Un souvenir

M’endormir sur ce souvenir… Pourquoi ? Troublé, j’ai besoin de raconter.

Il y a longtemps, j’étais disponible et ravi de passer la soirée dans ce bar où se fêtait l’anniversaire d’une amie. Et puis il y avais charlotte. Je la connaissais déjà un peu. La première fois que je l’avais vu je m’étais dit qu’elle était super mignonne, mais elle était avec un pote à cette époque. Mais ce soir là, elle était célibataire.

Soirée très arrosée, passée au bar à discuter avec Charlotte de nos métiers, de nos passions, de notre histoire et à se connaitre mieux. Au détour d’une cigarette et peu avant la fermeture de l’établissement, un regard échangé et ces mots sortis de ma bouche :

  • Ça te dit de prendre un verre chez moi ? J’habite juste à côté…

Et voilà j’ai osé, je ressens encore le frétillement, l’excitation et la peur, les papillons dans le ventre… j’étais jeune et j’étais pas sûr de moi mais certain d’avoir envie d’elle… et elle de répondre :

  • Ok.

Et moi de sourire et de tressaillir de joie.

Alors je vous parle d’elle ?

Charlotte est petite, menue, brune aux yeux marrons, des yeux qu’on dirait « de biche », des grands yeux beaux et généreux. Elle n’a pas du tout de sein. Elle porte une frange et possède une beauté sans être éblouissante, on dirait d’elle qu’elle est mignonne. Mais la vérité c’est qu’elle est drôle souriante, intelligente et très sympathique et par cet aspect, qu’est-ce qu’elle est belle. Vous verriez son visage d’une douceur indéfinissable… Je n’éprouve pourtant aucun sentiment envers elle mais juste j’ai envie de passer du temps avec elle… et oui… bon… j’ai envie de la baiser… Très envie.

Alors voilà, ce souvenir de dire (sans le dire) « tu veux baiser ? » et elle de dire « ok » comme si on venait de choisir un film à voir au cinéma… Vous voyez cette désinvolture ? Voilà que ce souvenir rejaillit… Et en fait je sais pourquoi. Au détour d’un échange avec une coquinaute, j’ai pu mentionner le fait que ce que j’aime dans le sexe c’est « baiser » car le sexe c’est aussi la séduction qui le précède, car le sexe c’est aussi les sentiments qu’il génère et aussi l’interaction complexe d’un homme et d’une femme, ou de deux hommes ou de deux femmes… Je vis le sexe sentimentale depuis un moment, le sexe résultant du désir de l’autre et pourtant ce que j’aime et qui me manque c’est la baise… pour la baise. Comme une résultante simple d’une envie passagère.

Charlotte a envie de baiser, j’ai envie de baiser…

Un pote bourré s’approche et nous cause, beaucoup, longtemps, sans que nous puissions interagir et au détour d’un aller retour dans le bar, de sa part, nous sommes parti en courant, comme des gosses, nous étions hilares. Puis elle a tiré la manche de mon manteau et m’a embrassé. Nous avons répété ce petit jeu jusqu’à chez moi. Et arrivé chez moi, j’annonçais que je n’avais plus rien à boire, alors elle s’est déshabillé… et moi aussi… Nous nous sommes encore embrassé et elle a saisi ma queue, j’ai saisi son petit cul puis ses cheveux et je l’ai fait se baisser, s’assoir et j’ai présenter ma bite à ses lèvres… et elle a ouvert la bouche et de bon coeur a pris mon sexe sur sa langue…

C’est un souvenir fort et pourtant il n’est pas si beau ni si extraordinaire, mais il ne m’a pas quitté depuis une douzaine d’heures… Je me sentais dur et j’avais très envie qu’elle me suce plus longtemps, mais la peur de faiblir, je l’ai prise par le bras et retourné… La baiser en levrette… son petit corps… je présente ma verge à l’entrée de son vagin… Et la raideur me quitte, impossible de la pénétrer… La honte du mâle, la panne, le trop d’alcool.

OK ça m’est très souvent arrivé, ramener une fille après avoir trop bu, pas possible de bander. D’habitude je m’en accommodais quand je savais que je ne reverrais pas la fille. Mais avec Charlotte, j’étais très très… gêné… Mais elle étais toujours super sympa et avenante et souriante… assis à côté d’elle dans ma chambre de bonne, je lui souriais et lui disais : « vraiment désolé ». Et pour être franc je ne sais plus ce qu’elle m’a répondu. Mais l’instant d’après je lui sautais entre les jambes. Un regard pour dire tu en as envie ? et elle en secouant la tête : « oui ». J’ai embrassé sa chatte, j’ai glissé ma langue sur sa vulve, écarté les lèvres, pointer ma langue à l’entrée de son vagin et remonté, léché, bu sa mouille et massé sa vulve, joué avec son clitoris… J’ai fais vibrer mon visage et me suis servi de mes lèvres, embrassé son sexe comme un premier baiser amoureux… Et au bout d’un instant elle a jouis sur mon visage… et je n’étais pas capable de bander…

Ce souvenir m’a marqué par la simplicité de notre échange. Un moment où l’envie ne peut se transformer. Parce que l’alcool, nous n’avions pas de barrière, parce que l’alcool, je n’ai pas pu bander. Endormi trop tôt pour tous le monde, mais satisfait pour elle. Il me manquait la baise.

Mon sommeil a été interrompu… par une énorme érection. L’alcool avait perdu de son emprise sans doute. Mais peut-être que ma politesse était revenue, ma timidité ou je ne sais quoi. Je regardais le plafond et songeais qu’à mes côtés il y avait échoué près de moi le corps chaud d’une femme nue endormie et qu’avec elle avait échouée ma virilité…

Et puis le temps passé à bander était de plus en plus long… Ma queue semblait de plus en plus longue. Et me tournant vers elle, oubliant que « ça ne se fait pas », j’ai cherché entre ses fesses le fin passage de son sexe encore humide. Et son réveil s’est manifesté par une ondulation de son bassin… Facilitant le chemin, tournée vers le mur sur le côté, je l’ai prise par derrière et enfin… je la baisais… Enfonçant ma virilité dans sa féminité… comme une fleur ouverte, elle m’a laissé la prendre à son sommeil… Je déambulais dans sa chatte comme un serpent dans des hautes herbes… J’étais doux et j’étais dur… Ma queue coulissait et coulissait encore et sa chatte me pétrissait le sexe et lentement faisait monter la sève, mon gland bourgeonnant pulsait, poussait et gonflait… Je n’ai pas cherché la performance, juste le plaisir et j’ai jouis en elle… j’ai éjaculé et je l’entendais gémir, sentir mon sperme et se satisfaire de ma venue… Elle s’est laissé prendre comme elle s’est laissé séduire… « Ok ».

Puis je me suis retourné et endormi et j’imagine qu’elle aussi. Et le lendemain, tout sourire, nous nous sommes quitté avant le café et elle a hésité à me laisser son numéro mais me l’a laissé et nous nous sommes revu une fois. C’était différent… je vous raconterai ça plus tard.

Alors pourquoi ce souvenir qui semble si banale me hante autant ? Sans doute parce que j’aimerais pouvoir découvrir qu’une inconnue à envie de baiser et qu’elle le ferait volontiers avec moi, ou que je voudrais baiser sans me retenir sur le choix de qui j’ai envie de baiser. Mais plus simplement parce que c’est un souvenir de baise simple et spontanée et finalement assez rare. Et je me suis souvenu que j’aimais ça.

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J’adore ton recit !!! Merci pour le partage, j’ai passé un très bon moment à te lire … comme à chaque texte

Joli récit !

Sourire… La jeunesse… On ne se posait pas de question ! Très bien amené… Un poil crû. Sourire mais bien écrit comme toujours.