans ma rêverie… puis une voix : « Ivan ? »

C’était la femme au chien, un nez pointu, des yeux noisettes…

Moi : « Alice ? »

Comment a t’elle pu bien me reconnaitre ?

A l’unisson « c’est incroyable »… Incroyable oui et pourtant…

A suivre…

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J’adore décidément ton écriture … Envie d’avoir la suite bien sûr … mon imagination est en marche … Elle court et galope…

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Hop hop je m’installe et j’attends la suite de ton pays des merveilles :blush:

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De toutes les choses que je viens de voir durant ma courte ballade dans la rue de mon enfance, le visage d’Alice est ce qui m’a ramené le plus à mon enfance. Un visage de femme de 37 ans mais un air d’enfant, lisse et candide, un large sourire et des cheveux lisse attaché en queue de cheval brune, long, adieu le carré de petite fille. Mon visage doit semblé atteint par la vie me dis-je tant je connais les rides et les poils blancs de mon visage. Mais je ne suis pas objectif. En effet, je vois ses rides aux coin des yeux, légères bien sûr, nous ne sommes pas si vieux après tout.

Elle est toujours aussi petite me semble t’il, je la regarde avec la même hauteur, je suis très grand il faut dire. Son corps est svelte, sportif, elle laisse voir son ventre en cette chaleur et ses muscles abdominales sont dessinés. Elle n’a pas plus de poitrine que lorsqu’elle était enfant, en revanche son bassin a pris des formes qu’elle ne manque pas de mettre en valeur. Elle est en fait habillée en juste au corps pour faire, prête pour l’exercice, et si ce n’est le tissu, c’est comme si elle était nu tant sa tenue lui colle à la peau.

Moi j’ai l’impression d’avoir vieilli plus vite qu’elle. Je ne ressens pas non plus une attirance démeusurée. Son style et sa manière d’être de jeune fille de banlieue, qui ne scie pas aux personnes de nos âges, ont tendance à m’horripiler. C’est sans doute un peu complexe à expliquer, je ne m’étendrai pas là dessus. Cependant c’est Alice et la douceur de son regard, comme la beauté de son corps me font oublier ces choses. J’ai l’impression d’être un vrai mec aussi, avec toutes mes faiblesses, à envisager la rencontre avec un amour de jeunesse de manière sexualisée. J’écarte cela de mon esprit.

Dans son sourire et dans sa conversation, je ne ressens pas la déception exprimé dix ans plus tôt et ça me va comme ça. Les premiers mots sont les mêmes que ceux du mail de 2012 « ça fait un bail », comme extatique du temps qui passe et qui semble marqué de plus en plus nos vies de trentenaires dont la décennie arrive à terme. J’explique la raison de ma venue ici, et de fait ma situation d’avoir quitté la région (sans entrer dans les détails). Nous marchons. J’apprend qu’elle habite le quartier avec son mari et ses deux ados de 14 et 16 ans. Puis nous trouvons un banc publique sur une place au milieu des tours.

Alice est agent de mairie, elle ne vit plus avec le père de ses enfants mais ça se passe bien dans l’ensemble, son second mari avec qui elle vit depuis sept ans est un élu de la ville.

  • Et toi alors ? me demande-t’elle.
  • Moi ? Je suis technicien son, intermittent du spectacle. Je n’ai ni horaires fixes ni salaire fixe ni patron et ça me va comme ça. J’ai une petite amie depuis moins d’un an, c’est tout frais mais ça se passe bien.
  • Ah super ! me repond-elle avec un grand sourire.
  • Et oui je n’ai pas construit de vie de famille, j’ai été pour le moins inconstant mais que veux-tu…

Je ne veux pas être médisant sur la vie de banlieue mais je lui passe le fait que dés que j’ai pu quitter cette ville (à 17 ans) je l’ai fait tant j’en étais dégoûté. Je garde ce détail pour moi.

  • J’habite à Nantes mais je monte régulièrement dans la région pour le boulot. Mais c’est la première fois que je reviens ici depuis des lustres, et ça fait drôle. Comme ça fait drôle de te revoir.
  • Oui c’est clair ! Me dit-elle puis elle regarde son chien d’un air triste.

J’hésite, ma tante m’attend pour manger et je pourrais m’arrêter là pour ce qui est de nos retrouvailles. Mais je regarde cette femme qui était la petite fille, qui l’ai toujours, dont j’étais amoureux, à l’âge où je découvrais ce sentiment. Je me demande si elle voit le petit garçon que j’étais derrière ma barbe grise. Et je n’ai pas pu m’empêcher d’en parler.

  • Alice, tu sais, je voulais m’excuser pour la déception que je t’ai causé il y a dix ans, j’ai… enfin…
  • Non mais t’inquiète ! Je comprend, me coupe-t’elle.

Je doute qu’elle comprenne mais je ne m’attarde pas, elle n’a pas l’air d’être du genre à apprécier une conversation pesante d’excuse et d’explication. Puis nous nous donnons des nouvelles de nos amis de l’époque, de ceux qu’on a continuer à fréquenter, pour ma part c’est très peu, et de nos familles respectives. Et quand l’heure de rentrer arrive, j’ai l’idée de l’inviter chez ma tante. Je n’ai qu’un coup de fil à passer et voilà. Ma tante serait ravie bien sûr. Mais Alice doit rentrer nourrir ces ados d’autant que leur père doit passer les prendre en début d’après-midi, puis elle est sensée retrouver son mari sur une foire ou un salon qui a lieu ce dimanche et dont ses fonctions l’obligent.

Je lui propose un café après le rush des rendez-vous familiaux et avant qu’elle ne doive rejoindre son mari. Elle me dit « pourquoi pas ».

Sur ce nous nous séparons. Je rentre chez ma tante qui m’attend pour manger. Elle vie seule dans une grand pavillon en retrait de la rue et des barres d’immeubles. Une bâtisse des années cinquante avec un sous sol aménagé où j’ai passé la nuit. La maison est grande et peut recevoir tous les enfants, neveux et petits enfants de la famille. Peut-être tous en même temps mais il y a de la place. Ma tante est curieuse et j’ai l’habitude de me confié à elle. Elle a connu deux divorces, a eu trois filles de ses deux mariages (la première avec le premier, et les deux autres avec le second) et à 65 ans, elle vit maintenant seule. Elle a toujours été très belle et sans doute assez frivole. Je lui raconte ma rencontre. Elle sait que je suis en couple mais elle ne peut s’empêcher de sourire et de me pousser insidieusement à creuser du côté de cet amour d’enfance. « On ne sais jamais » dit-elle. Je souris en retour, elle ne connais pas tout de mes mœurs et de mes déviances. En tout cas nous n’éprouvons pas de gêne à en parler. Si je loge chez elle, c’est parce que nous nous entendons bien.

Le déjeuner se termine et je reçois un texto d’Alice : une adresse de rendez-vous, une heure (trois quart d’heure plus tard), ses fils lui ont visiblement laisser un petit ménage à faire. Pendant ce temps j’appelle Coline pour lui donner des nouvelles.

Je suis sensé rentrer dans l’après midi, mais il est déjà bien entamer et je lui annonce que je rentrerai plus tard dans la soirée compromettant toute possibilité de dîner ensemble. Même si notre couple est libre, elle n’apprécie pas être décommandée à la dernière minute. Ceci dit, rien n’avait vraiment été acté et elle me raconte finalement la soirée qu’elle a passé la veille sans précision mais en tout cas pas seule. Elle est finalement fatiguée et ça l’arrange presque de remettre notre dîner au lendemain. Nous aurons des choses à nous raconter…

Je me rend au café et je la découvre en tenue noire malgré la chaleur, un haut satiné ample et une jupe enserrant ses cuisses jusqu’aux genoux. Alice est vraiment une belle femme et autant une tenue sport met en valeur sa plastique, autant cette tenue ci lui confère de l’élégance. Sous ses airs de fille des banlieues, en fait il y a une femme qui a du style.

L’idée est de prendre un café puis elle irait rejoindre son mari plus tard dans l’après-midi. Ici nous sommes au centre ville , au seul endroit vraiment charmant de la ville. Au milieu de la place, une fontaine/sculpture contemporaine. Et ce vieux bistro « La fontaine » qui porte judicieusement son nom. Nous nous installons à l’intérieur, plus frais et plus isolé du reste de la population.

  • Je ne te l’ai pas dit tout à l’heure mais tu es très jolie Alice.

Elle sourit, et moi je regrette. Je n’allais pas la draguée quand même. Elle ne prend pas la peine de répondre.

  • Parle moi de toi, dit-elle. Comment s’appelle ta copine ?
  • Coline.
  • Et tu as une photo ?
  • Euh… oui…

Je prend mon portable et lui montre. Coline est belle aussi. Les yeux bleux, un beau sourire. un autre genre de femme assurément.

  • Et ça fait un an c’est ça ?
  • Pas tout à fait.

Coline et moi avons couché ensemble il y a un an mais notre couple est devenu officiel en Novembre. Je lui épargne les détails.

  • C’est tout frais donc ? demande-t’elle.
  • Oui. Je n’ai pas su me poser et fonder une famille. Nous menons la vie que nous menons.

Je regrette cette phrase insipide. Son regard change du tout au tout.

  • C’est dommage que tu ne sois pas venu il y a dix ans dit-elle.
  • Je suis désolé vraiment…
  • ok…
  • Et avec ton mari, ça fait tu m’as dis ?
  • Sept ans de mariage mais neuf ans de relation.
  • Ah… ça correspond…
  • C’est ça…

Alice était en passe rompre avec son premier mari. Je comprend le tableau. Et je ne vois pas d’autre option que la plus grande sincérité.

  • Tu sais Alice, ça m’a fait un peu peur. J’étais pas complètement bien dans ma vie non plus et de te voir avec deux enfants, ça m’a effrayé.

J’avouais tacitement que cette histoire d’enfant avait compté pour moi.

  • Je comprend. J’ai un peu sur-réagis moi aussi. T’inquiète pas. C’est vrai que j’étais moi même au bord du divorce avec deux enfants en bas âge. Je voulais te faire culpabiliser. Mais ça me fait plaisir de te voir. T’es plutôt beau gosse toi aussi.
  • Merci. Je répond bêtement en souriant mais je suis, et flatté, et heureux qu’elle me voit de cet oeil.
  • Et avec Coline, tu es heureux ?
  • Je suis très heureux. J’ai attendu longtemps d’avoir une relation comme celle-ci.
  • Et qu’a-t’elle de spéciale cette relation ?
  • Elle est sincère, il y a une confiance, une vrai confiance entre nous.
  • Et de l’amour ?
  • Et… oui, de l’amour.
  • C’était si dur à trouver ?
  • L’amour ? demandais-je encore une fois bêtement ?
  • Oui l’amour, c’est si dur à trouver ?
  • Euh… non. Mais la confiance et la transparence.
  • La transparence ? demande-t’elle sans comprendre.
  • Oui… Coline et moi, on est en… couple libre.
  • En couple libre ? ça veut dire quoi ?
  • Et bien qu’on est libre d’avoir d’autres relations.
  • Oooh… ok.

Elle se met à rire à son tour bêtement. Et reprend :

  • Mais du coup, il n’y a pas d’engagement ?
  • Si justement. Il y en a un. On se dit tout et on est ensemble, intime et amoureux.
  • Mais Ivan, tu lui as dit que tu l’aimais ?
  • Et bien… non… mais on le sait c’est tout.
  • Ok… Et vous vous dites tout ?
  • Oui.
  • Et ça ne te fait rien qu’ell voit d’autres hommes ?
  • Non et même, ça me plaît en fait.

Ses sourcils trahissent sa stupeur. Mais sa bouche témoigne d’un genre de respect.

  • Ben je suis content pour toi.

Je ne sais pas comment la conversation a basculé à un tel niveau de confidence mais ça me rappelle la relation que j’avais étant petit avec elle avant ma déclaration d’amour. Et je suppose que ça a lancé ce qui va suivre.

  • J’ai trompé deux fois Félix.

C’est son actuel mari.

  • Ah bon ? tu le regrettes ?

Elle fait non de la tête.

  • La première fois ça compte pas, c’était avec mon ex, quelques mois après avoir rencontré Félix.
  • Et la seconde ?
  • Il y a trois mois. Un anglais de passage pour affaire, rencontré ici.
  • Tu t’en veux ?
  • Oui… Un peu. En même temps…
  • Tu t’es senti libre.
  • Exactement.

Nous avons marché ensemble après le café. Je devais faire mon sac et prendre la route et elle retrouver son mari. Arrivé devant la maison de ma tante, nous échangeons des mots d’adieu.

  • J’ai passé un très bon moment.
  • Moi aussi répond-elle.

Et comme si c’était chez moi :

  • Tu veux entrer deux minutes ?
  • Oui… Si tu veux, me dit-elle.

Ce sera plus que deux minutes.

À suivre.

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Wawww…encore … j’adore cette façon d’aborder le sujet du couple libre évidemment…

Toujours fan des récits érotiques qui posent un contexte et un regard plus humain que juste sensuel …
Les deux sont tellement indissociable…

Ceci dit j’attends impatiemment le rapprochement inéluctable de ces deux là…

Ma tante habite donc un pavillon de banlieue, foutraque et labyrinthique. L’endroit où j’affectionne être hébergé quand je suis chez elle c’est le sous sol. Un escalier y mène, droit et sombre. Puis arrivé en bas, c’est une simple pièce aménagée en studio, lieu de vie da ma cousine, la plus grande fille de ma tante. Un lit simple, un bureau, une armoire pour les vêtements, disposé en wagon, dans la longueur. Et au bout, une porte vitrée qui amène de la lumière. Les vitres sont opaques et cet extérieur c’est un escalier, montant bien sûr, qui donne sur le côté de la maison et me permet d’avoir une liberté de mouvement totale. Je n’en profite pas vraiment parce que j’ai pris de l’âge et que je ne fais plus la bringue comme avant quand je lui rend visite.

Alice s’assoit à la table de la salle à manger et ma tante nous sert un café (encore).

  • Alice en personne. on ne se connait pas mais tu as marqué nos esprits à toute la famille. Ivan était fou de toi étant petit. Dit ma tante.
  • Ah oui ? répond-elle le sourire large et sincère.

Elle me regarde et pose une main sur ma jambe.

  • C’est mignon ça…

C’est ça moque toi… me dis-je au fond de moi. Et ma tante qui remet une couche.

  • La vie t’as mis sur le chemin de mon neveu à nouveau. C’est sans doute un signe. Dit ma tante. Je commence à avoir un peu honte.
  • Mais il a une petite amie votre neveu.

Alice me regarde encore avec un grand sérieux cette fois

  • Oui je sais. Répond ma tante avec un grand sourire. Allez je ne vous embête pas plus. Alice tu es très très jolie en tout cas.

Ma tante la branche sur son métier, ses enfants, sa vie en général. Puis Alice demande à s’éclipser, justement pour appeler son mari.

  • Je n’ai été trop gênante ? demande-t’elle de façon rhétorique.
  • T’inquiète pas tata, tout va bien. Dis-je sincèrement.
  • Tu devrais l’inviter à dîner et passer la soirée avec elle. Vous vous devez bien ça après toutes ses années. Et vous semblez si bien vous entendre.

Je regarde ma tante avec tendresse.

  • Je vais lui proposer. En attendant je descend faire mes affaires.

Je me rend dans mon studio du sous-sol. Alice m’y rejoint. Elle s’arrête au bas de l’escalier et prend un temps pour me regarder de loin. Son regard est suspicieux. Je pense qu’elle ne me comprend pas tout à fait. Je sens qu’elle sonde mes intentions. Je continue mon rangement.

  • Ma tante t’invite à dîner.
  • Avec toi ?
  • Bien sûr avec moi, répondis-je en riant.

Alice s’approche, pose une main sur mon épaule. Nous nous assaillons sur le lit, Alice est à ma gauche.

  • Tu en penses quoi toi Ivan ? Tu ne dois pas renter chez toi ?
  • Je pourrais prendre la route demain à la rigueur, c’est pas bien grave. Mais… ton mari t’attends non ?

Elle me regarde puis regarde la pièce et comme si c’était sans importance me répond :

  • Mon mari je gère. Puis me regardant : « C’est d’accord ».
  • Je vais aller lui dire que c’est ok.

Je me lève mais Alice me retient par la main. Elle la sert dans ses deux mains et je sens ses pouces me caresser le dessus des mains. Je me rassois. Elle soulève mon bras et se blottit contre moi. Je l’enlace. Je ne distingue aucun son ni aucune autre sensation que la chaleur dégagée par son corps, l’odeur de son parfum. Je pose mon visage dans ses cheveux et prend une grande inspiration. J’ai l’impression de la respirer toute entière. Dans la douceur de cette étreinte, nous nous effondrons sur le côté pour finir allongés sur le lit, dans les bras l’un de l’autre. Elle pose sa main sur ma poitrine. Puis elle passe sa paume sur ma joue et revient sur ma poitrine. Elle me regarde. Puis ferme les yeux. Je la suis. Je me rend compte que la configuration d’un lit simple n’est plus du tout suffisant à nos âges, pour des gars comme moi au moins. Puis je m’assoupis…

Cette proximité retrouvée est douce et fiévreuse. Il fait chaud mais nous nous retrouvons dans la chaleur de l’autre comme si c’était l’hiver. Quand je reprend mes esprits, je me demande combien de temps j’ai dormi. Alice est toujours dans mes bras. je dois aller prévenir ma tante pour le dîner. Alice me sourit. « Je vous rejoins dans un instant. »

Ce moment que je qualifierai de câlin, m’a laissé sur une impression de flotter sur un nuage. Se donner réciproquement cette douceur, cette tendresse sans mots et sans paroles… C’est finalement trop peu souvent que ces choses là arrivent vraiment, du moins plus à mon âge. Quel bonheur ! Un véritable retour en arrière, à l’époque où je l’appelais mon amoureuse.

Lorsqu’elle remonte du sous-sol, je la sens elle aussi dans une attitude légère. Sa coiffure est un peu relâchée ce que remarque en souriant ma tante. Et elle semble décontractée, apaisée. Nous dînons comme si je présentais ma copine à ma tante. Et sans incident notable, le dîner prend fin. Il est près de 23h. Alice lâche avec regret et tristesse : « il faut que je rentre Ivan ».

Je la regarde et j’acquiesce.

  • Même si tu habites à 500 m, j’aimerais te raccompagner chez toi, c’est plus sûr.
  • D’accord. Merci.

Nous quittons le pavillon pour une marche lente et d’abord silencieuse. Puis elle rompt le silence :

  • Elle est géniale ta tante. Vous vous ressemblez beaucoup.
  • Je sais. C’est quelqu’un de bien qui a eu son lot de galères.

Ma tante en a pas mal parlé pendant le dîner. Nous longeons maintenant la cour de notre école primaire.

  • Avec les copains, on grimpait pour aller jouer au foot le week end, parce que les cages étaient mieux que sur le terrains urbains, lui dis-je.
  • Je ne me souviens pas ? T’aimais tant que ça l’école ?
  • Pas vraiment mais j’aimais avoir la cours pour nous.
  • Tu grimpais par où ? me demande-t’elle.
  • Je vais te montrer.

Les grilles sont hautes et surmontées d’une structure métallique en dent de scie. Sauf à l’endroit de la sortie de véhicule à l’arrière de l’école. Nous nous arrêtons à cet endroit, mon regard nostalgique sur le portail. Alice elle me sourit de façon malicieuse. Puis elle prend les barreaux du portail à deux mains, pose un pied sur la poignée et bascule d’un geste dans la cours. Le portail doit bien faire 2m30, son gileté est époustouflante. Elle est là de l’autre côté à me sourire à travers le jours des barreaux… Je la regarde avec admiration. Puis elle part en courant dans l’obscurité de la cours.

Un instant je me demande ce que je fais là. Puis je réalise qu’il n’y a pas d’autre option, je doit hisser mes 95 kg par dessus le portail. La tactique est la même, moins l’agilité, moins la grâce et plus la douleur. Mes mains hurlent, les côtes hurlent et mes pieds à réception me donne l’impression d’avoir éclater dans mes chaussures. Alice est quelque part mais je ne sais pas où. J’ai fais un boucan pas possible. Je me rend compte que je suis ridicule.

J’avance doucement, je regarde à l’extérieur si l’on ne nous a pas vu ni entendu. En fait je suis anxieux. Au milieu de la cours, il y a un château fait de bout de bois, de métal et de cordes tendus, du type que l’on trouve dans les jardins et qu’affectionne les enfants pour y escalader et jouer leur scenarios. Ce château n’existait pas à mon époque. Le terrain de foot, en bitume, lui est toujours là au fond, près des tables de ping pong. Tout le long de la clôture, un espace vert border de barrière en bois où nous nous asseyions et où j’ai déclaré ma flame à Alice.

Alice est dans le château c’est évident. Je dois me baisser pour pénétrer dans l’enceinte. Puis je dois grimper à une échelle pour passer un pont en cordes. Mon sens de l’équilibre précaire me cause quelques frayeur dans l’obscurité. Mais j’arrive au bout puis le donjon. Un accès à quatre pattes dans un tube en plastique m’arrête. Je choisi la solution extérieur. Mettre les doigts dans le jour entre les murs de bois et la structures en métal. J’y parvient. Je passe ma tête par le hublot et détale sur le sol du dernier étage du donjon. Il n’y a pas de quoi tenir debout. Un petit couloir mène au perchoir d’où part un tobogan. Je m’avance et accède au perchoir tête baissée, pas le choix.

Alice surgit et me saute au coup. Je sursaute et chute sur mes fesses. Alice me tombe dessus, m’enjambe, dans l’hilarité totale. Mes mains sur sa taille, ses bras autour de mon coup. sa bouche à deux centimètres de la mienne. Elle dépose un baiser en premier. J’entrouvre la bouche, pince légèrement sa lèvre inférieure de mes lèvres. Je sens sa langue passer doucement sur ma bouche, je glisse la mienne contre sa bouche. Nos gorges s’écarte et nos mains deviennent plus fermes. Nous nous embrassons passionnément l’un contre l’autre au sommet d’un jeu d’enfant. Un point culminent d’une partie commencée il y a 27 ans. Je sens ses muscles dorsaux sous mes doigts. Alice est une gymnaste assurément, son corps est ferme et musculeux. Sa bouche est brulante et sa langue est douce. Le baiser est un brasier, nous nous buvons l’un l’autre, nos fluides buccaux s’échangent, se déversent et s’aspirent. Quand elle se relève, elle sent entre ses jambes que j’ai pris du volume.

Elle se relève un peu, tâte mon entrejambe, me regarde. Sans mot dire, elle défait la braguette de mon pantalon, extirpe mon sexe en érection de mon boxer, relève sa jupe qui l’empêche d’écarter les jambe et écarte enfin sa culotte ou son string, à ce moment, je n’en suis pas bien sûr. L’enfant dont j’était amoureux et qui a grandit comme moi est en train de saisir mon sexe et de le placer sur son vagin. La femme qu’elle est devenue s’assoit doucement sur la verge endurcie de l’homme qui fût jadis un enfant éperdue de sentiments chastes et innocents.

Je la sers contre moi, elle respire de manière profonde sans gémir, j’accompagne les mouvements de son bassin en lui agrippant les fesses et savoure l’engourdissement que me procure sa chatte musclée glissante sur mon pénis gonflé.

Le confort est absent, je sens le granuleux du sables et des cailloux qui jonchent le sol de la cabane de manière éparse. Et de plus j’ai mal au dos. Mais elle accélère les mouvements et sa respiration s’affole, son excitation monte, j’entend maintenant sa voix « Mmmmm… Hmmmmm… Ohhh… Mmmmmm »… Elle gémit, elle se redresse. bascule vivement son bassin, je me sens la pénétrer profondément. Je sens sa chatte brulante déverser un torrent d’excitation. Elle redresse la tête et s’extirpe avec une grande vitesse de l’étreinte. Elle disparait complètement de ma vue me laissant dans mon donjon, pantalon baissé.

« C’est Catseyes cette meuf ! » je m’exclame d’agacement. Je comprend qu’une lumière parcoure la cours de récré. Je me rajuste et m’extirpe du donjon par le tobogan.

  • ça va monsieur ?

Mon cœur fait des bons gigantesques dans ma poitrine tant j’ai eu peur. Aveuglé par une lampe torche, mon réflexe est de voir sir je suis bien rhabillé. C’est le cas.

  • Vous êtes seul ici ?

Je répond oui sans hésiter.

  • Vous savez que c’est interdit ?
  • Oui… je sais. En fait je…

Les deux agents de police entrés dans l’école entreprennent gentiment de me raccompagner, écoutant mes mièvrerie sur mon enfance, expliquant ma présence dans l’enceinte de l’établissement. Il boucle l’école, la directrice a dû venir de nuit pour leur ouvrir. Sincèrement je suis gêné et je me confond en excuse. Elle ne prend même pas la peine de me répondre et rentre dans sa voiture. Les agents insistent pour me ramener chez ma tante.

  • Au revoir et encore désolé pour tout.

Je rentre dans le pavillon endormi de ma tante, hébété et honteux. Il est pas loin de minuit. Je décide de passer un coup de fil à Coline. Je prend mes quartiers. Je lui raconte ce qui vient de se passer, la vérité. Coline explose littéralement de rire au téléphone.

  • Ah la honte que t’as dû te prendre ! Une chance qu’il t’ai pas pris la bite à l’air, je pense que tu dormirais pas chez ta tante cette nuit.

J’étais entre la honte, la culpabilité et l’autodérision totale. Finalement, sa bonne humeur communicative me fait basculer dans l’humour. C’était juste drôle… Et un peu plus que ça. Elle finit par :

  • T’as fini par la baiser finalement, t’as pas tout perdu.
  • Oui… enfin…
  • Oui bon, t’as pas terminé, ben tu sais quoi faire. Et demain, tu viens me retrouver, on ira jusqu’au bout.
  • Ok… ça marche… J’ai hâte Coco, je t’embrasse.

Nous raccrochons. Je m’allonge sur le lit. Je regarde mon téléphone, pas de nouvelle d’Alice. J’hésite à l’appeler, elle est sans doute rentré chez elle, je ne veux pas trahir son mensonge probable. Je me ravise. Nous prendrons des nouvelles plus tard.

Et on toc à la porte du jardin qui donne au sous sol. J’allume et ouvre sans véritablement de surprise en fait. C’était Alice. Elle affiche un grand sourire, oui met la main devant la bouche et éclate de rire. Elle se pli littéralement en deux et entre en chancelant tant le fou rire est incontrôlable. Moi je souris. Je n’en suis pas encore à rire aux éclats mais le fait est que… je suis heureux qu’elle soit là. Elle se calme un peu, et se montre elle même du doigt avec un grand sourire : « Catseyes ! » dit-elle.

Elle éclate à nouveau de rire… je la regarde sans rien dire, sourire en coin mais l’air de dire « T’as fini ? ». Et elle :

  • Tu m’as fait tellement rire « C’est Catseyes cette meuf ? »… oh mon pauvre Ivan. C’est chaud, on a faillit finir au poste…

Elle reprend son souffle et me regarde.

  • Tu faisais parti de ceux qui fantasmais sur Catseyes alors ?
  • Bien sûr c’est toute ma jeunesse, ma sexualité entière s’est construite sur elles.
  • Tu fantasmais sur un dessin animé ?
  • Bah… elles… oui… bon… j’étais jeune ok ?
  • Ahahaha !

Elle s’approche et pose un doigt sur mes lèvres et soudain, presqu’en chuchotant :

  • Tu as toujours voulu faire l’amour à une Catseyes pas vrai ?

Touché… Il est minuit. Notre nuit commence.

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Ps : ce dernier texte posté en entier cette fois après une fausse manip’. Bonne lecture.

C’est presque mignon ce retour aux sources…de jouvence assurément.

Merci pour ton texte ^^

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J’ai adoré ce récit !! Merci de nous faire vivre tes aventures…qui me donnent toujours chaud :wink:

Et la suite du coup ? :blush:

Elle s’éloigne de moi pour reculer doucement vers le lit une place derrière elle. Le chemin n’est pas si long mais la lenteur d’exécution de chacun de ses gestes suspend la scène : les secondes sont des heures. Lorsqu’elle croise les bras saisissant le tissu de son haut à sa taille pour le relever doucement, je comprend. Même si je l’avais déjà compris il y a trois minutes, mais là, je comprend vraiment. De sa tenue noir vient s’extirper à la lumière, le blanc de sa peau. Puis son nombril, un ventre plat, musclé, des abdos dessinés légèrement. Puis d’un geste furtif, étonnement vif, elle se retrouve le visage caché dans le haut noir retourné, ses seins menus dans un soutien-gorge noir uni dévoilé. Le t-shirt se retrouve à terre.

Maintenant les doigts s’immiscent sous la jupe pincée de chaque côté du bouton disposé sur le côté, elle écarte les deux bouts de tissus et défait une courte fermeture éclaire. Elle retire doucement sa jupe en dandinant son bassin, ses cuisses se dévoilent alors, fines, le mince triangle de tissu noir qui cache son sexe est un string dont les ficelles tirées de chaque côté de sa taille viennent encercler ses courbes délicieuses. Elle lève une jambe puis l’autre et s’extirpe du cercle chiffonné formé par sa jupe en vrac qui jonche ma chambre d’appoint. Chaque levée de jambe est fait avec sensualité. Je remarque qu’elle est nus pieds et que je n’ai aucun souvenir de l’avoir vu enlever ses chaussures. Elle est petite mais ses jambes paraissent longues. C’est qu’elle a de belles proportions.

Moi je ne fait rien, je reste prostré, c’est sans doute la raison pour laquelle, elle va se mettre nue toute seule. Peut-être aurait-il fallu que je l’aide, elle l’attendait sûrement. Mais je reste quoi, car je repense à l’amie d’enfance devenue adulte qui offre son corps nu à ma vue pour la première fois. Les mains derrière le dos, puis les brettelles qui chutent. Ses seins sont petits mais pas inexistants, elle dévoilent un corps de sportive en fait. Ses muscles du torse ont l’air entretenus et sa poitrine rentrée avant tout soutenue par une belle musculature. Non que je fantasme ce genre de corps, je confesse que ce n’est habituellement pas mon « truc » mais elle a de la sensualité et ses tétons ont l’air durs. Cette vue m’excite. Puis elle glisse ses pouces entre les ficelles de son string et sa peau et fait glisser son string en se baissant.

Le string se retourne et la partie centrale semble ne pas vouloir quitter l’entre jambe d’Alice. Mais Alice veut être nue et remporte la passe d’arme. Je regarde son sexe, la peau est à nue. Sa fente dévoile un fin bouton rosé sous le pubis. Elle prend place sur le lit, les jambes pliées, son sexe à nouveau caché.

Je la regarde dans les yeux. Son visage est fermé, plus tendu qu’il y a à peine une minute. Sa jovialité a disparu pour laisser place à une tension. Je suis moi même ému. Je me déshabille en un quart de seconde n’atteignant pas le centième de la grâce de ma partenaire, du moins il me semble. J’ai l’air gauche. Je crois que je l’ai vu sourire.

Une fois nu j’expose en avançant le bassin, la seule partie intéressante de mon corps, du moins c’est l’impression que j’ai, c’est à dire mon sexe. Il pend là au bas de mon ventre et forme déjà une colonne épaisse même si je suis loin d’être au garde à vous. Et je m’avance. Je pose le bout de mes doigts sur ses pieds et caresse lentement en remontant le fil de ses jambes. Ma main comme dans un champs de blé à l’image du plan dans « Gladiator ». Elle me regarde droit dans les yeux, je pense qu’elle s’intéresse plus à eux qu’à ma queue. La peau d’Alice se hérisse, ma caresse lui fait du bien. Je m’avance debout au pied mon lit, penché pour pouvoir la toucher. Son mollet, puis son genou, sa cuisse, sa taille, son ventre, son plexus, je remonte et contourne un sein, pose ma main à plat, sans appuyer, ma paume effleure son téton dressé. Je peux mesurer son excitation aux mouvements de sa cage thoracique qui gonfle et dégonfle au rythme de sa respiration saccadée. Puis je remonte jusqu’à sa joue.

Je dépose un pouce sur sa lèvre, elle ouvre la bouche, prend mon pouce. Et tend son bras vers moi, vers en bas et attrape délicatement ma verge qu’elle enserre de ses doigts de fée. A mon tour le frisson… Puis elle suce mon doigt et commence à me branler doucement.

La petite fille qu’elle était / la femme qu’elle est devenue. Je n’arrive pas à la voir autrement que sous l’angle de ce mouvement, de ce changement, du temps qui passe, de la transformation des corps.

Puis elle se redresse et regarde pour la première fois mon pénis qui se tend sous ses doigts.

  • Le petit garçon que j’ai connu est devenu un homme, un vrai… bel homme… dit-elle en regardant successivement ma bite qu’elle masturbe et mes yeux.

Son regard a changé, c’est le regard de l’excitation, de l’envie. Et je comprend qu’elle me voit comme je la vois : un enfant dans un corps d’adulte. C’est la suite de nos jeux d’enfants, la suite de nos petits bisous, des préliminaires de l’enfance en somme. Elle tend ma verge, ouvre la bouche et ferme les yeux. Moi je prend sa tête et ses cheveux à deux mains et voilà qu’elle me suce, demi allongée.

Sa bouche est chaude, sa langue est tendre et tonique et lape mon gland à l’intérieur de sa bouche. Sa succion est puissante et je vacille assez vite. Sa main caresse mes testicules et je regarde son corps courbé, jambes fermées, toujours cachant son sexe.

Je bande maintenant très fort. Si fort qu’elle ne se sent plus de me sucer tendrement. Elle commence à me pomper littéralement en masturbant d’une poigne ferme la queue d’homme qui a grandi toutes ses années en même temps que l’enfant qu’elle n’a plus revu depuis 28 ans.

Nous restons discrets, ma tante dort deux étages plus haut mais sa présence reste réelle à nos esprit. Je n’ai pas su entendre la fatigue qu’éprouvait Alice dans cette position, elle relâche soudainement son emprise sur moi pour se vautrer sur le lit et sur le dos. Sa bouche grande ouverte cherchant l’air, les yeux humides et la salive épaisse au coin de la bouche. Elle est toute rouge. Je la rejoins sur le lit, prenant son visage entre mes mains et déposant un baiser sur la joue, puis ouvrant ma bouche pour entremêler ma langue contre la sienne. Durant ce baiser passionné, elle a écarté ses jambes pour laisser mon bassin rencontrer le sien. Ma queue déposée sur son ventre.

Le baiser pris fin quand les yeux dans les yeux nous prenions conscience de ce qui allait se passer. Comme si la ligne à franchir n’avait pas encore été franchie. Je pris ma bite et la dirigeait entre ses jambes. Je passais mon gland sur sa vulve, je constatais son état d’excitation avancée. Puis après quelques passages dans sa fente, je posais mon gland au bord de son vagin et poussais en elle une chair dure et tendue… Et les précautions concernant le bruit volèrent en éclats. Je la pénétrais en la regardant droit dans les yeux mais elle ne pu tenir le regard. Elle pris ma nuque et mes épaules pour s’accrocher et sentait mon sexe s’introduire lentement et profondément dans le sien. Moi je sentais sa chaleur et le plaisir que me procurait ma pénétration était intense et foudroyant. Je sentis ses jambes se lever au ciel. Je sentais sa chatte musclée me pétrir le sexe. Je me retirais et y retournais, appliquais à la lettre le manuel de l’amant délicat et passionné. Et ça marchait.

J’accélérais mes mouvements, je battais bientôt au rythme de la chair qui claque, la mesure d’une étreinte qui se transformait en baise. Le couple d’enfant que nous formions devenais l’accouplement de deux bêtes infidèles. Plus je la pénétrais et plus mon torse s’éloignais du sien, et plus je la baisais profondément. Elle semblais vouloir regarder au dessus d’elle, et quand mon corps à la verticale, je me retrouvais sur mes genoux, je constatais que son cul n’était plus en contact avec le matelas. Afin de m’empêcher de jouir hâtivement, je la pénétrais fort et en profondeur et restais un instant planté bien profond dans son organe.

Sur un cri de surprise elle ouvrait les yeux vers moi, le sourire aux lèvres. Sa jambe droit se tendait avec une souplesse exceptionnelle pour se poser le long de mon torse et l’autre jambe pliée dont le pied venait s’appuyer derrière moi pour maintenir son bassin lever au niveau du mien. Je regardais sa chatte écartée pour la première fois, sa chatte pénétrée dont les contours épousaient la forme cylindrique de mon pieu raidie. Je regardais, touchais ses cuisses musclées. Puis elle décidait de plier la jambe qu’elle avait étiré le long de mon torse, pour placer le plat du pied sur ma poitrine afin d’appuyer sur moi et sur le matelas et de faire les mouvements nécessaires pour reprendre les vas et viens, sauf que c’est elle qui bougeait. Je guénais pour garder une stature, une virilité de sculpture de bronze pour qu’elle s’empale à son rythme sur moi. Elle se mis à crier dans la chambre. Je posais alors mon pouce sur son clito, je tournoyais comme je pouvais sur son sexe mouvant. Puis les jambes soudain se sont refermé sur elle-même et j’étais expulsé de son intimité. Elle tombais au bord de l’orgasme sur le lit. Je n’étais pas loin non plus.

Elle repris son souffle « J’étais pas loin… » me dit-elle. Je m’allongeais près d’elle et elle se retournait pour venir sur moi. Elle saisit ma queue pour se la placer où elle allait pouvoir l’emmener vers la jouissance. Je lançais :

  • Vas-y jouis sur ma queue…
  • Haha… oui… je vais jouir sur ta queue…
  • Vas-y jouis sur ma queue…
  • Je vais jouir sur ta queue…

Se laissant prendre au jeu, ce manège dura quelques dizaines de secondes, chaque phrase du dialogue répétée en boucle de plus en plus fort et de plus en plus aigüe…Chaque fois qu’elle s’asseyait sur ma bite, j’avais l’impression qu’elle cherchait à s’enfoncer plus profondément sur moi et dans le lit, elle étirait son corps des épaules au bassin avec vigueur… Je sentais sa mouille couler sur moi, j’étais près à exploser mais je me retenais, il fallait qu’elle jouisse avant moi. Et c’est enfin venu. Son corps s’est redressé, tremblotant, il s’est mis à vibrer, les cuisses fermées sur mon ventre et surtout les muscles de sa chatte déchaînés. Je sentais ma queue serrée si fort, je poussais à mon tour un cri rauque pour ne pas jouir en elle.

Elle retombait sur moi en reprenant son souffle. J’avais l’impression qu’elle avait même oublié que j’étais encore en elle. Puis elle me regardait avec un grand sourire. Et se levait pour aller chercher une bouteille d’eau que j’avais laissé sur le bureau, me laissant seul son mon lit. Elle bu la moitié de ce qu’il restait d’eau. Puis me regarda. Ses cheveux étaient humide, il faisait très chaud dans la chambre.

Elle soupira :

  • Ivan, t’es devenu un très… très… bel homme… hmmmm tu m’as fait du bien…

Moi je m’asseyais dans le lit, j’avais la queue entre les doigts, j’avais envie de jouir. Elle posa la bouteille sur le bureau et me rejoignait à quatre pattes, sur le lit, plongeant sa tête entre mes jambes. Son cul à porter de main je m’empoignais pendant qu’elle prenait ma queue en bouche et en main. Je commençais à gémir et mon sperme a jaillit dans sa bouche rafraichie par la gorgée d’eau. J’ai éjaculé en salves multiples en tremblant et en criant et elle gémissait pour moi sans vouloir extraire mon sexe de sa bouche. Puis elle a relâché… M’a regardé en me branlant doucement…

  • C’est une sacré dose de sperme que tu m’as mis dans la bouche là…

Mon sperme coulait en effet de sa bouche ,épais et luisant… J’ai pris son visage, j’ai embrassé à pleine bouche la femme qui venais de me faire jouir et ma jouissance avec…

Alice est devenue une adulte, il y a bien longtemps de cela… et moi aussi… J’avais juste envie de la baiser encore et que ça dure toute la nuit…

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