Un vendredi Soir

Vendredi, je suis assis au comptoir. Une femme entre, elle inspecte l’intérieur du Pub à la recherche d’une table libre. La seule disponible est près des toilettes, elle préfère venir s’installer à côté de moi.
Simplement habillée d’un jean moulant et d’un petit pull fin a col en V. ses bottines la grandissent de quelques centimètres. Ses cheveux châtains lui arrivent aux épaules. Elle n’a pas de sac. Je veux décaler mon tabouret pour lui laisser plus de place.
- Oh non ! Il ne faut pas, vous ne me dérangez pas du tout.
Elle me sourit. Sa voix est douce.
-D’accord dis-je en lui souriant à mon tour.
En s’asseyant sa jambe frôle la mienne. Elle soupire, passe sa main dans ses cheveux, laissant apparaître une boucle d’oreille en or blanc pendant le long de son cou. Sobre et élégante. Elle regarde mon verre.
- Vous buvez quoi ?
-Une blonde
-elle est bonne ?
-Elle est fraîche…
-vous attendez quelqu’un ?
-Non, j’avais un rdv pro, je tue le temps avant de rentrer à l’hôtel.
Le barman vient prendre sa commande, elle prend une blanche.
-Et vous ? quelqu’un vous rejoint ?
-Je sors du travail, un verre et je rentre ! La journée a été longue.

Nous discutons. Finalement elle commande un second verre, je fais de même.
-Il est temps pour moi de rentrer me dit elle, j’ai passé une meilleure soirée que prévu.
Elle soulève légèrement son bassin afin de glisser plus facilement sa main dans sa poche. Elle en ressort un billet de 5 et de la monnaie.
-C’était un plaisir, sortant mon portefeuille, je vais y aller moi aussi.
Elle compte dans sa paume, et sans savoir comment, les pièces finissent au sol. L’une d’elle roule sous le comptoir. Les regards de quelques clients se tournent vers nous. Elle se lève pour ramasser, les joues rouges, gênée d’être au centre de l’attention. Je l’aide. Accroupis, je lui tends quelques pièces collectées sous mon tabouret. Elle les prend, redresse la tête et me remercie.
-Merde ! J’ai plus de quoi payer… de nouveau embarrassée
Je ne laisse pas le temps au barman de parler et lui dis d’ajouter ce qu’il manque à ma note. J’hésite à payer l’intégralité, mais je présume qu’elle n’aimerait pas se sentir redevable plus que nécessaire. Le chevalier blanc n’est plus à la mode de toute façon. Elle s’approche et m’embrasse sur la joue. Elle prend le temps de le déposer délicatement. Je suis surpris, je ne sais pas quoi dire, alors autant rien dire. Cette fois, c’est moi qui rougis. Je tends ma carte au barman. Elle sort avant que j’ai fini de payer.
-Merci, bonne soirée ! Je jette une pièce dans le seau a pourboire accroché au mur… Loupé, la pièce tombe sur le sol derrière le comptoir.
-Merci ! bonne soirée ! me lance le barman.
Je sors et découvre qu’elle m’attend à la porte. J’en suis ravi.
-Où est votre hôtel ?
-Plus loin sur l’avenue, à 10 min, en marchant lentement.
-On pourra discuter 5min de plus alors, on part dans la même direction.

Je profite du trajet pour mieux la regarder. Avec ses talons elle fait ma taille. J’en déduis dans les 1m70, des fesses rebondies, une taille assez fine, je devine sous son pull une poitrine que certains qualifieraient de « petite ». Pour ma part c’est ce que je préfère. De mes soirées passées, en couple devant la TV, je peux dire que Christina parlerait d’une silhouette en H. « Magnifique ma chérie ! ». Je ne peux pas la contredire.
Au coin d’une rue, elle m’annonce que nos chemins se séparent. Je lui propose de la raccompagner. Elle me montre une porte d’entrée… J’habite juste là, ça ira merci.
Intérieurement j’espères qu’elle m’invite chez elle pour un dernier verre. Elle se contente de me souhaiter une bonne fin de soirée. Je lui renvoie la politesse et m’éloigne.
Le reste du trajet je consulte mes mails, vérifie l’heure de mon train demain matin (6h08). Envoie un message à mon frère pour être sûr qu’il n’oubliera pas de venir me récupérer à la gare.
Je passe dans le hall d’entrée, pas de réceptionniste, je monte silencieusement l’escalier pour aller au premier. J’entends derrière moi la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer, un courant d’air fait frémir la plante de l’accueil.
Je continue de grimper sans me retourner, remonte vers ma chambre au bout du couloir, compose le code et entend le clic de la serrure électronique. De la main droite j’ouvre la porte lorsque l’on m’agrippe l’intérieur du bras. Je me retourne, surpris de découvrir celle que je viens de quitter. Elle met ses mains sur mes hanches, se rapproche « Je peux entrer ? » Sans même attendre la réponse, elle me pousse dans la chambre. On se caresse, passe les mains sous nos vêtements, on se découvre sans se déshabiller.
-j’ai besoin d’une douche me dit elle
-moi aussi

Elle me suit dans la salle de bain. Nous nous déshabillons. Je découvre ses sous-vêtements. Pas de lingerie raffinée, un simple boxer noir et un soutien gorge uni. J’aime cette simplicité de l’instant. Rien n’était prévu pourtant tout se passe sans avoir à se poser de questions. Chacun se savonne dans son petit coin de cabine. On se regarde, parfois dans les yeux… Son habit de mousse lui va bien. Elle me veut, je le sens. Contraste plaisant d’imaginer cette femme gênée de faire tomber sa monnaie, et celle nue et entreprenante qui se tient maintenant devant moi.
Rapidement elle se rince, me tend le pommeau et me dépose un baiser sur l’autre joue.
-Pas de jalouse comme ça !
Elle sort se sécher, s’éponge les cheveux à la va vite avant d’aller dans la chambre. Je la rejoins quelques secondes plus tard. Elle est à la fenêtre, nue. Je viens derrière elle et la prend par la taille.
-que regardes-tu ?
-Rien de spécial, je t’attendais.
Elle passe un bras dans son dos et du bout des doigts me rapproche d’elle. Elle sent l’excitation monter contre ses fesses. Je l’enlace, une main sur ses seins, l’autre main sur son bas ventre.
-Je n’ai pas de capote…
Je descends ma main et commence à caresser ses cuisses, un frisson la parcourt, le reflet de la vitre me laisse voir son visage, elle a les yeux fermés. Écartant légèrement les pieds au sol, elle attrape ma main et l’entraîne entre ses jambes.
-Alors caresse-moi !
Je passe entre ses lèvres, lubrifiant mon doigt de son excitation. Son clitoris est gonflé, je le caresse lentement, revenant régulièrement à l’entrée de son vagin afin de garder le contact le plus doux possible. Le bras dans le dos elle me prend en main.
Son souffle s’accélère, elle ondule sous le plaisir, posant sa tête en arrière sur mon épaule. Je lui mordille le cou. Elle arrête ses caresses et griffe ma chaire. Son plaisir renforce le mien, je suis sur le point de jouir. Elle se retourne d’un coup, me repousse…
-Stop !
Elle part dans la salle de bain rapidement. Je ne sais pas comment le prendre. J’entends un bruit de vêtements. Je vais pour remettre mon boxer, que vais-je lui dire quand elle va revenir ? Pas le temps, elle revient.
Elle me tend un préservatif, nue, l’air narquois…
-il y avait un distributeur dans la rue.
-avec qu’elle monnaie ?
-celle que j’ai récupérée vite fait chez moi !
Je l’attrape par le poignet et la pousse sur le lit. Elle ouvre l’emballage, l’enfile sur mon membre. Attrapant sa jambe derrière le genou, je luis fais comprendre de se mettre sur le ventre. Les cuisses légèrement ouvertes, je la pénètre sans difficulté, je sens son vagin se contracter autour de moi. Je referme ses jambes, mes genoux de chaque côté d’elle, et commence les va-et-vient. Passant sa main sous elle, elle se caresse. Le plaisir monte vite. Trop vite ? Nous jouissons ensemble.
Je m’installe à côté d’elle après être allé jeter le préservatif. On reste immobiles à discuter de longues minutes puis elle va dans la salle de bain. Je l’entends se faire une toilette. Elle ressort, ravie.
-J’en ai acheté deux…
On passe la nuit ensemble, mélange de discussion, de sommeil et surtout de plaisir. Au petit matin, elle se prépare.
-Je vais te laisser, tu dois encore attraper ton train…
-Malheureusement… peut être quand je reviendrais…
-Ne me fais pas attendre trop longtemps. Tu viendras chez moi ?
-Avec plaisir.
Quelques formules de politesse plus tard et son numéro en poche, elle s’en va . Elle n’est pas arrivée dans la rue qu’elle me manque déjà. Je prends mon téléphone, envoie un message à mon frère « J’ai loupé mon train, je rentrerai plus tard.je me débrouillerai ». Envoyé à 6h20.
J’appelle la réception, je prolonge d’une nuit et sors prendre un petit dej en ville.

Je frappe, la porte s’ouvre, je tends un sachet de croissants…
-Je ne connais même pas votre nom mademoiselle…

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Mmmm on est mardi soir et on apprécie tout autant la soirée…
Une bien belle rencontre, j’ose espèrer une suite… Faut bien déguster le petit déjeuner !

Un bien beau récit emplit de tendresse, d’attirance et de bien d’autre choses, merci pour ce bon moment de lecture.

Une très gentille personne m’a aidé à finaliser le texte. Il serait beaucoup moins bon sans elle et je l’en remercie grandement.
Merci pour ces compliments, c’est la première fois que j’écris, je voulais quelque-chose de doux, donc ça fait plaisir d’entendre parler de tendresse, d’attirance.

Alors Kalinda, pour la suite, j’ai bien une idée… Mais je vais devoir bien y réfléchir :slightly_smiling_face:

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@Louss c’est très beau comme texte…très tendre

Très joli ça, mignon, rafraichissant et pourtant chaud !

Merci pour ce très beau texte